CCASMAG N° 12



Le mot du C.A

Un an déjà ! Un an et douze numéros pour expliquer à qui veut l’entendre que «l’Entreprise» ne tourne plus rond. Le bureau de notre association a été reconduit cet été. Si beaucoup d’entre vous se sont manifestés pour nous soutenir et nous épauler, il n’a jamais été question de les mettre en avant et de les exposer à d’éventuelles représailles. Nous sommes bien placés pour savoir que nous vivons dans une démocratie qui sollicite l’expression, à condition que le discours soit politiquement correct et que rien ni personne ne vienne déranger celles et ceux qui détiennent le savoir et l’exclusivité de la vérité.
Grâce au dévouement sans faille d’un sympathique informaticien que nous remercions ici chaleureusement, notre site a été restructuré en avril 2002 et compte, 4 mois plus tard, plus de 10 000 pages lues ! Beaucoup se demandent encore qui nous sommes et ce que nous voulons ? Nous sommes simplement des Electriciens et Gaziers, syndiqués ou non, qui estiment que la CCAS n’est plus cette entreprise humaniste chargée de la bonne gestion du salaire différé des agents des deux industries et qui demandent haut et fort à ce que l’on revienne aux objectifs initiaux : des activités sociales par et pour le personnel (et rien que cela), avec une mise des moyens là où sont les bénéficiaires.

L’été s’est bien passé !

A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, les bilans de cet été ne sont toujours pas connus. Comme tous bons journalistes (gag !!!), nous nous sommes efforcés de tout savoir avant les autres.
En gros, à part quelques petits détails ça et là, nous pouvons dire que la saison a été globalement positive.
Plus de Bénéficiaires, pardon, Vacanciers, dans nos Institutions, pardon, nos Centres de Vacances, avec un taux de satisfaction en hausse, bonne fréquentation des Bars, pardon, des Points Rencontre, beau temps, belle mère, pardon, belle mer, le pied quoi.
C’est tant mieux parce qu’à notre avis, le temps va se gâter !

Le Monde change !

Les hommes politiques, les élus municipaux, syndicaux, jadis véritables héros ne sont plus.
Il est vrai qu’au 21ème siècle on ne paie plus de sa personne. On fait carrière et les véritables héros sont ailleurs. Ainsi Didier, mort de l’amiante et de la cupidité des hommes. Agent détaché, décédé dans l’indifférence quasi générale et qui laisse derrière lui une veuve et des enfants à élever ; n’est-ce pas lui le véritable héros ? Et que penserait-il de cet accord signé à l’unanimité syndicale et qui, au delà des avancées réelles, ne reconnaît toujours pas la faute inexcusable de l’entreprise ? Comme nous, il doit s’interroger sur le pourquoi de cet accord qui permet, une fois encore, aux entreprises de ne pas assumer pleinement leur responsabilité.
Un de nos correspondants nous a écrit. L’aide «bénévole » versée par les entreprises à la suite de cet accord s’élève, en ce qui le concerne, à un peu plus de 30 Euros par mois !
Le monde change, les héros d’hier ont de plus en plus de mal à se faire entendre. Alors que les médias valorisent de plus en plus l’éphémère, le superficiel, le peuple lui, met l’accent sur le Durable, le Raisonné. Il en va de même pour nos activités sociales et à nous de réclamer une gestion du patrimoine plus durable et une gestion du personnel plus raisonnée.


Le Monde change ! (bis)

Lors de son audition à l’assemblée nationale concernant l’avenir du secteur énergétique, le Président Roussely indique :
Parmi les conséquences immédiates pour le personnel des IEG et ceux des Activités sociales, le Statut du personnel n’a pas à être modifié à l’occasion de l’ouverture du capital, à l’exception des dispositions relatives aux retraites.
Les agents actuellement en poste gardant le statut actuel alors que les nouveaux embauchés se verraient proposer un système différent.
Le prélèvement de 1 % du chiffre d’affaires pour les œuvres sociales, comme d’autres dispositions telles que le tarif de l’électricité pour les agents, vaut la peine d’être préservé s’il s’agit du prix à payer pour une transformation paisible du statut de l’entreprise, d’autant qu’il s’applique seulement à la maison mère, qui ne représente plus que la moitié du chiffre d’affaire du groupe.
Pour mémoire, nous rappellerons que l’ouverture du capital a été décidée sous le gouvernement précédent, sans réelle opposition au sein de sa majorité.
Le monde change, les erreurs d’hier se paient cash aujourd’hui et les changements de demain concernant les activités sociales et la baisse inéluctable du fonds du 1 % ne présagent rien de bon.
De toute évidence, les ambitions de certains devront être revues à la baisse et, à défaut de consult’action, les agents de se contenter de l’action.


Laïcité, Citoyenneté, Modernité

C’était le thème de cet été. Ca nous a rappelé les dernières élections et en ce sens il nous a semblé qu’il manquait Originalité. N’empêche que plus d’un responsable s’en est trouvé désemparé. Si seulement il avait été question de travail, de famille…, là au moins il y aurait eu de la doc (humour !).
Au final, il nous a quand même semblé que tout cela relevait davantage du discours politicien plutôt que du contenu politique.


Action Prévention : « Le harcèlement sexuel »

Nous avons découvert cet été cette affiche, et nous avons trouvé ça bien.
Il y était écrit :
    En cas de nécessité :


    Vos correspondants :
Et là, rien ? On avait presque envie d’y écrire CCASMAG !
Plaisanterie mise à part, nous avons une fois de plus constaté que même lorsque l’idée est bonne, ils s’en trouvent toujours pour bâcler et réduire ces opérations à de l’argent jeté par les fenêtres.


Consult’action

Un Administrateur d’une CMCAS nous a écrit sur le sujet et nous avons décidé de le publier tel quel.

En 2001, les "Rendez-vous Activités Sociales" ont permis à 30 000 agents (y compris les conjoints) d'exprimer 5 000 propositions... suivi d'une seconde constultation supplémentaire de la SOFRES auprès de 1 000 agents... le tout couronné par un rassemblement de quelques centaines d'agents au STADE DE FRANCE, tous frais payés !!! Ces 3 études auraient de quoi alimenter la réflexion. EH BIEN NON !

La CCAS ayant besoin d'être conforté sur les besoins des agents, décide donc d'interroger les agents en leur présentant un questionnaire à choix... orienté !!!
La CCAS (c'est à dire les majoritaires) décide, avec un complice de taille (le même que celui du Président ROUSSELY) : le Cabinet de Consultants CAMPANA ELEB (dont un des responsables était un ancien militant de la Jeunesse Communiste... mais ça, ça ne nous regarde pas !)

Aujourd'hui, demander aux agents de définir des priorités (21 questions sur 5 000 propositions), n'est ce pas déjà reconnaître qu'on ne pourra pas (ou ne veut pas) tout faire ? Ou est-ce déjà avouer que les choix sont déjà faits..?

Annoncer qu'il faut "parler franchement" répondre avec franchise, n'est ce pas déjà en douter ? Est-ce un aveu de ce qui ne se faisait pas avant ?

Sur le fond, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... la quasi-totalité des questions se veut apporter des améliorations, autant demander à un aveugle s'il désire voir... Bien sûr que les agents veulent être beaux et riches et bien portants, il faudrait être culturellement (pour rester poli) démuni ou fou pour penser le contraire !
MAIS CERTAINES QUESTIONS DEMANDENT QUE L'ON S'Y ATTARDE PLUS PARTICULIEREMENT :

* Question n° 5 : "les séjours devraient être accessibles à des adultes, amis d'agents... et aux salariés des filiales des groupes EGF".

Avant de poser cette question, n'aurait-il pas été opportun de trouver une solution pour les 3 à 4000 familles qui voient leurs demandes s'évaporer par manque de place... avant d'ouvrir nos institutions aux "amis et salariés du privé ?"

* Question n° 6 : "le prix demandé aux agents devrait varier en fonction des périodes de séjours"

Sachant que la part payée par l'agent est déjà un prix préférentiel (un des moins cher du marché), répondre par OUI, c'est accepter inévitablement une hausse des tarifs pour les périodes dites "rouges". Quelle est alors la plus-value ?
Pour la CCAS, je comprends bien, ce serait plus d'entrée d'argent frais et cela permettrait de réguler l'accès en fonction des moyens des uns et des autres. Sans parler que ce système est la copie conforme de ce qui existe étrangement dans le secteur privé du tourisme. Ainsi, celui qui répond par OUI à cette question, est-il conscient des éventuelles conséquences de sa réponse ? EH BIEN NON.

* Question n° 18 : Voilà des questions d'opinions... et de goûts. En effet, le Cabinet de Consultant indique précisément que "même si tous les agents qui se sont exprimés... ne connaissaient pas toujours précisément le mode d'organisation et de fonctionnement des organismes...", alors comment peut-on donner une opinion sur des questions techniques, réglementées par des décrets ou en lieu et place des principaux concernés... comme "la limitation du nombre de mandats des élus" mieux encore, "la réintégration des élus dans le milieu professionnel, plus souvent..." ou "les instances de gestion doivent être ouvertes aux non syndiqués"...

Et pourquoi la CCAS n'a t-elle pas consulté les agents sur le nouveau catalogue de vacances été 2002 qui a subi une cure amincissante digne de Weight Watcher®... puisqu'on n'y trouve même plus les informations précises des institutions de vacances... sauf à LES ACHETER CHAQUE ANNEE !!!

La Santé est le "second sujet de préoccupation des agents" (selon le Cabinet de Consultants). Mais les questions laissent difficilement entrevoir qu'il s'agit d'un sujet de préoccupation important des agents. En effet, 3 questions seulement pour notre santé, alors que dans le même temps les questions portant sur "les valeurs et les principes" (non, non, ce n'est pas notre Président qui parle) sont plus nombreuses... pourtant "les valeurs et les principes" n'étaient ni la 1ère, ni la 2ème préoccupation des agents !!!

Au juste, la CCAS nous a-t-elle demandé notre avis sur "les valeurs et les principes" d'une augmentation des cotisations pour financer l'amélioration des prestations de notre "mutuelle" ?
Nous a-t-elle demandé notre avis sur "les valeurs et les principes" de la mise en place d'une mutuelle privée (FMF... qui vient de fusionner avec la FNMF, la Fédération qui s'était battue aux côtés du Ministre Juppé pour augmenter l'âge de la retraite...), d'une mutuelle payante et facultative... pour améliorer les soins dentaires et optiques ?
BIEN SUR QUE NON ! IL FAUT ARRETER DE NOUS PRENDRE POUR DES C... CANETONS DE 2 JOURS !!!

Faut-il arrêter là la critique... on me dit que OUI... et qu'il faut en arriver à la conclusion. Ainsi, en conclusion, comme le disait très justement Monsieur de La Fontaine : "tout bon flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute". N'est-ce pas la nouvelle maxime de notre CCAS, qui veut faire croire aux agents que c'est leur projet?

Recommencer un travail de réflexion à mener ensemble pour définir les orientations de nos activités sociales... celui-ci aboutira peut-être à un nouveau questionnaire... style "poupées russes"... ou pourquoi pas un questionnaire à choix unique, cette fois ci ?

Bref, une quête peut toujours en cacher une autre !
Dans tous les cas, ce qui est sûr c'est, comme le disait Coluche : "rigolez pas car c'est de votre pognon dont-il s'agit..."

EN EFFET, NE RIGOLONS PAS TROP CAR CES CONSULTATIONS ONT DEJA COUTE A NOTRE 1 %, LA BAGATELLE DE 10 MILLIONS DE FRANCS !!!

signé : un administrateur

Nous l’avons toujours dit, les pages de CCASMAG vous sont ouvertes, et il vous appartient de vous y exprimer. Pour le reste, c’est au lecteur de juger.


Trouver les mots pour le dire.

Concernant la fonction d’accueil et le management à EDF GDF, Madame Martine Bujalski, secrétaire du syndicat CGT d’EGS Seine et Marne (Energies syndicales N° 7 p. 15)
« ce type de management, qui se répand d’ailleurs partout dans l’entreprise, rend les gens malades. Les dépressions sont nombreuses, les arrêts de travail augmentent….Il y a même eu cinq suicides d’agents EDF depuis le début de l’année. De façon générale, la démotivation gagne du terrain. Tout ça finit par coûter très cher à l’entreprise et à la société. »
Ce problème préoccupe au plus haut point le syndicat qui propose la création d’une charte de la dignité au travail et la constitution d’un groupe de médiation préventive.
Nous sommes très sensibles à cette démarche et à ccasmag, nous proposons que le Fédération sensibilise les syndicats de la CCAS, parce que là, il y a vraiment du pain sur la planche !
Sans vouloir enfoncer le clou, nous rappellerons qu’il y a encore eu récemment un événement dramatique au restaurant méridien de Chinon  Et puis, bien que moins grave, le départ du Directeur Régional Auvergne qui s’est vu menacé par une arme, factice certes, mais qui montre s’il en était encore besoin, combien la tension est grande dans l’entreprise.
A tous les élus, qui proposent des sanctions exemplaires dans cette affaire, nous suggérons qu’ils se posent les questions du pourquoi, du comment avant que la situation ne devienne plus dramatique encore.


Le saviez vous ?

A la CCAS, on améliore, on restructure. A Chinon, on a transformé le centre jeunes en centre pour adultes. Rien d’anormal me direz vous si ce n’est qu’il n’y avait personne cet été. Même pas une semaine de remplissage correct. Le reste du temps, personne !
Il y en a encore un qui va chopper de l’avancement pour : étude de marché optimum.

A la CCAS, on fait aussi des économies. A Chaingy, à côté d’Orléans, nous disposons d’un camp de passage. Si on considère les coûts de fonctionnement, les frais de montage et de démontage…et le nombre d’unités d’œuvres réalisées, il y a fort à parier qu’on ferait mieux d’offrir la nuitée dans un hôtel Ibis ou dans un formule 1, ça coûterait nettement moins cher.

Voilà pour les nouvelles du front. La rentrée risque d’être chaude. Tenez nous informés, nous vous tiendrons informés.

Prochain rendez vous le vendredi 15 novembre 2002.



le comité de rédaction



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