CCASMAG N° 23

EDITO



Dans son communiqué du 11 mars 2004, la Présidente de la CCAS nous fait part de sa réflexion intime vis à vis de la campagne de dénigrement déclanchée contre l'Organisme. Cette orchestration médiatique ferait suite à la nomination du juge Jean Marie D'HUY, conséquence de l'enquête préliminaire effectuée par la brigade financière sur demande du Procureur de la République de PARIS.
Selon elle, ce " déchaînement " ne reposerait sur aucun autre élément que ceux déjà évoqués maintes fois et sur lesquels son prédécesseur avait été conduit à s'exprimer lors de la conférence de presse du 22 octobre 2003.
Toujours selon la Présidente : "  qu'une information judiciaire soit ouverte à la suite d'une enquête préliminaire n'a en soi rien d'étonnant " et de réaffirmer " que la gestion de la CCAS est le fait d'un conseil d'Administration pluraliste, dont les décisions sont prises démocratiquement ".

L'ennui, c'est que le 2 février, le journal L'EXPRESS faisait état de révélations étonnantes. Selon lui, les doutes et les interrogations aux affaires précitées feraient place à des certitudes. C'est en tout cas ce qui ressortirait de l'enquête de la PJ remise au parquet de Paris. Le journal dénonce le financement de la campagne Présidentielle du candidat Robert HUE, le financement de la retransmission vidéo de la grande scène de la fête de l'humanité (merci IFOREP) et le versement annuel de 600 000 € à l'association ASTS (proche du PC).
Idem pour les emplois fictifs qui avaient déjà été pointés…….
Depuis le mois de juillet 2001, date du premier n° de CCASMAG, nous nous sommes attachés à soulever un certain nombre de problèmes sans jamais porter d'accusations. C'est sur la base de ce principe que nous continuons à agir. Les révélations du journal L'EXPRESS valident cependant l'idée que l'on est loin du vulgaire prêt de toile de tente ou du quelconque petit service rendu à un organisme ami. Les accusations portées sont suffisamment graves pour que nous continuions à y porter toute notre attention.
L'une de nos investigations s'est focalisée sur l'association ASTS. Une lecture rapide de son site Internet nous a apportée son lot d'informations et son lot de suspicions.
Nous apprenons que l'association rassemble d'éminents scientifiques et que son but consiste, entre autre, à faire le point et à analyser l'évolution des sciences et des techniques. Nous avons pointé la liste des personnalités. La plupart sont connues ainsi que leur obédience politique. D'ailleurs ceci nous a amené à juxtaposer certaines réflexions avec des affirmations du quotidien (proche du PC) et nous demander si ce genre de symposium n'était finalement pas aussi sclérosant qu'une réflexion "  scientifique " exclusivement de droite ?
Ensuite nous avons examiné la composition de son Conseil d'Administration et là encore : surprise, surprise ! Nous y trouvons :
  1. Daniel ARRACHART, affublé du libellé " ancien cadre chargé de mission ". Dans la réalité, ancien Président de la CCAS, chargé de mission sur la fin après avoir été remplacé dans des conditions que malheureusement nous connaissons et qui font là aussi l'objet de diverses attentions de la part du juge.
  2. Georges BERTRAND, avec le libellé " ancien cadre EDF ". En réalité, ancien cadre supérieur de la CCAS. Cadre à EDF !!! Chacun de nous sait que le chemin à parcourir est très long pour qui de " multi graphiste polychrome " veut parvenir cadre supérieur à EDF.
  3. Maurice CARON, ancien cadre retraité……., de L'IFOREP !


Nous aurions pu continuer d'éplucher le trombinoscope, nous ne l'avons pas jugé nécessaire (vous avez la possibilité de le faire).
Cependant une question : quel est le montant du jeton de présence pour siéger au sein de cette charmante assemblée ? D'autant que ce sont les mêmes qui hantent les conseils des florissantes SCI depuis quelques années (et "c'est nous qui paye " dirait Coluche). 
L'adresse du siège de L'ASTS ne nous est pas non plus inconnue. Pensez donc PARIS - 19 place de l'Argonne ! Que de bons souvenirs pour les anciens qui ont fréquenté ce siège de la CCAS et plus récemment pour ceux qui ont participé aux stages de L'IFOREP.
Que de coïncidences !
Nous avons bouclé notre mini enquête en regardant le montant de la cotisation. A partir de 40 € une personne morale. Montant très raisonnable pour aider la recherche. Lorsqu'il s'agit de 600 000 € par an, c'est une autre histoire. Nous n'avons pas relevé cette question lors de la consult'action présentée aux Agents. Alors nous demandons au CA : à partir de quelle somme le Conseil d'Administration considère t-il qu'il y a lieu de faire jouer la démocratie ?

Beaucoup de nos collègues ne partent pas en vacances. Pour certains, la raison en est financière. Il semblerait que la mission première de la CCAS soit de tout mettre en œuvre pour les satisfaire. Eh bien non ! L'organisme se voulant le plus démocratique du monde ne laisse même pas le choix à ses membres la gestion de leur salaire différé. Syndiqués ou pas, votants ou pas, celui-ci leur est confisqué et le plus choquant, au nom de la liberté, du collectif et de la démocratie.

Dans le style Démocrassouille, au sujet du Chèque Vacances nous avons noté cette réflexion : " pas de redistribution de chèque vacance sans s'assurer qu'elle correspond aux valeurs de la CCAS ".
Cette ordonnance, mise à notre réflexion dans la revue (La Spirale de mai 2004, CMCAS de ST Brieuc) faisant suite à un titre au combien prometteur " Développons la Démocratie Participative ", nous a laissée dubitative. En clair, vous avez la parole, c'est vous qui décidez, ….mais c'est nous qui choisissons !


Pour conclure ce chapitre, nous soumettons à votre sagacité cette réflexion de L'EXPRESS  :
A qui profite l'opération mains propres ?
" Les vrais bénéficiaires pourraient en être les durs de la CGT opposés au changement de statut. En liant les turpitudes de la CCAS au nom de Denis COHEN, ils tireraient un trait définitif sur la cogestion mise en place par l'ancien secrétaire général et la direction d'EDF. Accessoirement, ils pourraient rappeler qu'en 1998 François ROUSSELY, PDG, avait promis de ne pas toucher à la CCAS en échange de la paix social ."  


QUI MANIPULE QUI ?

Reprenons : selon la Présidente, la gestion de la CCAS est le fruit d'un Conseil d'Administration pluraliste, dont les décisions sont prises démocratiquement.
La CFDT dans un communiqué considère que contrairement à certaines affirmations, la gestion de la CCAS n'est pas pluraliste et que si le Conseil d'Administration l'est par sa composition, le pluralisme s'arrête là et ne franchit pas la porte de la salle du Conseil.
Dans le rapport du CHSCT de la DR Bretagne du 8 mars 2004, le Président précise que la CCAS a demandé un droit de réponse au FIGARO. Ce dernier lui aurait été refusé.
D'autre part, une plainte aurait été déposée à l'encontre de France 2 après le reportage " complément d'enquête " diffusé le 03/12/2003. Dans les faits, il n'y a jamais eu de plainte déposée. La CCAS s'est contentée de se plaindre auprès de France 2 au sujet de la diffusion du listing du personnel (pas sur le fond des accusations). " L'affaire " en est restée là.
Nous ne doutons pas que le président du CHSCT sache faire la différence entre " se plaindre " et " porter plainte " ; alors nous demandons : qui manipule qui ?

Contrôles de gestion : La CCAS serait l'Organisme le plus contrôlé de France.
Si l'on en croit un long article du quotidien " La Tribune ", paru le 14 avril 2004 et intitulé : "  Qui contrôle les CE en France ?", il semble qu'il n'en est rien. Selon le journaliste, à y regarder de plus près, aucun des contre-pouvoirs ne semble fonctionner. Pas plus les contrôles internes que les contrôles externes.
Enfin, il y a cette perquisition du 27 avril dans divers locaux de la CCAS.
Le juge, accompagné de 40 enquêteurs, est venu saisir les documents et disquettes susceptibles de l'aider à éclaircir l'affaire. La CGT continue de considérer qu'il s'agit là d'une suite logique et s'interroge sur la concomitance des attaques qui visent la CCAS avec le projet SARKOZY de dénationalisation et de réforme du régime des retraites.
S'il est légitime de penser que le ministre soit tenté de profiter de la situation, il est bon de rappeler que ce n'est pas lui qui crée les affaires. Sauf à penser que l'ensemble des médias de ce pays, que le Procureur de la République de Paris, que la Brigade de la Délinquance Astucieuse, que le Juge du parquet de Paris et ses quarante enquêteurs, et surtout que l'ancien Directeur Général de la CCAS, les Agents eux-mêmes et l'association CCASMAG, par son Président qui a porté plainte, sont tous atteints de syndromes de médisance, d'exagération et de paranoïa.
Evidemment, cette nouvelle atteinte à la souveraineté de la CGT arrive juste avant les élections du conseil d'administration d'EDF. La dernière fois c'était avant les élections de représentativité, demain ce sera au moment de la négociation sur le projet de loi de dénationalisation. Bref, pas de chance, ça tombe toujours à un mauvais moment !
De notre point de vue, ça tombe toujours bien pour le syndicat majoritaire car en définitive cela l'exonère de répondre sur le fond.
Alors qui manipule qui ?
Une chose est sûre, l'avenir, lui, nous le dira.


JUSTEMENT ? Parlons-en.


Nous avons beaucoup lu. Comme vous, nous sommes préoccupés par ce projet de loi visant au travers du statut notre régime de retraite ainsi que le devenir de notre Caisse Centrale d'Activités Sociales.
A en croire M. SARKOSY, nous n'avons rien à craindre. La situation n'a rien de comparable avec celle de France Télécom et ce projet est nécessaire à notre bonheur.
La position des syndicats est, elle, beaucoup moins claire. Tous revendiquent les excellents résultats de la journée de grève du 8 avril (75 %). La CGT, par la voie de son Secrétaire Général considère le fait comme exceptionnel, par son ampleur et sa mobilisation, par la force et la détermination des salariés et par la maîtrise du mouvement par les travailleurs eux-mêmes.
Il faut donc retirer ce texte. Frédéric IMBRECHT souligne que les entreprises n'appartiennent pas aux syndicats, pas plus aux Directions, mais aux usagers qui par leurs factures ont payé les investissements. En ce sens, il réclame un référendum et souligne que cela vaut bien un référendum sur le quinquennat. Nous sommes d'accord.
Le syndicat SUD s'étonne. Il observe que dans les manifestations, il n'y avait qu'un seul mot d'ordre sur les banderoles et dans les slogans : Retrait du projet de loi !
SUD Energie ne comprend pas l'attitude des fédérations syndicales majoritaires, en particulier celle de la CGT qui après s'être engagée à déclencher un " conflit majeur " en cas de changement de statut D'EDF-GDF, ne propose maintenant que des actions sporadiques. Selon ce syndicat, il est évident que ce type d'action n'est pas à la hauteur de la situation et n'a aucune chance de faire reculer le Gouvernement.
Comme eux, nous nous interrogeons sur ce décalage permanent qui sépare le discours de l'action et sur cette attitude de la CGT, qui après sa démonstration sur la nécessité d'un référendum, s'autorise à s'asseoir à la table des négociations ? Qui fera un jour comprendre à nos élus qu'ils ne sont pas là pour faire ce qu'ils pensent, mais bien pour faire ce que les Agents leur disent de faire et en l'occurrence appeler à une grève reconductible jusqu'au retrait du projet de loi.

>>>>> Une visite active sur le site web d'Energie publique s'impose !

Qui a autorisé les délégués de la CGT à demander la réouverture de discussions sérieuses sur la pérennisation du régime des retraites des IEG ?
Fin 1995, date de la dernière grande grève, chacun a pu observer que la base était motrice du mouvement et que les délégués syndicaux ne brillaient guère que par l'absence de mots d'ordre clairs et par leur incapacité à fédérer. A nouveau, nous entendons les dissonances. Alors, il y en a marre !
Nous voulons que les entreprises EDF et GDF ne fassent qu'une. Que le statut reste ce qu'il est et de même pour notre régime de retraite ! Nous voulons que les activités sociales soient gérées par les salariés selon un principe démocratique, et non pas par le système de cooptation actuel. Nous voulons que s'effectuent des contrôles stricts et que l'argent destiné aux Electriciens et Gaziers aille aux Electriciens et Gaziers et rien d'autre ! Nous voulons que les Agents recouvrent la jouissance de leur salaire social différé et qu'ils soient seuls juges de leurs intérêts. Enfin nous voulons, et c'est pour cela que nous nous battons, que toute personne prise à utiliser le pouvoir qui lui est conféré à des fins autres que celles initialement prévues, personnelles ou autres, soient sévèrement sanctionnée. Voilà ce que nous voulons et voilà ce que nous demandons à la justice de faire.


LE SAVIEZ VOUS ?

Revue de presse :

L'ensemble des médias a traité, avec acharnement pour certains, de " l'affaire " CCAS.
Nos copains d'outre-mer n'ont pas été en reste. Nous avons lu, non sans surprise, un article du quotidien "Le journal de la Réunion" en date du 1er mars, intitulé : " Comité d'entreprise EDF : la Réunion aussi… ". Il nous apprend que là bas, plus le grade syndical ou politique est haut, plus on a de privilèges…. Et comme la température y est plus élevée, on y parle de totalitarisme et de ségrégation sociale.
A chacun la responsabilité de ses propos. Quelle que soit notre analyse, nous ne pouvons que nous interroger sur ce phénomène ou une entreprise sociale, proche de ses salariés, qui les traite avec respect et obtient un taux de satisfaction auprès de ses bénéficiaires que beaucoup d'entreprises envieraient, se trouve ainsi laminée de l'intérieur.
Peut être que la maison n'est pas aussi idyllique que ce que l'on veut nous laisser croire ?


La C.C.A.S condamnée aux Prud'hommes

C'est, à notre connaissance, la première fois. Il y avait bien eu beaucoup de plaintes déposées par le passé, mais nous avions toujours payé avant les fins de procédures.
Cette fois ci, l'affaire est allée au bout et, même si le jugement est en appel, l'histoire retiendra que c'est le premier procès perdu par la CCAS (en attendant les autres).
Notre informateur souligne que la Direction Générale considère que la CCAS est une entreprise comme les autres et donc qu'il est normal de se retrouver aux prud'hommes.
Là, on voit bien que tout fout le camp et que les dirigeants d'aujourd'hui ne sont pas ceux d'hier.
Non, Monsieur le Directeur Général, notre organisme n'est pas comme les autres. C'est un organisme social et ses employés y travaillent pour la plupart avec cœur et dévouement. La centaine de dossiers prud'homaux dénoncée par votre prédécesseur montre bien à quel point vous semblez déconnecté des réalités de l'entreprise dans laquelle vous travaillez. A force de s'écarter de ses fondamentaux, on finit par ne plus les retrouver ; le Tribunal des Prud'hommes est un lieu ou s'exprime la souffrance des hommes. La CCAS, humaniste et sociale, n'a rien à faire devant ce type de juridiction, parce qu'elle n'est pas une entreprise comme les autres et parce qu'elle est gérée Par et Pour le personnel des industries Electrique et Gazière.


ECHECS, et maths ?

Après avoir souligné que les 6es rencontres nationales et internationales d'échecs au CAP D'AGDE organisées en 2003 furent une réussite, le Conseil d'Administration s'accorde, selon sa décision prise en 2002, de ne programmer en 2005 que des rencontres nationales. Et de rajouter qu'il réfléchira pour l'avenir à un "repositionnement" de ces manifestations au plus près des Electriciens et Gaziers !!!
Que ces 6èmes rencontres aient été une réussite, personne n'en doute. Il faut dire que le faramineux budget alloué a aidé les choses. Le calcul fait par la CFDT du coût par agent participant l'était tout autant. Alors prenons acte qu'il n'y aura dorénavant que des rencontres nationales. Espérons avec un plus petit budget (et sans les élites).
A CCASMAG, nous nous demandons s'il n'y a pas sur ce sujet encore corrélation avec les investigations sur la gestion de la CCAS. Ah, les hasards du calendrier !
Comme toujours chacun y verra ce qu'il voudra. Il n'empêche, que le Conseil lui même indique un repositionnement au plus près des Agents; ce qui confirme que ce n'était pas le cas. Plus globalement il envisage à l'avenir un pilotage régional et nous nous demandons si le fait d'un budget plus raisonnable aurait pour effet de ne plus intéresser le national ?


ADOPTION DU PROJET DE BUDGET MODIFIE 2004/2005 :

Le budget est ramené à 446,7 M€ et le budget d'investissement à 23,6 M€.
A propos des diminutions de dépenses d'exploitation, le Conseil insiste pour que ces restrictions portent exclusivement sur le fonctionnement.
Comme d'habitude, le conseil brille par son originalité. A quoi peut servir une expérience d'autogestion si c'est pour appliquer les recettes du grand patronat ?
Au final, quelque soit le système, il y a une constante, c'est que ce sont toujours les mêmes qui trinquent et que la rigueur augmente toujours à mesure qu'elle se rapproche du bas de l'échelle.
Le projet de budget est adopté selon le vote suivant: CGT et FO 13 voix, CFDT et CGC s'abstiennent. Nous qui croyions que toutes les grandes décisions étaient votées à l'unanimité ?
La CFDT (qui est avec la CGC la seule à souligner les dysfonctionnements actuellement), souligne que le coût annuel de la bonne centaine de personnes hors TH à la CCAS s'élève à 5,5 millions d'euros par an.
On en voit déjà certains crier au scandale. Ce serait oublier que ces personnes sans fonction à la CCAS l'ont été à la suite de deux restructurations et que la conduite de ces projets a été menée par nos élus avec la même dextérité que l'aurait été la conduite d'un 38 tonnes par un enfant de 5 ans.
Sans compter que l'embauche généalogique c'est bien, mais entraîne le plus souvent un mauvais rapport au niveau du retour à l'investissement. C'est ce que nous dénoncions dans nos deux premiers numéros. Comme quoi, à CCASMAG, on ne dit pas que des inepties.


NICE : la belle méditerranéenne...  

Et c'est vrai qu'elle est belle. La CMCAS, à en croire notre correspondant, le serait un peu moins. Selon lui, le chef comptable aurait refusé de cautionner certaines dépenses (encore !) et du coup, aurait été viré. La CGC ayant demandé l'accès aux comptes, sans succès, aurait pris la décision de porter plainte auprès de la brigade financière de NICE.
Cela montre deux choses. D'une part, que nos élus n'ont absolument pas besoin de nous pour se foutre dans la m...., d'autre part qu'il existe encore des comtés en France. Alors, quelle qu'en soit l'issue, il faudra bien que quelqu'un présente ses excuses. Soit ceux qui ont dénoncé et qui se sont trompés (le cas échéant nous le ferons), soit ceux qui ont magouillé (avec ceux qui les ont soutenu) et pour ce faire, gâché la vie d'honnêtes gens coupables seulement de vouloir travailler proprement.


CLARTE ET TRANSPARENCE S'IMPOSENT !

Nous avons aussi lu cela. Clarté et transparence s'imposent, comme le déclaraient une nouvelle fois les administrateurs CFDT au cours du Conseil d'Administration du 5 février 2004. Ils ont dû, en effet, interpeller la Direction Générale de la CCAS sur les prestations de restauration servies par la CCAS à l'occasion du congrès UFICT-CGT fin janvier dernier et ont exigé de prendre connaissance du montant de ladite prestation et des modalités de paiement. Nous avions déjà vu ça à Grenoble. C'est comme ça, quand la tête est dure, il faut parfois taper plusieurs fois.

2 mars 2004 :

C'est la date choisie par le Directeur Général pour se distinguer et jeter le trouble auprès du personnel du siège de la CCAS. Il a rappelé au Personnel, non sans une certaine fermeté, les droits de réserve inhérents à la fonction de chacun. Quels sont donc les secrets de fabrication si chers à cacher à la CCAS ? Y aurait-il une quelconque découverte susceptible d'assurer la fortune des Electriciens et Gaziers ? Ou bien seraient ce les investigations du juge qui lui foutraient les jetons? D'aucuns se sont demandés pourquoi se taire lorsqu'on n'a rien à cacher et de rappeler que chaque salarié a obligation de sortir du silence pour dire et surtout agir afin d'empêcher tout acte délictueux ou frauduleux susceptible de nuire aux intérêts de l'entreprise et de ses salariés.
Conscient de son dérapage (non contrôlé), le DG s'est adressé par courriel au personnel sur sa vision des obligations découlant du contrat de travail.
On a beau essayer de se rattraper, d'aseptiser le discours, une connerie reste une connerie et en l'occurrence, celle-ci en est une de plus.

Dans le même registre :

Le Directeur Général informe les organisations syndicales de la suppression du poste de Directeur Général Adjoint. C'est ballot, il n'a même pas vu qu'il y avait quelqu'un dedans. Encore une ! Il est vrai qu'à la CCAS, on ne s'embarrasse pas de ce genre de détail. Après tout ce n'est qu'un être humain et la France en compte plus de 60 millions.


LE MOINS DISANT :

La loi n'oblige pas la CCAS à procéder à des études de marché. Les Agents des IEG : OUI. Lorsque l'on constate plus de 4,8 % d'augmentation dans le domaine des denrées alimentaires et que les responsables de cuisine font remonter les contraintes rencontrées avec le marché national avec des tarifs souvent plus attractifs sur les marchés locaux, on s'interroge.
La Direction Générale reste insensible à ce genre d'arguments et n'envisage pas de modifier sa stratégie. Du moins pour le moment !

 Plus 6,9 % d'augmentation sur les frais de fonctionnement. La Direction a son idée !!. Les syndicats minoritaires aussi ! Ils souhaitent disposer d'outils de contrôle de gestion pour chaque type d'hébergement, pour chaque institution, avec et sans les charges .....Pouvoir contrôler en quelque sorte. Cette demande daterait du début des années 90. On croit rêver.


LA REORGANISATION S'IMPOSE.

C'est le titre choisi dans le CCASINFOS d'avril 2004 pour nous parler de ce fiasco : "je ne comprends pas le choix d'AXA...en plus, j'ai interrogé ma SLV, elle n'avait pas tous les éléments et pour joindre Faugère et Jutheau, c'est le parcours du combattant." Ce message résumait les multiples incompréhensions vécues par une grande partie des assurés. Là, ils se foutent de votre figure, parce que les réactions des assurés sont tout autres. Le forum de discussion du ccas.fr en témoigne. Tous se demandent pourquoi il est possible d'obtenir en individuel et sans négociation, 30 % moins cher, chez AXA, comme chez d'autres assureurs d'ailleurs ? Qu'elle est la plus value apportée par le courtier et pourquoi les remises de gestion d'environ 5 M€ sont ventilées aux CMCAS et à la CCAS pour régler les assurances de l'Organisme et ainsi faire financer par les assurés des coûts de fonctionnement imputables au fonds du 1 %.
Les plus malins ont déjà quitté le navire fantôme. D'autres attendent les augmentations prévues en juillet pour le faire Les élus invoquent la dégradation économique des contrats et une certaine conception de la solidarité. Cette solidarité là, nous la connaissons et pour nous, c'est NON, merci.


SECURITE SOCIALE :

Là encore, il y a beaucoup à dire. Sur la gestion faite par des militants politiques et syndicaux en lieu et place de militants mutualistes et autres techniciens professionnels. Sur les cotisations des inactifs qui sont de moitié celles de leurs collègues actifs, alors que cela ne se justifie plus, si ce n'est la prise en considération du caractère électoraliste de cette population. Enfin et surtout sur cette politique dramatique de gestion du personnel qui génère un absentéisme record. La plus mauvaise des solutions consiste à ne pas se poser de questions, de considérer que l'état dépressif ambiant est d'origine virale et que la responsabilité en incombe au seul gouvernement qui en possède le vaccin.


Dernière minute :

Nous recevons beaucoup de contacts, individuels mais aussi de syndicats minoritaires, qui s'inquiètent d'un éventuel deal entre le Ministre et la CGT. Certains affirment même récemment que le Ministre aurait proposé "d'épargner la CGT si son projet ne rencontrait pas la résistance susceptible de le faire avorter".
Honnêtement, la ficelle nous parait un peu grosse (même si Les Echos du 26 avril ne comprend pas le rappel à l'ordre de Frédéric Imbrecht aux autres syndicats, leur reprochant d'avoir quitté la table des négociations). Concernant ce fameux projet, il est évident que l'ensemble des acteurs sociaux soutient la CGT dans sa volonté de le faire avorter. Les Agents tout d'abord (75 %) et nous pensons qu'en cas de durcissement du conflit, il y en aura d'avantage. Les syndicats représentatifs ensuite et bien sûr les adhérents de CCASMAG qui savent faire la part des choses et situer précisément les combats à mener.
La balle est donc dans le camp de la CGT. Tout le monde attend la décision d'ouverture des hostilités (grève illimitée). Dans le cas contraire, et en cas de victoire de M. SARKOSY, nous n'osons même pas imaginer les réactions de chacun. Pour notre part nous serons toujours là pour en parler.


CONCLUSION

La CCAS a 40 ans.  

Comme il est dommage d'avoir à fêter son anniversaire en pareils moments ! Pourtant nous restons optimistes. La mauvaise gestion n'est pas imputable à l'Organisme, mais bien aux "maîtres des clefs". Gageons que c'est à eux seuls que la justice demandera des comptes.
Le CCASinfos, dans son numéro d'avril précise qu'en 1962, un décret aurait pu avoir des conséquences néfastes en imposant à l'organisme une gestion tripartite (gouvernement, direction, syndicats). Il n'en a rien été. La gestion syndicale, exercée sans contrôle efficace n'a pas fait mieux que nous conduire droit dans le mur. Les agents sauront retenir la leçon et se mobiliseront à coup sûr, pour la défense du statut, pour leur régime de retraite, et pour leurs activités sociales Par et Pour le Personnel et rien que cela.




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