CCASMAG N° 14
A l'abri de toute critique médiatique, le système tutélaire de notre salaire social différé, coopté par un "panurgisme" démocratique électif convenu, a abusé de notre confiance. Le silence reste insupportable et ne peut durer. Le nombre croissant de messages qui nous parvient en témoigne.
Rien d'étonnant dès lors que certains en appellent au libéralisme d'Entreprise.
Les dirigeants successifs de la CCAS, amenés à défendre un héritage colossal devenu au fil des années inopérant, ont été muselés par un immobilisme dogmatique omniprésent. Et les nouveaux managers "Lotus Notes" de pacotille peuvent bien s'attacher à bricoler certains Organes, ils ne réalisent pas encore que c'est le concept CCAS qui est malade dans son ensemble, sans réelle solution thérapeutique.
Depuis des lustres les sondages internes n'ont jamais cessé de flatter l'ego de leurs commanditaires, et les quelques professionnels, appréhendant physiquement le terrain qui ont dit la vérité, n'ont toujours reçu plus d'opprobre que de reconnaissance...
A l'instar de Gargantua, au décès de son épouse, beaucoup de ceux frappés de "panurgisme" pleureront "comme des vaches" à la fin du crépuscule.
Et pendant ce temps là
Le dynamisme des jeunes :
Pendant ce temps là, ça bouge de partout et tous les jours.
Le saviez vous ?
Lors du dernier Téléthon, le Président Roussely, accompagné de notre Président Jean Lavielle, affichait un large sourire. Il venait de doubler la mise.
Edito
Sommes-nous des «MUTINS de Panurge» ?
Anticonformistes ou simples réactionnaires, vis à vis d'une gestion sociale relevant d'un complot politico-syndical fomenté depuis de trop longues années déjà, nous ne saurions dire !
Nous restons cependant convaincus, une fois de plus, de notre opposition face à l'incurie bureaucratique et au sectarisme ambiant exacerbé.
«L'électron libre n'épouse pas les reptations de la vie partisane».
De notre coté nous nous efforcerons à ne pas rire "comme des veaux" !
Justement, pendant ce temps là, ça bouge de partout. On nous explique que tout va mal ; il n'y a plus de sous et les plans sociaux se multiplient. Notre régime de retraite est en danger et le Statut National avec.
Si l'on excepte les restos du cur et le marché des yachts de luxe, c'est toute notre économie qui serait sinistrée. Alors les syndicats se mobilisent et communiquent beaucoup.
Seulement voilà, communiquer ne signifie pas se faire entendre, et encore moins se faire comprendre. Ainsi dans «Energies Syndicales N° 10» de novembre 2002, nous avons relevé ceci.
"Il ne suffit pas de négocier, il est nécessaire d'entreprendre une action nationale", établir des alliances avec d'autres secteurs publics, faire vivre le Statut et pas seulement le défendre en l'élargissant à tous les énergéticiens, envoyer des lettres à la Présidence de la République, réaliser des caravanes de luttes...
Autrement dit, ne plus palabrer et foncer.
A ccasmag, on est jeunes et on est d'accord.
Début novembre, la confédération CGT appelait à une journée d'action sur les retraites en janvier 2003. Sachant qu'une journée était prévue le 26 novembre 2002, d'aucuns se sont demandés s'il s'agissait d'une torpille ou d'une inefficacité dans la communication ?
Ceci est un exemple parmi d'autres et de rappeler encore une fois qu'il n'y a pas lieu de citer en exemple la mobilisation Italienne contre la politique de Berlusconi si l'on n'a pas capacité ou volonté de coordination en la matière.
Nous aurions aimé, c'est vrai, entendre nos organisations appeler à la grève générale, histoire de rappeler à ce gouvernement qu'il a été nommé, non pas pour mettre en place une politique d'austérité, mais plus simplement parce que la gauche après avoir entendu les Français, avait fait la démonstration qu'elle ne les avait pas compris.
Reste que beaucoup parmi nous ont du mal à comprendre la décision de certaine centrales syndicales , de siéger sur ce sujet épineux des retraites. Le constat des partenaires sociaux établit que le système actuel de financement est inadapté au regard des conditions nouvelles résultant de l'ouverture à la concurrence des secteurs de l'électricité et du gaz. Faut-il rappeler qui a décidé d'ouvrir à la concurrence ?
Le plus étonnant dans tout cela, c'est le positionnement des uns et des autres. Pourquoi la centrale majoritaire qui se voulait progressiste adopte t-elle soudain une attitude réformiste alors que sa consur réputée réformiste adopte elle une attitude pure et dure comme on les aime ?
Pourquoi, dans le conflit des chauffeurs routiers, ces deux centrales adoptent elles une attitude radicalement inversée ?
On murmure ça et là que certains défendraient des intérêts d'appareils ? Toujours est-il qu'il en résulte au final une modification de notre régime et par là même du statut national.
Dans son communiqué du 10 décembre la CGT indique en substance que la forte mobilisation a permis de faire reculer les ambitions du gouvernement en la matière. Notre régime serait maintenu et élargi à l'ensemble des salariés de la branche. Le rôle d'IEG Pensions serait renforcé, il n'y aurait qu'un seul personnel Actifs et Inactifs etc...
Alors qu'est ce qui change ? La garantie serait assurée par l'état, mais pas complètement, et la CGT d'indiquer qu'il faudra rester vigilants si l'on ne veut pas prendre le risque de se voir basculer dans le régime général. Rien de rassurant en somme. Le communiqué indique également que quatre centrales seulement sont signataires ce qui nous renforce dans notre démonstration précédente.
En conclusion, puisque c'est moins bien, il ne fallait pas négocier. Mais comme le dit si bien Denis Cohen (l'Humanité mardi 29 octobre 2002), Nous avons un moral de gagneurs !
Au syndicat on prône le rapprochement des deux entreprises EDF et GDF. Va falloir se grouiller parce que GDF vient juste de changer de logo ! Ce serait con de dépenser de l'argent pour rien.
Dans ce concert de type "star économie", nous nous interrogeons sur le désengagement progressif de l'état de ce qui relève de ses prérogatives et sur la multiplication des sollicitations caritatives auprès de nos concitoyens. Marées noires, explosions d'usines, inondations, incendies, recherche sur les maladies génétiques, lutte contre la pauvreté, la faim, le sida, l'hébergement , l'accueil des familles d'enfants hospitalisés, les vacances pour les jeunes défavorisés la liste est malheureusement non exhaustive.
La multiplication des sollicitations nous autorise à penser que la situation empire et que le don à long terme n'est pas la solution.
Il appartiendrait d'avantage aux partenaires sociaux d'haranguer les foules à ce sujet plutôt que de se fondre dans un moule "charity business" dont on peut se demander s'il ne permet finalement pas au système de perdurer.
Enfin sur le fond, est-il besoin d'une émission pour assurer le succès de la chaîne de solidarité ?
A moins que finalement l'objectif soit plus prosaïque et ne consiste qu'en la recherche du label :
Rebondissement Inattendu !
Le CN/CMPP du 24 octobre 2002 a eu à traiter du projet de la Direction Générale sur l'évolution de la structure de Direction de la CCAS.
Après un long débat, la Direction s'engageait à prendre en compte les remarques et à rencontrer les Organisations Syndicales le 6 novembre 2002. Elle n'en n'a pas eu le temps.
Le 4 novembre, Le Secrétaire Général de la CGT, Denis Cohen, écrivait au Président de la CCAS.
Le Secrétaire Général, après avoir pris connaissance du projet , s'inquiétait sur l'avenir de l'organisme.
Selon lui, le projet de la DG faisait l'impasse sur le rôle du conseil d'administration et des organisations syndicales. Celui-ci a donc tenu a préciser :
« les fédérations syndicales représentatives sont mandatées par le personnel, propriétaire du fonds du 1 % pour en assurer sa gestion.
En répondant à la fois à ses besoins sociaux, en le plaçant comme acteur, cette spécificité donne à chaque salarié, dans son syndicat, dans sa gestion locale de vote, la responsabilité de cette gestion... »
C'est dire que ce n'est pas n'importe quoi. Cela dit, ce que retiendra l'histoire, c'est qu'il y en a un qui est allé baver et un autre qui, au lieu de prendre son téléphone pour organiser une mise au point entre gens de bonne intelligence, a préféré distribuer un carton jaune ; gage que cette attitude ne saurait en aucun cas profiter aux intérêts des Electriciens et Gaziers, à moins que cela fasse partie d'une stratégie ce qui dans ce cas serait pour le moins désopilant.
Consultation, action
La CGT est satisfaite d'avoir recueilli les avis et propositions des Electriciens et Gaziers (certains).
Il en ressort le désir d'amélioration des prestations existantes, clarification des critères d'affectation et la transparence, le développement de la qualité, l'ouverture vers l'extérieur et la valorisation du patrimoine. "Le manque de transparence et de réactivité est clairement désigné. Et là, je crois qu'il faut dire les choses nettement ; la lourdeur du système est telle qu'elle dénature la qualité du résultat." (J. Lavielle, CCASINFOS N° 228/78 octobre 2002).
L'ennui, c'est que l'ensemble des projets et décisions d'organisation ont toujours été validées par le conseil d'administration et que ces remarques nous les faisons depuis des années sans ne jamais avoir rencontré autre chose que du mépris.
Pour conclure, la CGT entend régler ce problème de lourdeur en systématisant la consultation tous les trois ans.
A part les organismes et autres cabinets d'audits, on ne voit pas qui pourrait se réjouir de cette décision. Chacun sait qu'en lisant ccasmag, chacun peut avoir accès à ce type d'informations, parce que l'esprit critique ne nous est pas étranger.
Infos CMCAS
L'optique mieux remboursée. En contrepartie de l'amélioration de leur gestion à hauteur d'environ 15 millions d'Euros. Nous avions en son temps signalé le deal avec François Roussely et le renflouement des caisses qui s'en était suivi. Il n'empêche que nous aimerions connaître les mesures qui ont permis une telle amélioration ? Quinze millions d'Euros, ça ne se trouve pas sous n'importe quel sabot.
Courrier
Beaucoup nous ont écrit. Préoccupés qu'ils sont sur la demande de mutualisation de nos CAS, et ce sans en avoir débattu auprès des agents des IEG.
Les retraites déchaînent toutes les passions et d'autres sites Internet alimentent le débat. Résistances Electriques et Gazières, fait passer, et d'autres encore qui feront l'objet d'une information future.
Ce mois ci nous avons choisi de mettre ci-après un courrier synthétisant l'atmosphère, non sans rappeler qu'il n'engage que son auteur et qu'il vous appartient, comme pour le reste de faire le tri.
VIVA LA MUERTE ou les leçons d'un échec... Il n'est de pire sourd... C'est le propre de tous les milieux clos que de perdre de vue ce quelque chose qui s'appelle la relation au monde et qui contribue à la structuration des Etres et des Entreprises. L'égocentrisme et la monomanie sont si présents que l'on oublie, lorsqu'on ne l'inverse pas, l'ordre naturel et numérique des choses. D'où pour conséquence un rejet des réalités et une négation des évidences. La CCAS n'échappe pas à cette déviance qui se manifeste souvent par un rapport distordu aux vérités les plus élémentaires. Dans ce climat de fin de règne vous (et je) pouvez vous demander depuis et pour combien de temps la CCAS va continuer dans le mur ? Car si communément l'on dit que le rêve est le carburant de l'avenir, la CCAS donne l'impression d'être depuis longtemps en panne sèche. L'environnement interne actuel est aussi gai que les magasins soviétiques d'autrefois. Ses quarante années d'existence se solderont, très bientôt, par une expérience "ratée" et le sigle CCAS rejoindra le carré des anonymes, inconnu des générations futures. Pour en arriver là, malgré une manne annuelle pharaonique, il a fallu une myopie collective de tous les décideurs ; des dirigeants économiquement incompétents et des Elus politiquement irresponsables. Un conseil d'administration qui a été plus un club d'agapes qu'un club de réflexion. Un Parti communiste omniprésent en cuisine et une CCAS en fonction « passe-plats ». Si aujourd'hui « l'esprit de service » de la part du Personnel se délite, il le doit, en grande partie, au comportement du « Politique » qui s'est prélassé pendant des décennies dans le « confort » et n'a pas fait preuves de grandes illuminations. Les « Politiques », ici aussi, méritent le « bonnet d'âne », lorsqu'ils ne méritent pas, pour quelques-uns, la « mise en examen » et pas pour le simple fait d'avoir repeint leurs toilettes aux couleurs de la CCAS.
La vocation de la CCAS : « donner de la valeur ajoutée sociale aux Electriciens et Gaziers », se devait d'être dotée d'une solide conviction. Cependant ses choix de mesures sociales, au sein de son Personnel, a détruit plus de valeurs que ce qu'elle en a crée (bonsoir la conviction).
Aucune stratégie CCAS n'a été bâtie dans l'idée d'être le meilleur dans ses créneaux de compétences. Elle n'a jamais été poussée vers l'innovation et la croissance. Elle n'a jamais pu être référencée ni en matière de technique de loisirs, ni en marketing, ni en contrôle financier, ni dans le domaine de la protection sociale.
Après une période de « non-gestion » où même l'obligation civique faisait défaut, les premiers « gestionnaires », et cela continue, ont pratiqué une gestion à court terme pour espérer créer spontanément la valeur attendue (réduction des dépenses de patrimoine, de développement, de la masse salariale à l'encontre d'une réelle politique de fidélisation). En vain...
Les passages de relais entre dirigeants ont toujours été difficiles, ce qui a été dommageable pour la synergie au sein de l'Entreprise. La plupart des managers n'ayant pas exercé des métiers proches du terrain ne peuvent avoir de légitimité interne forte. Il est dur en effet, pour un manager parachuté, d'avoir autant d'efficacité qu'un « soldat de carrière ».
Rajoutons à ce constat, ce dont vos rubriques regorgent :
De cette gabegie les Elus devront en assumer la pleine responsabilité et ne mériteront ni complaisance ni compassion.
Enfin bravo pour votre courage !
Entonnons ensemble : « Il est libre, Max, y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
»
Pour mémoire... Dans peu de temps chacun d'entre nous y repensera. Nous soumettons à votre lecture un texte qui vient de passer aux archives ce 10 décembre 2002...
« Je vous demande de ne jamais oublier que vous avez en charge un instrument fondamental de la vie du pays. Votre dignité comme l'intérêt national, vous font un devoir impérieux de continuer à défendre sans jamais défaillir le service public, propriété de la nation, contre les représentants du grand capital industriel et bancaire dont le seul objectif est d'asservir encore plus le pays à leur besoin de domination et de profit. De continuer avec le même courage à défendre notre légitime statut national, nos retraites, nos uvres sociales, qui font désormais corps avec les deux établissements publics, issus du programme du conseil national de la résistance, expression du combat de ceux qui ont été jusqu'au sacrifice de leur vie pour sauver le pays et, avec lui ses riches traditions d'humanisme et de liberté »
Exit les uvres de salut public d'un ministre visionnaire qui n'apprécierait pas la chute actuelle de la pièce
Rideau !
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