CCASMAG N° 12
Le mot du C.A Un an déjà ! Un an et douze numéros pour expliquer
à qui veut l’entendre que «l’Entreprise» ne tourne plus rond.
Le bureau de notre association a été reconduit cet été.
Si beaucoup d’entre vous se sont manifestés pour nous soutenir et nous
épauler, il n’a jamais été question de les mettre en avant
et de les exposer à d’éventuelles représailles. Nous sommes
bien placés pour savoir que nous vivons dans une démocratie qui
sollicite l’expression, à condition que le discours soit politiquement
correct et que rien ni personne ne vienne déranger celles et ceux qui
détiennent le savoir et l’exclusivité de la vérité. L’été s’est bien passé ! A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, les bilans
de cet été ne sont toujours pas connus. Comme tous bons journalistes
(gag !!!), nous nous sommes efforcés de tout savoir avant les autres. Le Monde change ! Les hommes politiques, les élus municipaux, syndicaux, jadis véritables
héros ne sont plus. Le Monde change ! (bis) Lors de son audition à l’assemblée nationale concernant l’avenir
du secteur énergétique, le Président Roussely indique : C’était le thème de cet été. Ca nous a rappelé
les dernières élections et en ce sens il nous a semblé
qu’il manquait Originalité. N’empêche que plus d’un responsable
s’en est trouvé désemparé. Si seulement il avait été
question de travail, de famille…, là au moins il y aurait eu de la doc
(humour !). Action Prévention : « Le harcèlement sexuel » Nous avons découvert cet été cette affiche, et nous
avons trouvé ça bien. Consult’action Un Administrateur d’une CMCAS nous a écrit sur le sujet et nous avons
décidé de le publier tel quel. En 2001, les "Rendez-vous Activités Sociales" ont permis
à 30 000 agents (y compris les conjoints) d'exprimer 5 000 propositions...
suivi d'une seconde constultation supplémentaire de la SOFRES auprès
de 1 000 agents... le tout couronné par un rassemblement de quelques centaines
d'agents au STADE DE FRANCE, tous frais payés !!! Ces 3 études
auraient de quoi alimenter la réflexion. EH BIEN NON ! La CCAS ayant besoin d'être conforté sur les besoins des agents,
décide donc d'interroger les agents en leur présentant un questionnaire
à choix... orienté !!! Aujourd'hui, demander aux agents de définir des priorités (21
questions sur 5 000 propositions), n'est ce pas déjà reconnaître
qu'on ne pourra pas (ou ne veut pas) tout faire ? Ou est-ce déjà
avouer que les choix sont déjà faits..? Annoncer qu'il faut "parler franchement" répondre avec franchise,
n'est ce pas déjà en douter ? Est-ce un aveu de ce qui ne se faisait
pas avant ? Sur le fond, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... la
quasi-totalité des questions se veut apporter des améliorations,
autant demander à un aveugle s'il désire voir... Bien sûr
que les agents veulent être beaux et riches et bien portants, il faudrait
être culturellement (pour rester poli) démuni ou fou pour penser
le contraire ! * Question n° 5 : "les séjours devraient être accessibles
à des adultes, amis d'agents... et aux salariés des filiales des
groupes EGF". Avant de poser cette question, n'aurait-il pas été opportun
de trouver une solution pour les 3 à 4000 familles qui voient leurs demandes
s'évaporer par manque de place... avant d'ouvrir nos institutions aux
"amis et salariés du privé ?" * Question n° 6 : "le prix demandé aux agents devrait varier
en fonction des périodes de séjours" Sachant que la part payée par l'agent est déjà un prix
préférentiel (un des moins cher du marché), répondre
par OUI, c'est accepter inévitablement une hausse des tarifs pour les
périodes dites "rouges". Quelle est alors la plus-value ? * Question n° 18 : Voilà des questions d'opinions... et de goûts.
En effet, le Cabinet de Consultant indique précisément que "même
si tous les agents qui se sont exprimés... ne connaissaient pas toujours
précisément le mode d'organisation et de fonctionnement des organismes...",
alors comment peut-on donner une opinion sur des questions techniques, réglementées
par des décrets ou en lieu et place des principaux concernés...
comme "la limitation du nombre de mandats des élus" mieux encore,
"la réintégration des élus dans le milieu professionnel,
plus souvent..." ou "les instances de gestion doivent être ouvertes
aux non syndiqués"... Et pourquoi la CCAS n'a t-elle pas consulté les agents sur le nouveau
catalogue de vacances été 2002 qui a subi une cure amincissante
digne de Weight Watcher®... puisqu'on n'y trouve même plus les informations
précises des institutions de vacances... sauf à LES ACHETER CHAQUE
ANNEE !!! La Santé est le "second sujet de préoccupation des agents"
(selon le Cabinet de Consultants). Mais les questions laissent difficilement
entrevoir qu'il s'agit d'un sujet de préoccupation important des agents.
En effet, 3 questions seulement pour notre santé, alors que dans le même
temps les questions portant sur "les valeurs et les principes" (non,
non, ce n'est pas notre Président qui parle) sont plus nombreuses...
pourtant "les valeurs et les principes" n'étaient ni la 1ère,
ni la 2ème préoccupation des agents !!! Au juste, la CCAS nous a-t-elle demandé notre avis sur "les valeurs
et les principes" d'une augmentation des cotisations pour financer l'amélioration
des prestations de notre "mutuelle" ? Faut-il arrêter là la critique... on me dit que OUI... et qu'il
faut en arriver à la conclusion. Ainsi, en conclusion, comme le disait
très justement Monsieur de La Fontaine : "tout bon flatteur vit
aux dépends de celui qui l'écoute". N'est-ce pas la nouvelle
maxime de notre CCAS, qui veut faire croire aux agents que c'est leur projet? Recommencer un travail de réflexion à mener ensemble pour définir
les orientations de nos activités sociales... celui-ci aboutira peut-être
à un nouveau questionnaire... style "poupées russes"...
ou pourquoi pas un questionnaire à choix unique, cette fois ci ? Bref, une quête peut toujours en cacher une autre ! EN EFFET, NE RIGOLONS PAS TROP CAR CES CONSULTATIONS ONT DEJA COUTE A NOTRE
1 %, LA BAGATELLE DE 10 MILLIONS DE FRANCS !!! signé : un administrateur Nous l’avons toujours dit, les pages de CCASMAG vous sont ouvertes, et il
vous appartient de vous y exprimer. Pour le reste, c’est au lecteur de juger. Trouver les mots pour le dire. Concernant la fonction d’accueil et le management à EDF GDF, Madame
Martine Bujalski, secrétaire du syndicat CGT d’EGS Seine et Marne (Energies
syndicales N° 7 p. 15) Le saviez vous ? A la CCAS, on améliore, on restructure. A Chinon, on a transformé
le centre jeunes en centre pour adultes. Rien d’anormal me direz vous si ce
n’est qu’il n’y avait personne cet été. Même pas une semaine
de remplissage correct. Le reste du temps, personne ! A la CCAS, on fait aussi des économies. A Chaingy, à côté
d’Orléans, nous disposons d’un camp de passage. Si on considère
les coûts de fonctionnement, les frais de montage et de démontage…et
le nombre d’unités d’œuvres réalisées, il y a fort à
parier qu’on ferait mieux d’offrir la nuitée dans un hôtel Ibis
ou dans un formule 1, ça coûterait nettement moins cher. Voilà pour les nouvelles du front. La rentrée risque d’être
chaude. Tenez nous informés, nous vous tiendrons informés. Prochain rendez vous le vendredi 15 novembre 2002.
Grâce au dévouement sans faille d’un sympathique informaticien
que nous remercions ici chaleureusement, notre site a été restructuré
en avril 2002 et compte, 4 mois plus tard, plus de 10 000 pages lues ! Beaucoup
se demandent encore qui nous sommes et ce que nous voulons ? Nous sommes simplement
des Electriciens et Gaziers, syndiqués ou non, qui estiment que la CCAS
n’est plus cette entreprise humaniste chargée de la bonne gestion du
salaire différé des agents des deux industries et qui demandent
haut et fort à ce que l’on revienne aux objectifs initiaux : des activités
sociales par et pour le personnel (et rien que cela), avec une mise des moyens
là où sont les bénéficiaires.
En gros, à part quelques petits détails ça et là,
nous pouvons dire que la saison a été globalement positive.
Plus de Bénéficiaires, pardon, Vacanciers, dans nos Institutions,
pardon, nos Centres de Vacances, avec un taux de satisfaction en hausse, bonne
fréquentation des Bars, pardon, des Points Rencontre, beau temps, belle
mère, pardon, belle mer, le pied quoi.
C’est tant mieux parce qu’à notre avis, le temps va se gâter !
Il est vrai qu’au 21ème siècle on ne paie plus de sa personne.
On fait carrière et les véritables héros sont ailleurs.
Ainsi Didier, mort de l’amiante et de la cupidité des hommes. Agent détaché,
décédé dans l’indifférence quasi générale
et qui laisse derrière lui une veuve et des enfants à élever
; n’est-ce pas lui le véritable héros ? Et que penserait-il de
cet accord signé à l’unanimité syndicale et qui, au delà
des avancées réelles, ne reconnaît toujours pas la faute
inexcusable de l’entreprise ? Comme nous, il doit s’interroger sur le pourquoi
de cet accord qui permet, une fois encore, aux entreprises de ne pas assumer
pleinement leur responsabilité.
Un de nos correspondants nous a écrit. L’aide «bénévole
» versée par les entreprises à la suite de cet accord s’élève,
en ce qui le concerne, à un peu plus de 30 Euros par mois !
Le monde change, les héros d’hier ont de plus en plus de mal à
se faire entendre. Alors que les médias valorisent de plus en plus l’éphémère,
le superficiel, le peuple lui, met l’accent sur le Durable, le Raisonné.
Il en va de même pour nos activités sociales et à nous de
réclamer une gestion du patrimoine plus durable et une gestion du personnel
plus raisonnée.
Parmi les conséquences immédiates pour le personnel des IEG et
ceux des Activités sociales, le Statut du personnel n’a pas à
être modifié à l’occasion de l’ouverture du capital, à
l’exception des dispositions relatives aux retraites.
Les agents actuellement en poste gardant le statut actuel alors que les nouveaux
embauchés se verraient proposer un système différent.
Le prélèvement de 1 % du chiffre d’affaires pour les œuvres sociales,
comme d’autres dispositions telles que le tarif de l’électricité
pour les agents, vaut la peine d’être préservé s’il s’agit
du prix à payer pour une transformation paisible du statut de l’entreprise,
d’autant qu’il s’applique seulement à la maison mère, qui ne représente
plus que la moitié du chiffre d’affaire du groupe.
Pour mémoire, nous rappellerons que l’ouverture du capital a été
décidée sous le gouvernement précédent, sans réelle
opposition au sein de sa majorité.
Le monde change, les erreurs d’hier se paient cash aujourd’hui et les changements
de demain concernant les activités sociales et la baisse inéluctable
du fonds du 1 % ne présagent rien de bon.
De toute évidence, les ambitions de certains devront être revues
à la baisse et, à défaut de consult’action, les agents
de se contenter de l’action.
Laïcité, Citoyenneté, Modernité
Au final, il nous a quand même semblé que tout cela relevait davantage
du discours politicien plutôt que du contenu politique.
Il y était écrit :
En cas de nécessité :
Vos
correspondants :
Et là, rien ? On avait presque envie d’y écrire CCASMAG !
Plaisanterie mise à part, nous avons une fois de plus constaté
que même lorsque l’idée est bonne, ils s’en trouvent toujours pour
bâcler et réduire ces opérations à de l’argent jeté
par les fenêtres.
La CCAS (c'est à dire les majoritaires) décide, avec un complice
de taille (le même que celui du Président ROUSSELY) : le Cabinet
de Consultants CAMPANA ELEB (dont un des responsables était un ancien
militant de la Jeunesse Communiste... mais ça, ça ne nous regarde
pas !)
MAIS CERTAINES QUESTIONS DEMANDENT QUE L'ON S'Y ATTARDE PLUS PARTICULIEREMENT
:
Pour la CCAS, je comprends bien, ce serait plus d'entrée d'argent frais
et cela permettrait de réguler l'accès en fonction des moyens
des uns et des autres. Sans parler que ce système est la copie conforme
de ce qui existe étrangement dans le secteur privé du tourisme.
Ainsi, celui qui répond par OUI à cette question, est-il conscient
des éventuelles conséquences de sa réponse ? EH BIEN NON.
Nous a-t-elle demandé notre avis sur "les valeurs et les principes"
de la mise en place d'une mutuelle privée (FMF... qui vient de fusionner
avec la FNMF, la Fédération qui s'était battue aux côtés
du Ministre Juppé pour augmenter l'âge de la retraite...), d'une
mutuelle payante et facultative... pour améliorer les soins dentaires
et optiques ?
BIEN SUR QUE NON ! IL FAUT ARRETER DE NOUS PRENDRE POUR DES C... CANETONS DE
2 JOURS !!!
Dans tous les cas, ce qui est sûr c'est, comme le disait Coluche : "rigolez
pas car c'est de votre pognon dont-il s'agit..."
« ce type de management, qui se répand d’ailleurs partout dans
l’entreprise, rend les gens malades. Les dépressions sont nombreuses,
les arrêts de travail augmentent….Il y a même eu cinq suicides d’agents
EDF depuis le début de l’année. De façon générale,
la démotivation gagne du terrain. Tout ça finit par coûter
très cher à l’entreprise et à la société.
»
Ce problème préoccupe au plus haut point le syndicat qui propose
la création d’une charte de la dignité au travail et la constitution
d’un groupe de médiation préventive.
Nous sommes très sensibles à cette démarche et à
ccasmag, nous proposons que le Fédération sensibilise les syndicats
de la CCAS, parce que là, il y a vraiment du pain sur la planche !
Sans vouloir enfoncer le clou, nous rappellerons qu’il y a encore eu récemment
un événement dramatique au restaurant méridien de Chinon
Et puis, bien que moins grave, le départ du Directeur Régional
Auvergne qui s’est vu menacé par une arme, factice certes, mais qui montre
s’il en était encore besoin, combien la tension est grande dans l’entreprise.
A tous les élus, qui proposent des sanctions exemplaires dans cette affaire,
nous suggérons qu’ils se posent les questions du pourquoi, du comment
avant que la situation ne devienne plus dramatique encore.
Il y en a encore un qui va chopper de l’avancement pour : étude de marché
optimum.
le comité de rédaction
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