CCASMAG N° 20

EDITO


NOUS : Les fauteurs de troubles !



A l'ère des poseurs de bombes avouons que les gesticulations médiatiques récentes sur la gestion CCAS a fait l'effet d'un pétard mouillé auprès des Agents EGF si l'on se reporte aux seuls résultats des élections de représentativité.
Toujours 53 % pour le champion CGT. Difficile de battre un Champion.
La dénonciation de la dérive communautaire CCAS n'a donc pas suffi pour faire prendre pleinement conscience, à l'Agent lambda, de l'état de délabrement avancé de nos œuvres sociales.
La culture de l'impunité, génératrice de toutes les déviances, a mené les dirigeants à instaurer au fil du temps une nouvelle prime : la prime de la médiocrité.
Eliminez les meilleurs, que reste-t-il ?
Pour une entreprise qui fait de l'émancipation du travailleur son credo, la cible est loupée et l'on peut affirmer que l'on n'est vraiment pas dans une logique de "tourisme durable".

Ceci dit, nous tenons à remercier le président de la CCAS ainsi que le nouveau numéro 1 de la fédération CGT de nous apprendre que nous étions des aigris, profiteurs des activités sociales, conspirateurs à la solde du gouvernement Raffarin. C'est vrai qu'à un moment, on s'est demandé lequel d'entre nous avait pu trompé son monde sans qu'on s'en aperçoive ? Alors, on a enquêté. Pas de gros salaires Dommage ! Pas de déroulement de carrière de type TGV. C'est ballot ! Des gens qui se disaient à droite, on n'en a pas trouvé. Quand au fichier recensant le personnel de la CCAS et des CMCAS, pas de conjoints, pas de fils et filles de, pas même le copain du cousin du voisin.
Alors les gars ! on dit n'importe quoi ?

En revanche, si vous consultez l'annuaire interne CCAS et CMCAS, vous découvrirez des homonymies troublantes. En recoupant les infos, en découvrant les liens de parenté, les appartenances syndicales et politiques, nous avons acquis cette certitude ; " La CCAS appartient bien à une seule et grande famille. "

Comme quoi, quand on n'a pas les cuisses propres, on peut retourner le problème dans tous les sens , y a pas moyen de s'en sortir.

REACTIONS SYNDICALES :


Il y en a eu, et bien plus qu'on aurait pu l'imaginer. De la part des minoritaires ; dont l'attitude parfois est restée ambiguë. Difficile en effet de comprendre la fédération Force Ouvrière qui, après avoir accusé la CCAS de " pratiques occultes " se met à considérer que ce n'est pas un petit problème de location de véhicules qui va mettre en danger notre organisme aimé. La " campagne électorale " dans sa grande majorité n'a d'ailleurs pas participé au débat qui aurait eu lieu d'être en cette occasion. Seule la CGC a opté pour un discours constant et sans ambiguïté.
Seulement voilà, les appareils ne sont pas le terrain et ça et là se sont élevées des voix. Ainsi à la CMCAS de Brest, lors de son Conseil d'Administration du 20 novembre, la CFDT a fait une déclaration qui a eu pour effet de scandaliser les camarades de la CGT qui ont quitté la séance. Le même phénomène se serait produit au CA de la CCAS ?
Ce qui est curieux c'est qu'en parallèle, le nouveau Directeur de la CCAS se plaint des médias qui, selon lui, ne lui donneraient pas la possibilité de s'expliquer.
Faudrait savoir si l'on est réellement prêt à débattre ?
Vous aurez d'ailleurs remarqué que sur le fond, aucune réponse ne vient contredire nos affirmations.
Le débat interne n'existe pas à la CCAS. Les questions qui dérangent n'obtiennent jamais de réponses et le simple fait qu'elles dérangent confirme l'absence de transparence. C'est cette incapacité de résolution des problèmes en interne qui a mené la situation que nous connaissons.
Il n'est pas vrai que Jean-Claude Laroche a cherché à s'approprier le pouvoir des élus. Il a simplement voulu exercer le sien ; celui qui incombe à toute personne ayant des responsabilités de gestion, mais également civiles et pénales. Il en va de même pour toutes personnes exerçant les responsabilités de chef d'établissement qui se sont battues et pour certaines qui se battent encore pour faire reconnaître leurs droits.
Des voix courageuses, au sein même de l'organisation majoritaire s'élèvent pour le dire. Ci-après la mise au point de L'UFICT-CGT de NANTERRE (envoyée par un sympathisant du sud ouest que nous remercions) qui confirme notre point de vue en la matière.
Et qu'on ne s'y trompe pas, nous ne sommes pas des aigris. Nous sommes seulement en colère, très en colère, et pour tous ceux qui ne voient pas la différence, nous leur disons de ne pas s'inquiéter, nous allons leur en apporter la preuve. Ne voyez dans nos propos aucune menace, que des promesses.



Aux agents de Nanterre
Le Vermont

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MISE AU POINT CONCERNANT LA CCAS


L'ancien Directeur Général, soutenu par son Syndicat UFICT- CGT PTE RP, a engagé, lorsqu'il était en fonction, un certain nombre d'actions visant à rendre la CCAS plus transparente et à rendre cet organisme à ceux à qui il appartient : " Au personnel des IEG ".
Ces actions, consistant essentiellement en un nouveau projet de Direction de la CCAS, ainsi qu'en un projet de réorganisation de sa direction, ont conduit à sa révocation de fait ainsi qu'à celle de son adjointe, Mme COLLOMBAT, par le Conseil d'Administration de la CCAS.
Cette regrettable affaire pourrait conduire à une campagne, qui arrangerait bien les directions et le gouvernement, par laquelle J.-C. LAROCHE serait présenté comme un opposant à la CGT, défendant le droit contre son organisation syndicale, celle-ci l'excluant en retour de la pire les manières.
Seulement voilà, J.C. LAROCHE n'est pas une victime de la CGT, mais bien un des moteurs de son évolution !

En acceptant de devenir Directeur Général de la CCAS, à la demande de ceux qui l'ont répudié aussitôt derrière, il a offert toutes ses compétences et son intégrité au service d'un système social de haut niveau.
Certes la manière et les moyens qu'il a employés pour rendre la CCAS plus transparente n'ont peut-être pas convenu à certains, d'où toute cette polémique et cette campagne.
Mais J.-C. LAROCHE fait partie de la CGT, celle qui a demandé la consultation du personnel le 9 janvier 2003, qui a été force de proposition pour le dialogue et le débat au congrès de la FNME-CGT d'octobre, qui a porté et porte la revendication de fusion entre EDF et GDF, et il est aussi, avec l' UFICT-CGT, pour la demande d'intervention de la Cour des Comptes.
J.C. LAROCHE fait partie de cette CGT, celle qui rend aux syndiqués et au personnel ses forces et ses idées.
Par son action, il contribue à dessiner une CGT de qualité, qui privilégie les syndiqués et les salariés à l'appareil, la CGT que nous revendiquons dans l'intérêt de tous.





L' UFICT-CGT des Fonctions centrales de RTE




POUR UN SYNDICALISME DURABLE :


(entretien avec Pascal Pogam, ED cherche-midi)
La face cachée de la fédération CGT Mines-Energie  !
Les confidences de son responsable, publiées en mai 2003


Denis COHEN, né à Melun en 1953, embauché à EDF en 1973 comme technicien, est adhérent à la CGT et au PCF depuis 1974 (membre du Comité National du Parti Communiste Français) et Secrétaire Général de la Fédération CGT Mines-Energie de 1989 à octobre 2003. Il s'est confié à un journaliste de " La Tribune ", Pascal POGAM. Dans cet entretien, publié aux éditions " Le Cherche Midi " en mai 2003, D. COHEN révèle la véritable stratégie réformiste (!) de la CGT, ses échecs et ses regrets. Ci dessous de larges extraits consacrés à 3 chapitres clés de l'histoire sociale d'EDF et de Gaz de France sur lesquels la CGT a parfois tergiversé, s'est beaucoup agitée, fustigeant violemment ceux qui avaient le courage qui a tant fait défaut à son propre syndicat. Le lecteur sera juge, le texte étant assez éloquent pour se passer de commentaires ! Nettoyez les lunettes, accrochez-vous au siège, ça décoiffe ! Prêt ? Moteur...

1) Les Accords d'Intéressement, depuis 1987

Pascal Pogam : La CGT, dites-vous, a reçu quelques claques. Vous pensez à un épisode particulier ? 

Denis Cohen : ...Il s'agit du fameux accord sur l'intéressement, ficelé dans la foulée des grèves de 1987. La CGT, comme d'habitude, y était opposée. A nos yeux, cet accord remettait en cause la sacro-sainte égalité entre salariés actifs et inactifs. Nous ne pouvions pas non plus cautionner un système incitant le personnel à boursicoter avec l'argent qui leur serait versé. En interne, nous avons longuement débattu de ces questions-là. La ligne de conduite nous paraissait claire. A l'arrivée, que s'est-il passé ? Neuf salariés sur dix ont placé leur intéressement sur les fonds de gestion d'EDF GDF. Il faut dire que l'abondement versé par la boîte rendait l'opération plus attractive que les livrets de la Caisse d'Epargne ! Les gars n'ont pas hésité longtemps, et là encore, ils ont eu raison. A l'époque, cela ne m'a pas empêché de soutenir mordicus que l'épargne d'entreprise était une mauvaise chose...

P.P : Mais à ce moment-là, vous n'étiez pas encore Secrétaire Général de la CGT Energie ? En prenant les rênes de la fédération, en 1989, souhaitiez-vous déjà donner une nouvelle orientation à votre syndicat ?

D.C : Non. Il a fallu attendre 1996 pour que je commence sérieusement à m'inter-roger. Les grèves de janvier ont servi ce révélateur. Trente jours de conflit, zéro résultat ! Là, nous avons été un certain nombre à nous dire que quelque chose ne fonctionnait pas… La lutte pour la lutte, j'ai donné !... … Lutter, proposer, négocier, consulter. Voilà mon nouveau credo. La table de négociation reste l'un des derniers lieux de pouvoir et de décision ouverts aux syndicalistes. Il faudrait être crétin pour s'en priver ! De ce point de vue, l'hiver 1995-1996 nous a prouvé par l'absurde la nécessité de changer. La CGT devait passer du syndicalisme bouclier au syndicalisme intelligent. "

P.P : Vos prédécesseurs apprécieront... "

2) L' Accord sur la Réduction du Temps de Travail, 1997

" P.P : Ces bonnes résolutions ne vous ont pas empêché de retourner au combat. En 1997, la CGT dénonce un nouvel accord sur la réduction du temps de travail, prévoyant le passage à 32 heures hebdomadaires et l'embauche de 15 000 jeunes. Considérant qu'il a été signé par des organisations minoritaires (en l'occurrence la CFDT, la CGC et la CFTC), vous obtenez son annulation un an plus tard devant la Cour d' Appel ? Pourquoi cet acharnement ?

D.C : Je crois que le passé nous a rattrapés. En terme d'image, l'épisode des 32 heures aurait pu faire très mal. Il faut se rappeler le contexte de l'époque : un an après les grèves de 1996, les organisations syndicales n'en finissaient pas de se déchirer. Pour certains, la réduction du temps de travail est apparue comme un thème porteur. Ce fut notamment le cas de la CFDT, qui s'est beaucoup investie sur ce dossier. La CGT, elle, condamnait par avance un accord qui remettait en cause un certain nombre de garanties collectives et qui se traduirait par une perte du pouvoir d'achat de l'ordre de 7 %. Nous avons donc appelé les salariés à repousser le projet concerné, et compte tenu du poids relatif, le " non " a fini par l'emporter. Rien ne nous forçait à aller plus loin. Mais trop de rancoeurs s'étaient accumulées. Pour que la victoire soit complète, nous avons décidé de porter l'affaire en justice et dénoncé la mise en œuvre d'un accord " minoritaire ". Nous étions alors persuadés que les organisations signataires n'étaient pas représentatives des salariés.

P.P : La suite vous a donné tort...

D.C : Oui. Nous sommes tombés de haut. Dix-huit mois plus tard, la Cour d' Appel décidait effectivement d'annuler l'accord sur les 32 heures. Je me souviens que ce jour-là, les copains sablaient le champagne à la " fédé ", tout surpris d'avoir gagné...Pour tout dire, la plupart d'entre nous avaient même oublié que l'accord avait été dénoncé ! L'ennui, c'est qu'entre-temps, 19 000 personnes avaient déjà opté pour un travail à temps partiel, 1 600 autres avaient programmé leur retraite et plus de 5 000 jeunes avaient été embauchés... Dès le lende-main, les salariés nous téléphonaient de partout pour nous engueuler. La victoire juridique s'est transformée en véritable échec politique pour la CGT. Des choix de vie avaient été faits. En dénonçant l'accord, nous les avons bonnement remis en cause. Cela s'appelle du dogmatisme.

P.P : La sanction a-t-elle été immédiate pour la CGT ?

D.C : Le mois suivant, la " cégète " perdait 2 % aux élections professionnelles. Nous en avons pris plein la tête. Les salariés se sentaient trahis, et je les comprends, puisque le syndicat s'était déconnecté de la réalité. Il nous fallait donc retomber très vite sur nos pieds. Pour cela, une seule solution : la CGT se devait de retourner à la table de négociation et de renouer le dialogue avec les autres fédérations syndicales en s'appuyant sur l'accord existant pour l'améliorer. Un virage à 180 ° !...
...Je n'oublie pas pour autant ce que la CFDT a pu nous apporter. Pendant des années, elle est apparue comme une véritable force revendicative et démocratique. Je dirais même qu'elle nous a appris le réformisme, au bon sens du terme. Elle nous a appris à bosser sérieusement sur les dossiers. Bref, elle nous a poussé à évoluer. Auparavant, les rôles étaient parfaitement définis entre nous : en gros, la CGT disait " non " à tout et laissait les " traîtres " de la CFDT signer ! La mécanique était bien huilée, mais un peu hypocrite...Après tout, si la CFDT n'avait pas signé l'accord de 1987, je ne toucherais peut-être pas d'intéres-sement à l'heure qu'il est ! "

3) Le relevé de conclusions sur les Retraites des IEG, décembre 2002

" P.P : J'aimerais maintenant rouvrir avec vous un dossier sensible : celui des retraites EDF. Le 9 janvier 2003, les salariés de la branche électrique et gazière repoussaient par plus de 53 % des voix le " relevé de conclusions " (ndlr : publié intégralement en annexe du livre !) visant à réformer le financement de leur régime particulier. L'événement a été abondamment commenté. Perçu à la fois comme le premier volet de la réforme générale par le ministre des Affaires Sociales, François Fillon, et comme une première étape en vue de l'ouverture du capital d' EDF et de GDF, le vote du personnel a surpris pas mal de monde. A commencer par vous, puisque vous aviez appelé officiellement à approuver le projet. Avec le recul, regrettez-vous de vous être autant impliqué ?

D.C : Absolument pas. Tôt ou tard, le débat sur les retraites devait finir par s'ouvrir. Au niveau syndical, nous sentions monter le sujet depuis près d'un an, et pour une fois nous avons choisi de participer aux discussions en venant avec des propositions. En août 2002, le conseil général de la CGT nous a clairement mandatés pour trouver une solution au problème de financement du régime. Je crois que le personnel dans son ensemble souhaitait que nous planchions sur la question. Quand je dis " nous ", je veux parler des cinq organisations syndicales ( CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC). A ceux qui en doutaient, la manifestation unitaire du 3 octobre 2002 a démontré les vertus du syndicalisme rassemblé. Les salariés s'inquiètent pour leur statut, pour leur avenir, et pour leur régime de retraite. Les syndicats se doivent de leur donner des réponses, si possible de façon unitaire. Ce qui suppose de se pencher ensemble sur les dossiers. C'est ce que nous nous sommes efforcés de faire sur les retraites.

P.P : En vain puisque Force Ouvrière a refusé d'emblée de s'associer aux discussions engagées au sein de la branche...

D.C : Vous savez, il est toujours beaucoup plus facile de dire non à tout que de participer à la recherche d'une solution. FO a préféré s'enfermer dans une logique poujadiste, et s'est effectivement tenue à l'écart du processus. Je dis toujours qu'on a le syndicalisme qu'on mérite. Quand la concertation est intelligente, la pratique syndicale l'est aussi. Heureusement, les quatre autres fédérations ont adopté une attitude différente.

P.P : Pour FO, accepter de discuter des retraites, c'était mettre le doigt dans l'engrenage du changement de statut et de l'ouverture du capital d'EDF. Dans le fond, ne s'est-elle pas contenté de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas ?

D.C : Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Le gouvernement n'a pas besoin d'un document signé par les partenaires sociaux pour engager l'ouverture du capital. Ni remettre en cause notre régime de retraite d'ailleurs... Evidemment, on peut toujours s'interroger sur la sincérité de nos interlocuteurs, se dire qu'à travers le dossier des retraites, ils ne font qu'amorcer la privatisation larvée de l'entreprise. Mais c'est un autre débat ! La réalité, c'est que les décisions doivent être prises. Pendant plus de cinquante ans, EDF et GDF ont été capables de financer elles-mêmes les pensions de leurs agents parce que la terre était plate et que leur statut de monopole le leur permettait. Les règles du jeu sont en train de changer, et si l'on n'en tient pas compte, c'est l'ensemble du système qui sera en danger. Dire le contraire, c'est mentir aux salariés. On ne peut pas se contenter d'affirmer qu'il n'y a pas de problème des retraites. Depuis l'effondrement d'Enron, on sait qu'il faut être fou pour lier les retraites des salariés à la santé financière de leur groupe. Quand j'entends l'argumentaire de Force Ouvrière, je me dis que la leçon n'a servi à rien et que certains sont prêts à plomber les comptes de leur boîte pour le plaisir de dire " on a gagné "... Lutter pour le caractère public d'EDF et de GDF, c'est bien. Si cela doit se traduire par la mort des entreprises, il y a un problème quelque part !

...

P.P : Mais avez-vous réellement votre mot à dire ?

D.C : Je crois pouvoir affirmer que les quatre OS (Organisations Syndicales) ont été associées au processus de A à Z. Le relevé de conclusions qui a été remis au gouvernement et qui doit servir de base à une loi s'est construit sur des propositions et des revendications syndicales. Dans ce type de débat, reconnaissez que c'est assez rare... La CGT, la CFDT, la CGC et la CFTC ont eu le mérite de se jeter à l'eau. C'était un peu suicidaire, nous avons pris quelques tasses, mais nous avons avancé. Tout au long de la négociation, les uns et les autres se sont concertés. Les contraintes de chaque organisation ont été prises en compte, pour éviter de placer qui que ce soit en porte à faux et pour préserver un front syndical uni. C'est plus long, bien sûr, mais c'est plus constructif. Sans s'entre-tuer, les quatre fédérations ont prouvé qu'elles étaient capables de s'asseoir à la table des négociations avec la volonté d'aboutir à un accord. De mon point de vue, la seule question qui méritait d'être posée était la suivante : quand nous aborderons la réforme Fillon, serons-nous plus fort avec ou sans ce fameux relevé de conclusions ?

P.P : Après trois mois de discussions, quelques coups de gueule et plusieurs nuits blanches, les représentants des employeurs et des salariés accouchent à la mi-décembre d'un texte commun. Pensiez-vous alors avoir fait le plus dur ?

D.C : Je continue à dire que le relevé de conclusions était bon. Dans deux ans, vous verrez que certains s'en apercevront et viendront me dire que la CGT a eu tord de ne pas le signer... Je prends les paris ! Ma conviction profonde, avant de le porter devant le personnel, était que la négociation avait débouché sur un compromis équitable, susceptible de satisfaire tout le monde : les patrons, parce que la structure financière des entreprises s'en trouvait allégée ; le gouvernement, parce qu'une discussion sur les retraites aboutissait enfin à quelque chose ; mais aussi les salariés, car quoi qu'on en dise, la plate-forme commune comportait quelques avancée non négligeables et des garanties appréciables.

P.P : Vous voulez dire qu'en définitive, les négociations engagées sur le mode de financement vous ont permis d'améliorer le régime lui-même ?

D.C : Ca ne fait aucun doute ! Je vous assure que nous avons " engrangé " dur ! Non seulement le projet de réforme permettait de sécuriser le financement de notre régime de retraite, mais en marge de la " négo ", nous avons aussi gagné 1,8 % de revalorisation salariale, des milliers de reclassements, des améliorations pour certaines catégories d'agents ou leurs ayants droit... C'est simple : quand je rencontre des syndicalistes d'autres fédérations et que je leur raconte ce que nous avons obtenu depuis la manifestation du 3 octobre 2002, ils n'en croient pas leurs oreilles !

...

P.P : Mais certains continueront à penser que vous faites le jeu des directions, et que le débat sur les retraites ne fait que préparer celui de l'ouverture du capital...

D.C : Vous savez, dans une onde de choc, il y a toujours un effet retour. Et croyez-moi, il va être terrible pour tous ceux qui se sont contentés d'appeler à voter " non " par commodité, parce qu'il s'agissait de dire " non " à tout. Même au sein de la CGT, j'ai vu des gars hurler de joie en découvrant les résultats du référendum. Aujourd'hui, ces gars-là doivent se creuser la cervelle pour apporter des réponses, car s'il y a bien une chose que les salariés ne supportent pas, c'est le mensonge. Ceux qui ont dit partout qu'il suffisait de s'opposer à la réforme des retraites pour être tranquille sur le reste se préparent des mois difficiles. "




Impressionnant ! Au delà de l'analyse des propos de l'ancien secrétaire général de la FNME CGT, nous avons observé une rupture de la part de son successeur. Dans son courrier du 24 octobre adressé à l'ensemble des salariés, nous avons relevé : " la cgt ne négociera en aucune façon la modification du statut juridique d'EDF-GDF nous sommes tous biens décidés à engager une confrontation majeure ".
Depuis, le nouveau N° 1 de la CGT est revenu sur des bases plus " réformistes " et le moins que l'on puisse dire c'est que ces cafouillages ne sont pas fait pour rassurer les militants. Dans ce contexte il y a fort à parier que la centrale majoritaire peut se préparer à quelques secousses sismiques internes. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a bien deux courants et que nous ne serions pas surpris d'assister dans les prochains jours à une nouvelle confrontation.
Heureusement, les agents EDF, conscients des enjeux, se sont bien gardés de tout mélanger. Aux dernières élections ils ont, comme prévu, fait savoir à tout un chacun que c'est la ligne forte qu'ils entendaient soutenir et pas la position réformiste prônée par certains élus (y compris C.G.T). Gageons qu'ils sauront faire le ménage en interne et que nos organismes sociaux ne feront pas exception à ce nécessaire coup de balai.

CONTRATS D'ASSURANCES ?


La CCAS a informé les adhérents que les contrats obsèques souscrits auprès de l'AG2R étaient purement et simplement résiliés. La raison invoquée : Déficit du contrat de 500 % pour l'assureur.
Les correspondants qui nous ont écrits se demandent si l'assureur en question était inconscient ou carrément aveugle ? Nous n'avons pas la réponse mais une chose est sûre, son étude de marché laissait à désirer.

Nous l'avions pressenti, il y a du riffifi dans les assurances.
En raison de la défection du groupe AZUR, AXA (le retour) a été retenue pour reprendre les contrats habitations et automobiles au 01 janvier 2004.
A la clé, juste une petite augmentation de 19 % sur les contrats habitation (sans les options offertes antérieurement par le groupe AZUR). Une autre petite de 19 % pour les contrats étudiants et la reprise des contrats automobile jusqu'en juin 2004. Après, une petite ristourne ?
Une pensée émue à tous ces malheureux assureurs. Il n'y a que vous qui avez du pognon, sans compter l'honnêteté en plus. Quand on dit que les agents EGF sont des privilégiés, avec leurs activités, leurs garanties sociales...

LE SAVIEZ VOUS ?


Big chef ?

Nous avons retrouvé les traces de l'ancien numéro un de la fédération nationale de la CGT des IEG (Il n'y a pas que les Ricains qui retrouvent leurs copains). Notre ami est désormais chargé de la Direction du développement du journal la Vie Ouvrière. Nous qui pensions qu'il allait profiter de l'occasion pour se rapprocher du monde du travail, c'est encore raté. Il n'empêche que cette nomination ressemble fortement à une mise au placard. Camarade ! bienvenu au club.

SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE :


L'ensemble de nos Centres de vacances passera progressivement sous statut SCI (société civile immobilière). La gestion de ces sociétés sera confiée, à n'en pas douter, à des organismes amis. Les institutions actuellement sous cette structure juridique se voient doter d'un conseil d'administration où la CCAS est représentée par un inactif, le plus souvent, ancien édile de la CCAS. Au delà du fait qu'il devient impossible d'évaluer le patrimoine exact des Electriciens et Gaziers, se pose encore une fois la question de la transparence de la gestion du fonds du 1 %. Là encore le manque de clarté en la matière nous oblige à questionner le législateur. Gageons qu'il saura nous répondre et que chaque Agent pourra participer à la gestion de ses biens en toute connaissance de cause.

Réunion du bureau du CA de la CCAS du jeudi 30 octobre 2003

" en tout état de cause la CCAS se tient à la disposition de la justice et de la cour des comptes "
Pour ceux qui, à la suite de la conférence de presse de notre Président, n'avaient pas encore compris ce que parler pour ne rien dire veut dire !!!!!!!!!

Cartes de voeux :


La CCAS a choisi de sélectionner une artiste Montreuilloise pour illustrer les cartes de voeux et de remerciements 2004.
Le communiqué nous indique que l'illustration se fera autour des axes transverses obscurantisme et illettrisme.
(chacun aura noté le caractère joyeux développé par notre organisme en cette année 2004)
Chaque DR, chaque SO fera sa commande pour " imprimer au plus juste ". Le prix n'est pas indiqué. Pas besoin, c'est le moins cher du marché !

CDS Bordeaux :


Le projet de transfert de gestion du centre de santé vers le Pavillon de la mutualité nous interroge.
La totalité du réseau du pavillon de la mutualité est déjà ouvert depuis de nombreuses années aux bénéficiaires des activités sociales. Hors il apparaît que le personnel du CDS resterait à charge des organismes sociaux ? Combien d'agents utiliseront la mutuelle ? Quelle cohérence dans la gestion du fonds du 1 % des Electriciens et Gaziers  à des fins autres que les activités sociales ?
La question est et sera posée. Affaire à suivre.

Travailleurs, Travailleuses......


Nos copains saisonniers sont indignés par la négligence avec laquelle la CCAS traite leurs contrats. Les attestations (feuilles jaunes) destinées aux Assedic leur sont délivrées avec plus d'un mois de retard, et ce, malgré les réclamations et le besoin vital que chacun imaginera facilement. On ne peut pas tout faire en même temps, du social et de la gestion de personnel !

Fiches de paie :


Nous vous avions signalé l'inexactitude du solde des congés annuels sur les fiches de paie du personnel conventionné. Il en est de même pour le total de la colonne part patronale qui ne correspond pas au chiffre indiqué dans la case "charges patronales". Vous nous direz qu'il suffit de demander pourquoi ? pour avoir la réponse. Si tel avait été le cas, nous ne serions pas obligés d'enquêter.

APPEL à TEMOINS :


Nous sommes journellement contactés par des agents qui travaillent à la CCAS et qui s'estiment victimes de harcèlement. Il est vrai que l'incompréhension s'accentue entre l'organisme et son personnel et que cela débouche le plus souvent sur des situations tendues, voire violentes. Forts de ses certitudes chacun campe sur ses positions ; ce qui à n'en pas douter obligera à terme le législateur à trancher.
Pour l'y aider, nous avons décidé de regrouper l'ensemble des témoignages. Nous en avons déjà reçu et pour ceux qui l'ignoraient ou qui hésiteraient encore nous rappelons que demain il se pourrait qu'ils en aient besoin et que, là comme ailleurs il ne faut pas attendre d'avoir les pieds dedans pour se dire, qu'on aurait pu, qu'on aurait dû...
Ci-joint en annexe (fichier attestation.rtf) le document type (ne pas oublier photocopie de CNI). Si tu veux que l'on t'aide, aides-toi toi même. C'est ce principe qui nous anime. Alors n'hésitez pas à nous rejoindre, nous sommes à votre disposition.



LETTRE à destination de nos ELUS :


Ci joint copie de la lettre envoyée par ccasmag aux Présidents des cmcas. Vous trouverez en annexe l'interview donnée par le secrétaire général de la C.G.T au journal La Tribune du 20/11/2003 .



CCASMAG
Association loi 1901
pour la défense du salaire
social des agents des IEG

http://ccasmag.site.voila.fr/

Lettre ouverte à :

MM les Présidents de CMCAS

Par fax individuels et insertion
dans CCASMAG n° 20


Le 03-01-2004


Monsieur le Président,


Voilà ça y est, la CGT est à peine reconduite “tête de file“ de la représentativité syndicale à EDF / GDF que les nouvelles “vues d'avenir“ du secrétaire général (article du journal " La Tribune " du 20 Nov 2003) divergent déjà de la 2e résolution du congrès de Biarritz. La base y refuse pourtant clairement l'ouverture du capital des entreprises aux fonds privés ! Mais il s'agit là d'un autre débat. Et si crucial soit-il, ce n'est pas aujourd'hui le seul rappel de cette douloureuse discordance entre la “base“ et la “tête“ qui motive principalement la rédaction de ce courrier.

Notre action est plus centrée sur la gestion de la CCAS. Point névralgique important qui lui aussi risque de mettre à mal le récent crédit accordé par les agents à la CGT. Mais soucieux de ne pas en rajouter à la veille des élections, nous avions mis en dormance notre démarche visant à “inciter“ les gestionnaires de l'organisme à mieux utiliser le fond du 1 %.

Il est à nouveau l'heure de relancer les débats et les actions nécessaires pour convaincre et même contraindre, si besoin est, lesdits gestionnaires à une réelle transparence des comptes.

Certains élus sont peut être informés, voire complices, du fonctionnement du “système“. Mais nous sommes convaincus que le plus grand nombre d'entre vous est victime de la désinformation organisée.
C'est vrai que la gestion de la CCAS peut être un moyen pour gagner la reconnaissance des agents, par conséquent des voix pour leur représentativité. Mais la bonne gestion ! L'honnêteté de la démarche par une réelle optimisation du 1 % ! Pas dans les formes, manières et orientations actuelles où le népotisme d'appartenance syndicale, politique et même familiale fait déjà beaucoup de dégâts…

Nous allons donc vous proposer de revenir sur la lecture de notre rubrique “les chiffres du mois“ du n° 4 de CCASMAG et la page spéciale “les comptes du cinquantenaire“ du n° 10. Nous y précisons que, pratiquement à chaque exercice, un peu plus d' 1/3 des dépenses n'est pas comptabilisé dans les résultats annoncés aux agents (environ 40 € pour 24 heures en MF). Nous avons vérifié le dernier bilan publié, c'est du même ordre de pourcentages non imputés dans les résultats de production.
La direction de la CCAS a même poussé la provocation à mentionner, en petits caractères dans un catalogue vacances mais surtout dans chaque rapport annuel, que les chiffres donnés le sont hors frais de sièges ! Elle “oublie“ néanmoins de révéler que c'est aussi hors dépenses diverses ou communes suivant les années. Pour mieux troubler le lecteur des comptes du dernier exercice paru, il y a même une répartition partielle de ces dépenses dans les résultats généraux. Mais toujours point de répartition dans les chiffres de la production.
Mais qu'en est-il réellement de ces frais et dépenses quelque peu dissimulés ? Ce sont tout simplement des frais de personnels, d'investissements, de sinistres, de formations etc. etc. Que cache cette occultation ? Très certainement une part de médiocrité endémique due au népotisme par lequel on privilégie l'appartenance à un “certain milieu“ aux critères de compétences requises pour tenir un poste. Mais c'est peut-être aussi le filtre ou le masque pour cacher une réalité comptable visant à financer autre chose que les activités dues aux agents. Et si c'était sciemment organisé ? Et si à l'intérieur du “système“ “on“ achetait les consciences et le silence au prix de ce népotisme régnant et d'autres petits avantages personnels ? Bref, tout ceci relève, a minima, de l'abus de confiance car, quels que soient les buts ou les causes, les chiffres sont manipulés pour minorer les coûts affichés !

Et pourtant, toutes ces dépenses effectuées par la CCAS sont bien relatives à sa production ou alors que finance-t-on ? Les frais des personnels des DR et du siège sont bien relatifs aux vacances, à la restauration etc. etc. Jusqu'à autre information ces agents travaillent bien à et pour la CCAS ! Les investissements, la formation, et tous ces autres frais, difficiles à répartir il est vrai, font bien partie du fonctionnement de l'organisme !
Alors pourquoi ne pas diffuser (il faudrait plutôt dire avouer) les coûts réels ? Pourquoi ne pas faire amende honorable et corriger le “tir“ ? D'autres intérêts que le bon fonctionnement de l'organisme sont-ils en jeu ? Pourquoi se cacher derrière la prétendue dictature d'un jeune directeur général qui voulait simplement apurer les comptes et optimiser le 1 % dans le seul intérêt des agents par la rigueur de sa gestion  pour le mettre au placard avec son adjointe, elle aussi soucieuse du piège qui se referme inéluctablement sur la CGT ? Pourquoi le conseil d'administration se permet-il de bafouer ainsi le statut ? Pourquoi la CGT “d'en haut“ se permet - elle de désinformer sa base et de pratiquer “le fait du prince“ en appliquant des méthodes à rendre jaloux les caciques du MEDEF ?

N'allons pas plus loin dans les questions qui dérangent et font mal aux hommes de terrain que vous êtes. Mais comme il n'est pas obligatoire de nous croire, accordez-nous le bénéfice du doute et questionnez les intéressés qui vous drivent au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Pour la petite histoire, nous vous citerons juste cette phrase qui circulait, à peu près dans ces termes, il y a quelques années (et peut-être encore aujourd'hui), en collectif de direction générale à propos des vacances familiales : " c'est bientôt plus cher qu'au club M..., S'ils ( les agents) apprenaient ça, ça pourrait faire vilain… ".

Nous aussi, avant de lancer CCASMAG, nous avions fait, à nos niveaux de responsabilités, le choix de gérer sainement les moyens confiés. Nous avons dérangé. Nous avons été évincés de nos postes par mise au placard. Nous avons donc tenté, à l'extérieur de l'organisme, par le biais de notre site, de vous convaincre de nos doutes et de nos soucis. Nos appels sont restés vains. En désespoir de cause, nous nous sommes donc résolus à faire appel à la justice. Nous pensons que la campagne de presse, qui a suivi, a dû vous interpeller sérieusement sur la réalité de la gestion de la CCAS. Des éléments tangibles sur des anomalies probables vous ont été donnés.

Maintenant, la justice va enquêter et statuer sur la situation. Laissons faire ce nouveau cours des choses.

Mais vous, allez-vous continuer de soutenir ou pire, d'être complices de l'insoutenable ? Car soutenir les gestionnaires actuels de la CCAS, ce n'est pas soutenir la CGT. C'est aider à tromper les agents. De nombreux indices nous démontrent que ces agents vont inéluctablement et très rapidement prendre de plus en plus conscience de l'arnaque dont ils sont victimes malgré tous les démentis “officiels“. Par assimilation ils vont donc imputer la tromperie à la CGT. Avec quelles conséquences pour le syndicalisme en général ? Ce n'est certainement pas le moment, compte tenu de l'ambiance politique régnante, que les salariés perdent confiance dans leurs représentants légaux. Le risque de voir fleurir des coordinations anarchiques est trop grand !

Alors nous vous en conjurons ; pesez de toute votre représentativité pour que les “politiciens“ déviants qui utilisent l'organisme à d'autres fins que l'optimisation du 1 % cessent leurs manœuvres peu avouables. Oeuvrez pour que les choses rentrent dans l'ordre. La justice ne peut agir que dans un délai qui vous permet encore de redresser la barre. Elle en tiendra compte si la situation est assainie. Elle se contentera alors de réprimer les seules déviances répréhensibles passées. Sinon, si la situation perdure, nous n'envions pas la place de ceux qui, informés, auront laissé faire. Certains, suivant le degré d'implication qui leur sera reconnu, pourrons être considérés comme complices...

Néanmoins, nous vous apportons tout notre soutien et nos encouragements pour votre lutte contre la privatisation des IEG. La concurrence dans le secteur électrique européen peut être stimulante voire salutaire en respectant les règles d'un jeu social humain. Privatiser les IEG serait catastrophique et bafouerait la société française en détournant les intérêts communs aux profits particuliers d'une minorité déjà nantie.

Avec toute notre considération pour vos actions de proximité.




La rédaction de CCASMAG


Copies : syndicat CGT à MM IMBRECHT ET THIBAULT




Que nos voeux de bonne santé et d'équité sociale pour vous même, vos familles et vos collègues vous accompagnent tout au long de cette nouvelle année.

La rédaction de CCASMAG





REACTIONS SYNDICALES :


Notre propos n'est pas de valoriser tel ou tel, mais bien de mettre en exergue toutes les réactions qui, nous l'espérons, vous permettront d'y voir plus clair.


FCECFDT

Branche IEG


Info aux responsables

n° 171 du 9 décembre 2003
dossier : activités sociales CCAS



Emission "Complément d'enquête" sur France 2

Un reportage tendancieux

Le montage du reportage de "Complément d'enquête" portant sur la gestion de la CCAS par la CGT est tendancieux et ne reflète pas l'heure de tournage réalisée dans le bureau de la CFDT à la CCAS.

L'interview au cours de laquelle nos administrateurs exprimaient le manque de rigueur et de transparence dans la gestion de la CCAS ne figure pas dans le reportage. Ne figurent pas non plus les propos des administrateurs CFDT qui, durant l'heure de tournage, ont apporté des précisions et commentaires sur la gestion de la CCAS et les positionnements de la CFDT dont vous avez copie en annexe 1 et 2 (notamment le vote "Contre" de la délégation CFDT sur le bilan financier de l'exercice 2002/2003) et qui ont fait l'objet de notre expression au Conseil d'Administration qui précédait le tournage de cette émission de France 2.

Une fois de plus, le parti pris, la manipulation et l'usage partisan de cette émission porte atteinte au syndicalisme.

Comme elle l'a toujours fait, la FCE-CFDT poursuivra son action à l'interne, afin que les activités sociales des IEG soient gérées dans la transparence au bénéfice du plus grand nombre.

Caoutchouc - chimie - électricité - Gaz - Papier-carton - Pétrole - Pharmacie - Plasturgie - Verre
47/49, avenue Simon Bolivar 75950 Paris Cedex 19 - Téléphone : 01 56 41 53 00 - Télécopie : 01 56 41 53 01
Site FCE : www.fce.cfdt.fr - E-Mail : fce@fce.cfdt.fr

Fédération Chimie-énergie CFDT affiliée ICEM-EMCEF


ANNEXE 1

Compte rendu rapide du conseil d'administration de la CCAS du 26 novembre 2003

Le 26 novembre, un conseil d'administration de la CCAS s'est réuni pour traité entre autres sujets de l'approbation des comptes de l'exercice 2002/2003 et de l'adoption des orientations politiques pour l'exercice 2004/2005.

Inutile de vous dire qu'après nos interventions dont vous trouverez copie ci-dessous les débats ont été quelques peu hard. Cela étant, même si nous avons été à deux doigts de quitter-le CA nous avons réussi à maintenir un dialogue car l'essentiel était de faire connaître nos positions et de ne rien lâcher sur le fond et sur la forme.

Au cours des votes qui ont respectivement suivi les débats la délégation CFDT s'est positionnée :

  • CONTRE le bilan de l'exercice 2002/2003 ainsi que la CGC. FO et CGT ont voté POUR.

  • Abstention motivée sur les orientations politiques dans le cadre de la préparation du budget 2004/2005 qui sera définitivement adopté en janvier prochain. La CGC s'est aussi abstenue. FO et CGT ont voté POUR

***********************************

CA du 26 novembre 2003 : Déclaration des représentants de la FCE-CFDT.

Approbation des comptes de l'exercice 2002/2003


Ce bilan financier de l'exercice 2002/2003 intervient dans une période de doute marquée d'une part par un interventionnisme du secrétaire général de la CGT que nous avons jugé en son temps inacceptable et par les révélations de l'ancien directeur général portant sur des pratiques de gestions financières qui, à l'interne comme à l'externe, ternissent l'image de notre organisme.

L'Injonction de la fédération CGT (un courrier de Denis Cohen au Directeur général) au cours des réformes engagées dans les services de la CCAS était absolument déplacée et peu respectueuse de la souveraineté du conseil d'administration ainsi que des prérogatives et responsabilités de l'ensemble de ses représentants.

Quant aux révélations publiques, portant sur des pratiques non conformes aux aspirations de transparence et de démocratie affichées par la CCAS, elles n'ont fait que rajouter et pointer avec plus de précision des pratiques souvent dénoncées par nos administrateurs et pour lesquelles l'organisme n'a pas voulu ou ne s'est pas doté des moyens pour y mettre un terme.

Comme le fait également observer le Commissaire aux comptes dans son rapport celui-ci émet des réserves et des observations sur les comptes 2002-2003 :

  • "le contrôle de fond et de forme qui n'a pas été effectué correctement",
  • "la justification mensuelle qui n'est pas respectée",
  • "les pièces justificatives nécessaires à l'appréciation du compte qui ne sont pas jointes".

Par conséquent, nous considérons que donner quitus au bilan de cet exercice est moralement et politiquement impossible.


La délégation CFDT votera contre.

*********************************************************


Adoption des orientations politiques 2004/2005 et les grandes lignes budgétaires de l'exercice 2004/2005

Intervention de la délégation CFDT

Notre positionnement portera sur l'ensemble des orientations politiques et des lignes budgétaires.

Sur l'ensemble, car finalement la partition (les lignes budgétaires) qui nous est proposée sera mise en musique sous la direction des orientations politiques qui, nécessairement, donneront le tempo sur la conduite au quotidien des activités sociales des électriciens et gaziers.

Les orientations politiques qui nous sont proposées font une large part au concept de la "Maison commune" en s'appuyant sur un constat que nous résumons ainsi :

  • Depuis 1946, la construction des organismes sociaux s'est complexifiée.
  • Depuis 1964, la volonté des gestionnaires était de rapprocher les organismes sociaux des salariés et de leurs préoccupations.
  • Les effets positifs des mesures et réformes mises en œuvre nécessite "une véritable refondation".


Autant dire que les effets négatifs sont prédominants ou pour le moins, que depuis 1964, le fossé s'est creusé entre les salariés des IEG et ses structures sociales.

Ce constat, la CFDT le fait depuis des années. Cependant, l'émergence du concept de "Maison commune" tel que décliné dans le texte adopté par les fédérations CGT, FO et CGC en mars dernier ne nous convient pas.

La démarche exposée dans les orientations politiques présentées par le Président de la CCAS semble, s'il elle s'avérait réellement portée par l'ensemble des fédérations et organismes tel que le Comité de coordination par exemple, nous apparaît plus ambitieuse et porteuse d'une réelle refondation tant dans le domaine des activités sociales que celui de la protection sociale.

En tout état de cause, la réflexion doit être poursuivie et le personnel des services fonctionnels étroitement associé car directement concerné par des réformes de structures importantes.

Nous ne ferons pas de commentaires sur le paragraphe "Laroche" vous connaissez notre position.

Cela étant, le sort fait à la Directrice adjointe, toujours officiellement en poste et placardisée de la pire des façons pour avoir soutenu le Directeur général, n'est pas digne d'un organisme qui se veut à vocation sociale et respectueux des hommes et des femmes. Le déménagement imposé des services de la direction générale (dans une autre aile du bâtiment) pour isoler définitivement la Directrice adjointe ressemblerait à une farce grotesque s'il ne s'agissait pas derrière cette opération de punir et humilier un salarié.

La restauration méridienne

Il faut passer aux actes !
La baisse de la fréquentation et l'augmentation des coûts doit nous imposer, sans précipitation, de prendre des décisions et de planifier leur mise en œuvre. Toute attente est préjudiciable vis à vis du personnel qui travaille dans cette filière car l'accompagnement social se gère sur la durée.

Assurances

Pas de place pour les mutuelles d'assurance à la CCAS !
Si ce constat est la résultante d'un processus de consultation dans le cadre d'un appel d'offres standard, la CFDT demande que soit adopté des critères sociaux et économiques dans ces mêmes appels d'offres ou que le CA se prononce pour la mise en oeuvre d'un autre dispositif propre à satisfaire les orientations qu'il se sera fixé.

Par ailleurs, nous restons convaincu que le courtier n'apporte pas de plus value, en termes de tarifs assurantiel et de services, aux bénéficiaires. Le courtier devrait s'en tenir à nos yeux qu'à son rôle de conseil auprès des services fonctionnels et laisser à ceux dont c'est le métier, l'assureur, le soin de gérer les contrats.

Concernant les remises de gestion dont il a été fait état dans un précédent CA, nous renouvelons notre demande qu'elles viennent en déduction sur les tarifs des contrats aux bénéficiaires, plutôt que de profiter aux seules structures centralisées ou décentralisées (CCAS et CMCAS).

Concernant l'IDCP nous avons clairement affiché en CA et auprès du personnel notre intention de construire une prévoyance cofinancée par les employeurs.
Aussi, notre propos portera sur notre revendication ayant trait aux placements financiers éthiques inexistants à ce jour à la CCAS.

La CFDT le revendique pour ces placements comme pour tous les placements réalisés par la CCAS

Les vacances

Le dossier "Chèque vacances", pour lequel il nous aura fallu batailler de longues années, est à présent, après l'étude menée dans le groupe de travail, dans le camp des fédérations. La CFDT émet le vœu que ce dossier trouve une conclusion au plus tard avant le second semestre 2004.

Nous renouvelons notre demande d'un meilleur suivi des conventions et partenariat par le biais d'un schéma directeur en amont et d'une charte qualité pendant la durée du contrat.

Enfin, il convient de finaliser la refonte de la grille de participation financière.

Contenu

Certes, la complémentarité peut apporter un plus en terme de contenu. Cependant, elle ne doit pas masquer les limites du PAR et du POUR et la nécessité d'améliorer et de professionnaliser la gestion et l'animation des centres de vacances et des activités sociales.

Activités transverses

Nous notons avec satisfaction l'ouverture sur les pays de la CEE et sommes plus dubitatifs sur l'extension des relations au-delà des océans à l'ouest comme à l'est ou au sud.

Concernant la communication nous jugeons insupportable les oublis fait dans le "Compte-rendu du Président" relatant les débats et décisions du CA. En ne faisant pas état, sur certains sujets, du positionnement des délégations, on travesti la réalité. Dernier exemple en date le choix de l'assureur auto et habitation (AXA, pour lequel la CFDT s'est exprimée contre).

Concernant CCASInfos, nous dénonçons à nouveau l'utilisation partisane relative aux sujets de société, le peu de place qui est laissé au traitement de nos activités sociales et sommes, à priori, opposés à une ouverture (des colonnes de CCASInfos) aux organismes sociaux tant que ne sera pas conclu le dossier portant sur le régime complémentaire maladie et la refondation des organismes sociaux.

La gestion

Citer (dans la déclaration du Président de la CCAS) le dernier contrôle de la Cour des comptes, et : les multiples décisions du CA, la mise en œuvre par les DG avec courage et pugnacité des recommandations... est un humour déplacé après l'épisode peu glorieux des CA des 4 et 10 avril et ses suites.

A propos du paragraphe suivant nous l'aurions plutôt écrit comme suit : " nous n'avons jamais voulu débattre, ni voulu décider du niveau de qualité de ce que nous voulons en matière de gestion administrative, comptable, analytique... "
Pour sa part la CFDT revendique un débat suivi de décisions sur ces thèmes.

Quant au "handicap supplémentaire des quelques 115 agents hors tableau hiérarchiques, suite à des réformes successives," (dont le Président de la CCAS fait état, y compris sous l'angle du coût financier (5,5 millions d'Euros immobilisés tous les ans en charges et salaires...)) il n'est pas de la seule responsabilité des directions de l'entreprise.

C'est aussi et malheureusement la conséquence (du fait de la CCAS) d'une absence ou d'une mauvaise anticipation en matière de Ressources Humaines, d'accompagnement social des réformes, d'un recrutement sur des critères et profils pas toujours professionnels, d'évolutions de carrières pas toujours liées à de réelles compétences mises en oeuvre.

La CCAS paye aujourd'hui sa politique de recrutement et son mode de gestion des carrières.

La CFDT s'inquiète aussi, comme le souligne le texte d'orientation du Président, sur la perception et le vécu des futures réformes par les salariés des organismes sociaux.

Elle renouvelle sa demande d'une négociation d'un volet social permettant d'accompagner et d'encadrer les réformes en cours et à venir et ainsi apporter des réponses concrètes et fiables aux légitimes inquiétudes des salariés.








CONCLUSION 


A ceux qui pourraient penser que tout cela n'est finalement que tempête dans un verre d'eau, nous rappelons qu'il arrive parfois que certains s'y noient.
Nous le savons, rien ne sera plus jamais comme avant. Quelque soit votre sensibilité politique ou syndicale, vous n'avez pas à vous inquiéter. Nos dirigeants sont tous les mêmes. Leur croyance de détenir la bonne parole arrive à leur faire croire que leurs décisions sont en fait les vôtres et que plus démocratique n'existe pas.
Nous vivons dans un monde capitaliste où la puissance de l'argent prédomine et où la notion de pouvoir dénature les hommes mandatés pour l'exercer.
Nous le savons et c'est pour cela que nous sommes ce que nous sommes ; conscients de n'être simplement que citoyens et c'est peut être cela qui nous rend plus fort.
Nous espérons que vous avez passé de bonnes fêtes et bien commencé l'année, et probablement à bientôt !





Le comité de rédaction



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