CCASMAG N° 11
Et ça continue !
Donc, nous continuons...
Au lendemain du deuxième tour des Elections Législatives, on prend les mêmes et on recommence.
Et chacun d'y aller de son couplet sur l'incapacité de l'autre, sur les dangers qu'il représente et de se positionner comme détenteur légitime de la pensée Française. Le Président de la CCAS dans son édito du CCAS infos du mois de mai 2002 nous l'a dit : "il ne faut pas jouer avec son bulletin de vote et le choix de chacun est certainement la seule chose que personne ne peut contester". De ce côté là, il a été entendu.
N'empêche qu'il était en colère contre les abstentionnistes, ceux qui n'avaient pas vu la différence entre la droite et la gauche. En tous cas lui, il l'a vu ! Un peu plus, il aurait vu une différence entre la CCAS et EDF GDF !
Nous, nous avons écouté. Les "vainqueurs" n'en n'ont pas rajouté. C'est vrai qu'au train où vont les choses, dans cinq ans, personne ne sait ce qui peut se passer. Les Socialistes ont pensé que peut être leur langage avait été trop compliqué. C'est vrai que TUC, SIVP, CSG, RMI, SMIC, RTT, PRT (préretraite totale)... c'est un peu compliqué sans compter le projet des 35 heures et cette désagréable sensation de désertion alors que sa mise en application était loin d'être terminée. Enfin, il y a ceux qui sont restés, comme si de rien n'était et comme d'habitude, ce sont les travailleurs qui, de leur mauvaise politique en ont fait les frais.
Et la CCAS dans tout cela ? pareil ! comme dirait Maradonna. Et pourtant, cet échec de la gauche n'est-il pas celui de l'ensemble des acteurs sociaux ? Que nenni mon ami ! Toujours est-il que nous nous sommes amusés à relever quelques petites déclarations, symboles à elles seules du fossé qui se creuse entre les élus et leurs électeurs.
Dans Energies syndicales de juin 2002 , nous pouvons lire : "la première exigence, constante de toutes les luttes, c'est celle du respect des salariés alors que les pressions, les sanctions, les discriminations, le harcèlement parfois, connaissent une recrudescence inquiétante." Pour Bernard Thibault, le scrutin Présidentiel traduit l'état d'urgence social de ceux pour qui demain comme aujourd'hui est fait de difficultés, d'humiliations ou d'angoisses qui pourrissent la vie et détraquent les esprits. Et d'ajouter : "Ce qui est nouveau, c'est aussi le sursaut des mobilisations citoyennes et la défense des libertés fondamentales. Trop d'analystes entérinent le principe de l'irresponsabilité des entreprises vis-à-vis des dégâts sociaux dûs à leurs objectifs ou à leurs erreurs de gestion" (nous ne savons pas s'il fait allusion à la CCAS dont la CGT porte la responsabilité de gestion ou au PC suite aux résultats des dernières élections et aux licenciements qui s'ensuivent ?). Toujours est-il que nous sommes d'accord avec lui quand il déclare qu'il faut porter une plus grande attention à tout ce qui détermine la vie des salariés, au travail et hors travail.
Parmi vous, chers lecteurs, ils s'en trouveront pour dire que la critique est facile, voire démagogique et que dans nos propos, point de propositions. Il est vrai que nous n'avons pas de responsabilité de gestion (ni la paie de ceux qui en ont) mais en deux mots, nous voulons bien esquisser pêle-mêle quelques propositions. Travailler sur un système qui : taxerait les bénéfices plutôt que le travail. Empêcherait les fuites de capitaux, la délocalisation. Enlèverait toutes les taxes sur les boissons non alcoolisées plutôt que d'augmenter la répression. S'intéresserait aux lieux de fabrication des médicaments génériques avant de demander aux généralistes de les prescrire et plus prosaïquement, s'interdirait de critiquer tant que l'on n'est pas en capacité de faire mieux. Et surtout, ne pas se persuader que c'est pour la bonne cause et que si l'on n'est pas capable de faire autrement, c'est que l'on ne peut pas faire autrement.
Nous critiquons beaucoup, peut-être vous demandez vous si nous-mêmes sommes en capacité de faire mieux ? La réponse serait oui et franchement, nous n'aurions pas beaucoup de mérite... Et puis c'est notre rôle, ne sommes-nous pas une association de contradiction voire d'opposition à " l'ordre établi " !
Dans son entretien du 7 mai 2002, Jean Claude Laroche, Directeur Général de la CCAS, nous fait part de ses réflexions.
Concernant l'avenir de la CCAS, il déclare que : "loin de tout pessimisme ambiant, la CCAS a un avenir et que les changements de culture au sein d'EDF/GDF, réclament des relations pacifiées avec le personnel". Dans cette perspective, il soulève le rôle important que devront jouer les activités sociales.
Pour le Directeur Général, le mode de gestion des organismes doit tendre à être un modèle d'intervention dans la gestion. Il souligne qu'avoir la responsabilité directe d'usagers et d'enfants de collègues, dans des moments vitaux de leur existence est une haute responsabilité dont la reconnaissance mériterait mieux que ce qu'elle n'est aujourd'hui ? !
En terme de politique culturelle, il prévoit la réévaluation de l'investissement dans les fonds de livres de nos bibliothèques (aux Editions Sociales ?) et la gestion en commun avec nos associés pour avoir moins à subir la concurrence des voyages à petits prix aux contenus sociaux et culturels affligeants.
Dans le domaine de la santé, les organismes sociaux doivent être en pointe pour couvrir tous les champs d'actions où les électriciens et gaziers connaissent des problèmes.
Dans le domaine de l'organisation de la CCAS, la Direction Générale réfléchit à un rééquilibrage pour intégrer de nouvelles fonctions de Direction (achat, qualité, système d'information). Elle souligne, concernant les relations sociales, que les projets doivent venir du terrain.
Si nous avons relevé ces quelques passages, c'est qu'à nos yeux ils sont significatifs et méritent quelques commentaires.
Nous sommes d'accord sur la nécessité des relations pacifiées en période de grands bouleversements. Seulement voilà, la CCAS elle-même n'en prend pas le chemin.
Idem lorsque l'on aborde la responsabilité des personnels encadrant dont le Directeur Général convient qu'ils mériteraient une meilleure reconnaissance. Rappelons quand même que lors de la dernière déconcentration, tous ces postes ont été dévalués au profit des postes fonctionnels.
Il y a en effet de plus en plus d'agents qui s'orientent vers ces voyages à petits prix, nous en avions parlé dans un numéro précédent. Pour ce qui est de leur contenu, ce sont les agents eux-mêmes qui l'assurent et plutôt que de mépriser ce que nous ignorons, nous nous contenterons de nous interroger sur le pourquoi de cette situation.
Dans le domaine de la santé, le Directeur Général estime que les organismes sociaux doivent s'investir partout où les agents ont des problèmes ? A commencer par la CCAS ?
Quant à l'organisation future de la Maison, recréation de postes fonctionnels, alors que nous savons que seules les mouches y trouvent leur compte, et insistance sur la nécessité de projets venant du terrain, ce qui n'existe pratiquement plus et nous amène à penser que ça continue !
Comme dans le domaine de la politique générale, nous disons qu'il faut remettre la bouteille à l'endroit, remettre les moyens là où sont les bénéficiaires, réévaluer les postes qui sont à leur contact et porteurs de projets et de plus en plus de responsabilités. En un mot, se tourner vers le projet d'un ancien Directeur, lui aussi Polytechnicien, dont le caractère était tellement novateur que d'aucuns se sont rapidement chargés de l'euthanasier.
- BOUYGUES brade le para-pétrolier. La CCAS son patrimoine.
- ALAIN DUTEIL (le frère de l'autre) toujours dans la m... , l'appel à la solidarité reste d'actualité
- COMMISSIONS DE PERSONNEL REGIONALES ET NATIONALES. La CGT, confrontée au dialogue de sourds avec la Direction Générale de la CCAS maintient le boycott desdites commissions. Nous, le dialogue de sourds, on connaît depuis longtemps. On vit quand même une époque formidable !
- AXIS
On collecte toujours selon le process AXIS, mais on garde les infos en stand-by ! Qu'en pense le personnel concerné à qui on avait demandé de postuler ? Aux dernières nouvelles, AXIS serait abandonné en 2003 et il se dit même, que par soucis d'économie, les prestations auraient été payées d'avance.
- QUALITRAS CE
Abandon temporaire ?
- INDEMNITES JOURNALIERES dans les restaurants méridiens hors agglomération.
Notamment dans les centrales nucléaires ou depuis des années, les indemnités du personnel, payées par EDF, étaient comptabilisées à Montreuil. Certains Chefs de Centrales s'en seraient émus et n'assureraient plus le paiement des personnes concernées lorsqu'elles sont en arrêt maladie. Problème de rigueur comptable ? Du coup, revient celui du compte d'établissement qui permettrait une réelle lecture des coûts de fonctionnement dans les restaurants, mais aussi dans les Maisons Familiales.
Dans le cas où des indemnités centralisées n'auraient pas été reversées à EDF, comme pour toute faute, nous proposons d'utiliser la vidéo.
- POINT SUR LA MAISON COMMUNE
Après avoir pris connaissance de la teneur des premiers échanges entre les directions des trois organismes internes et les représentants du personnel, le Conseil d'Administration rappelle "que la maison commune a pour objectif le développement de la complémentarité et de la proximité pour une meilleure réponse aux besoins et aspirations des Electriciens et Gaziers en matière de protection et d'activités sociales.
Quand tu dis ça, t'as rien dit, quant tu sais ça, tu sais rien.
- DEVENIR DE LA MAISON D'ACCUEIL SPECIALISEE DE LA HAYE BEROU
Après avoir affirmé sa volonté de pérenniser l'activité de cette maison, le conseil d'administration s'accorde sur le principe du désengagement de la CCAS de sa gestion … ?
La Direction est mandatée entre autre pour veiller, dans le cadre d'une reprise de gestion, au respect de la Convention Collective des salariés.
Rigolons rigolons, mais ne nous prenez pas pour des couillons !
- DOSSIERS IMMOBILIERS (cessions)
Dans le cadre de la valorisation du patrimoine... ça nous rappelle les plans sociaux !
- DANS LA PRESSE : (l'hebdomadaire Marianne n° 266 du 27 mai au 02juin 2002 titre page 77 dans sa rubrique "bon à savoir" : "la CGT sur la Croisette")
Nous avons relevé cet article au sujet d'une exposition consacrée à l'histoire du syndicalisme dans le cinéma au dernier festival de Cannes. Il y est relaté le cofinancement de l'exposition par la Caisse d'action sociale des industries des industries électriques et gazières… Nous avons relu le statut des IEG, donc de la CCAS puisqu'il ne peut s'agir que d'elle. Nous y avons retrouvé que les organisations syndicales ont bien la charge de gestion de la CCAS. Par conséquent que lesdites OS sont bien au service des électriciens et gaziers par CCAS interposée. Par contre, nous n'avons trouvé nulle part, sauf erreur de lecture, que la CCAS devait assumer des dépenses de promotion du syndicalisme et en particulier de l'OS majoritaire aux frais du salaire social des agents. Ces derniers seront peut-être, cette fois-ci, assez nombreux pour le rappeler aux prochaines élections de représentativité paritaire.
Après la Consultation, la CCAS lance la Consult'action.
Il s'agit d'examiner les priorités parmi un questionnaire "bien élaboré". Pour ce faire, vous allez être aidés (pas influencés), par un camarade, le plus souvent de la CGT, en toute impartialité. Vous aurez à définir des priorités ; toutes aussi importantes les unes que les autres et à déterminer ainsi si la CCAS se doit d'être impartiale, professionnelle, transparente...
Vous aurez droit aux questions franchement orientées (sur le patrimoine notamment) et ce avec pour objectif de consolider une politique définie depuis bien longtemps et déjà bien en place. On vous demandera si certains centres trop dégradés et/ou peu utilisés doivent être vendus pour pouvoir développer de nouvelles activités et de nouveaux services dans les autres centres. Ce genre de questions qui nous font penser à cette blague qui consiste à savoir si vous préférez payer moins d'Impôts et avoir le cancer ou payer plus d'Impôts et être en bonne santé ? et toutes ces questions dont les réponses figurent dans nos précédents numéros.
On vous demandera si vous êtes d'accord pour que l'on vous rembourse tout (il va falloir lutter pour demander des sous à EDF), si vous aimeriez amener vos amis (dans la SCI !) mais on ne vous dira pas qui va s'occuper de l'analyse et surtout si l'ensemble des données sera rendu public.
Enfin, en question subsidiaire nous demandons à tous nos lecteurs de pronostiquer combien, parmi la quarantaine de licenciés de la rue du colonel FABIEN, la CCAS va-t-elle en absorber ?
Nous mêmes avons parfois le sentiment d'y aller un peu fort. Alors nous comprenons certaines réactions. Mais comme nous sommes têtus, nous ne résistons pas à vous rappeler ces quelques réflexions
- Olivier Frachon (CGT de l'énergie), CCAS infos mai 2002 :
"les électriciens et gaziers ne sont pas épargnés. Les restructurations incessantes, l'absence de dialogue social, le gâchis des compétences, le transfert autoritaire des activités à la sous-traitance, l'écart grandissant entre le discours managérial et les actes délégitiment le management et toutes les institutions..." C'est vraiment paru dans le CCAS infos, nous le jurons ! Quant à savoir ce qu'en pense le personnel de la CCAS, nous n'allons pas le lui demander, nous le savons.
NB : le 15 juin dernier, nous avons interpellé Olivier Frachon en lui demandant de visiter notre site en complément de notre message sur les comportements contestables des responsables de la gestion de la CCAS. Nous attendons ses réponses...
- 7 juin 2002 la Nouvelle Vie Ouvrière :
"Aucune organisation Syndicale ne peut sous-estimer le fait qu'en faisant perdurer des règles obsolètes, elle contribuerait à provoquer une grave crise de confiance dans la représentation syndicale qui viendrait redoubler celle déjà avérée dans la représentation politique"
Comme disait Pierre Desproges : "il m'est arrivé de prêter l'oreille à un sourd. Il n'entendait pas mieux pour autant."
Rendez vous pour le N° 12 le 13 septembre prochain.
Ce numéro, bien que plus spécifique aux problèmes de nos collègues électriciens et gaziers pourra largement intéresser tout un chacun en prenant soin de recourir au glossaire du site.
Nous invitons aussi les nouveaux lecteurs à prendre connaissance des n° précédents, c'est nécessaire pour comprendre la démarche engagée par l'association CCASMAG.
Nous remercions tous ceux et toutes celles qui nous encouragent et nous soutiennent par leurs messages sympathiques ou informatifs. A l'heure de l'été nous serons un peu plus brefs (qu'à l'habitude). Nous vous souhaitons bonne lecture et bon profit de ce onzième numéro.
Le saviez-vous ?
Dans ce cadre, le regroupement des sièges des trois organismes sur un même site créera les conditions, au sein du personnel, d'une réflexion sur l'ensemble des domaines d'activités qui contribuera à la définition par les Fédérations Syndicales du concept de refondation des Activités sociales".
Parlons franchement
Conclusion
A l'heure où nous bouclons ce numéro, la mer est belle, la montagne majestueuse et la campagne odorante alors ne vous prenez pas trop la tête et à la CCAS ou ailleurs, passez de bonnes vacances !
le comité de rédaction