CCASMAG N° 27

EDITO :


Dans son édito de janvier 2005 (ccasinfos N° 253), notre Présidente s'interroge sur ces petits riens qui mènent aux grands maux.
"Je vous propose qu'en 2005, nous prenions le temps de réfléchir ensemble à tout cela afin de mesurer les dégâts, les horreurs, parfois, qu'engendrent la surdité, le mutisme et l'aveuglement. Et comment en sortir. C'est un effort important à fournir, au quotidien, sans relâche, dans nos actes comme dans nos paroles. Nous aurons à nous interroger si nous ne produisons pas nous-mêmes de la discrimination autant que nous en sommes victimes."
Nous approuvons pleinement cette réflexion, à la seule différence qu'il n'y a aucune interrogation de notre part, car oui la CCAS est productrice de discrimination et, entre nous, à un point que Madame la Présidente ne saurait imaginer.
Nous aimerions aider cette personne qui nous apparaît vertueuse dans ses propos, mais toute lueur d'espoir aujourd'hui nous semble utopique aussi bien vis à vis des attaques externes que de la volonté interne.
Le scénario CCAS tire à sa fin, la privatisation de nos Etablissements est en marche et les bonnes intentions présentes ne peuvent pas effacer les dérives d'hier.
Le bilan des élections de représentativité successives démontrent que les dérives dénoncées sont restées lettre morte dans la mémoire des Agents. La faute en incombe à notre société boulimique d'informations instantanées, et l'on comprend alors aisément que nos propos soient relégués au simple rôle de sachet de thé. Le petit scoop en interne est très vite enterré. Pour exemple, et pour coller à l'info, alors qu'un Elu de la République vient d'être démissionné pour frasque immobilière, qui se souvient de pareils errements de la part de vénaux élus ou fonctionnels CCAS peu scrupuleux de la santé du 1 % ? Pas grand monde. Et ceux qui savent cultivent l'omerta.
Nous ne perdons pas espoir toutefois de voir dans le cadre de nouveaux séjours CCAS, après la cueillette des olives en Palestine, la dégustation d'oranges givrées à l'ombre. Qui sait.


Le saviez vous ?

Nous sommes en plein débat sur la protection sociale des Electriciens et Gaziers. Les organisations syndicales nous informent, nous donnent la parole en nous donnant l'illusion de participer à l'évolution de notre société. Il en a été de même pour notre régime de retraite. Les Agents ont voté NON à la remise en cause de leur régime et donc NON à la négociation.
Comme d'habitude, on les a écoutés, mais pas entendus.
Cette fois, soyez rassurés, ce sera différent. Si l'on en croit les informations qui nous parviennent, la CGT se prononce pour une amélioration des remboursements et pour un équilibrage des finances faisant appel à la participation de l'employeur. Tout ceci bien entendu dans un contexte où elle reste "gardienne du temple".
Les autres organisations seraient plus favorables à une centralisation via des appels d'offres. Et concernant le "pilotage" elles optent pour une commission paritaire de branche (c'est-à-dire, participation de l'employeur).
Bref, les avis divergent comme à l'accoutumé et nous avons, une fois de plus, le sentiment que chaque organisation syndicale fait passer ses intérêts propres avant de se préoccuper de ceux des Agents. L'objectif principal restant la prise ou la sauvegarde du leadership et l'intérêt majeur se portant sur la gestion des autres sans pour autant remettre cause la sienne.
Cependant, une chose est sûre, les problèmes subsistent : coûts de gestion trop élevés, contrôles de l'industrie médicamenteuse à revoir, rôles des médecins à recadrer, attitudes des assurances qui inventent chaque jour des mesures de plus en plus drastiques pour éliminer les maillons faibles, attitudes de certains patients boulimiques de consultations superflues sans oublier les personnes âgées détentrices de stocks faramineux de médicaments dans la peur d'une hypothétique troisième guerre mondiale. Bref toutes ces choses, à gommer ou à équilibrer, qui permettraient des économies substantielles et qui nous placeraient dans une position de force face au gouvernement ; la position de celui qui vient de balayer devant sa porte et qui demande à l'autre d'en faire autant.
Nous n'évoquerons pas les arrêts de travail de complaisance, qui ne le sont pas réellement d'ailleurs. Si à la CCAS l'absentéisme est élevé c'est en premier chef le résultat de managements désastreux, d'harcèlements caractérisés et plus généralement l'absence de sens au travail. Mais cela ne nous regarde pas ! Remettre en cause nos collègues, nos directions, nos syndicats, les Gouvernements successifs et nous même, serait véritablement suicidaire. Nous n'aurions plus de lecteurs.
Alors, le mieux c'est de se tenir coi et considérer que ce système a fait ses preuves et que s'il manque de l'argent dans une caisse il suffit d'en prendre dans une autre. CQFD !
Là encore, certains se poseront la question de savoir si la FD CGT est l'émanation des 165 syndicats de centres qui se sont prononcées contre l'accord global. Dans une déclaration du 6 janvier, Patrick DECARLIS indique que des avancées ont eu lieu. Plusieurs propositions d'accords sont intrinsèquement liées et donc regroupées dans un accord global qui fait le lien entre tous. S'en suit l'énumération des points positifs et de nous démontrer qu'il s'agit bien là de démocratie participative telle que prônée par le grand syndicat ?
La CFDT, SUD ENERGIE sont eux sans ambiguïté. Pas d'accord global. Quant à la CFTC, signataire de l'accord, il se pourrait quelle entre en zone de turbulence si l'on en croît les nombreuses remontées négatives des syndicats de Centres. Ils s'en trouvent même pour se demander si le passage dans le collège cadre d'un haut responsable (accord donné par le Directeur de la DPRS) et la signature de l'accord ne comporterait pas une relation de cause à effet. Sympathique !
Le moins que l'on puisse dire c'est que ça bouge dans les syndicats.
Que dire enfin des divergences constatées dans l'appréciation du Traité Constitutionnel Européen entre la Fédération CGT et la Confédération en la personne de Bernard Thibault ? La " chose " aurait été mal expliquée (façon élégante pour dire que les militants ne pompent rien). Toujours est-il que les médias se régalent et que là, ce n'est pas la faute de CCASMAG !


ccas.fr : forum de discussion

C'est l'histoire de PS, un pauvre gars licencié par un organisme social hautement humaniste.
Il y a ceux qui disent qu'il s'était investi comme personne et qu'il était compétent (ça peut choquer).
Il y a ceux qui disent qu'il a bousculé la hiérarchie, effacé des trucs sur l'ordinateur, etc…
Comme toujours, chacun y va de son parti pris, quitte à dire tout et n'importe quoi.
Et puis il y a les faits ; difficile à discuter quand bien même nous serions de mauvaise foi.
Notre homme est en dépression et le tribunal des Prud'hommes a jugé le licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse.
Les plus pourris penseront qu'il s'agit peut être d'une comédie sans rapport avec notre affaire et que le Tribunal n'a pas la réputation de l'objectivité.
Enfin il y a nous, CCASMAG, qui a défaut de dire qui a tort ou raison, observons dans l'argumentaire des comportements redondants de la part d'une hiérarchie au management approximatif avec pour conséquence le développement de situations sans aucun rapport avec la belle histoire de notre maison.
C'est comme ça, la CCAS a changé, gérée par des individus qui massacrent cette belle histoire écrite par nos aînés au nom de déroulements de carrières hors normes, sur la base de critères non professionnels, qui renvoient une image négative pour l'ensemble du mouvement ouvrier.
La CCAS cultive ce dicton : "un prud'homme ça va, plein de prud'hommes, bonjour les dégâts".


Et justement :

"La CCAS et les prud'hommes"


C'est un des sujets récurrents transmis par nos correspondants régionaux et dont nous faisons régulièrement écho dans nos colonnes.
Si la plupart des actions prud'homales à l'encontre de la CCAS relèvent d'un manquement quelconque au code du travail, certaines toutefois ne sont souvent guidées que par un simple sentiment profond d'iniquité sociale au sein de l'Entreprise.
Dans l'exemple décrit ci-après, c'est encore l'amour propre des individus qui est blessé et si l'objectif managérial, espéré et légitime de la CCAS, reste de favoriser, encourager et promouvoir le travail en groupe et le réel esprit d'équipe c'est bien un échec de plus qu'il nous faudra comptabiliser.
A la question : combien d'Agents la CCAS a-t-elle " cassé " ? La réponse tient dans la proportionnalité d'Agents incompétents en poste (chacun saura faire son ratio).

La lecture de la lettre ouverte ci-jointe nous éclaire sur l'ambiance générale, sur le regard et sur le rapport des Agents à leur Entreprise.
Le régime dictatorial ou chaque service fait un peu ce qu'il veut en toute impunité nous éclaire pourquoi les "voies autorisées" de la CCAS sont majoritairement contre les avancements au mérite.
La pseudo démocratie développée dans cet exemple nous oblige à s'écrier: "Messieurs vous êtes politiquement incorrects". Les arguments de profils et de compétences n'ont pas primé dans le choix délibéré de la Direction locale.
Victoire est encore restée à la magouille et au népotisme.
Honte une fois de plus à ce type de gestion ouvrière.



Lettre ouverte


Pour clore cette anecdote corse représentative de la concorde nationale CCAS (anecdote malheureuse pour les Agents éconduits), nous rajouterons que, outre cette publicité néfaste, la CCAS devra s'expliquer par ailleurs de son choix sur cette affaire au conseil des prud'hommes d'Ajaccio.
Affaire donc à suivre......... (rigolons, rigolons…. Mais, les avocats, c'est nous qui les payons !!!)


Et s'il n'y avait que la CORSE !


Malheureusement il n'en est rien. Nous apprenons qu'un cuisinier saisonnier de longue date, écoeuré de rester sur la touche au profit de "pistonnés", a décidé lui aussi d'avoir recours à l'arbitrage prud'homal.
Un autre, qui effectuait également de longue date un remplacement sans problème apparent s'est vu déclaré non apte à la sortie du bordereau. Le gars n'est pas content et va certainement rejoindre la cohorte des Agents ultra motivés.
Bref, c'est la faute à personne mais ça commence sérieusement à sentir le sapin.


Prenez le relais ?

L'action est idyllique. Des détachements courts pour perturber le moins possible les unités concernées. Une formation solide pour permettre à chaque agent d'être porteur d'un projet et des collègues en "activité choisie" qui viennent prêter main forte à une politique du Par, de plus en plus revendiquée.
La réalité est malheureusement toute autre !
D'abord parce que les unités n'ont que faire de la gestion d'une entreprise qui revendique en permanence sa souveraineté tout en perturbant les services à des périodes où la prise de congés des Agents est à elle seule problématique. Ensuite parce le détachement de courte durée est synonyme de non-remplacement pour les chefs d'unités et qu'à tout prendre, un remplacement de longue durée est bien plus facile à obtenir. Enfin parce que la politique de la CCAS est depuis longtemps décodée et que chacun sait que détachement court égale tranquillité pour la Direction Générale de la CCAS. En effet il ne se passe pas de jours sans que nous ayons un appel de détresse émanant d'Agents à la dérive qui, après de nombreuses années d'encadrement se retrouvent sans travail, sans domicile fixe car souvent au bord de la rupture conjugale.
Ils ont pourtant donné, ils se sont formés, (parfois trop), ils ont milité, se sont engagés avant de constater qu'on les laissait tomber.
Comme vous, nous avons mis du temps avant de comprendre à quel point le système était vérolé. Pensez donc, vous êtes agent d'exécution (c'est souvent le cas) et vous aspirez à la fois à l'émancipation et à la participation à cette magnifique œuvre collective. Alors vous y allez, vous foncez, malgré les difficultés. Pour ne pas être en reste, vous vous formez. DUT carrières sociales, Defa, Maîtrise de l'éducation, en sciences humaines, pourquoi pas doctorat dont on ne sait quoi…Et puis un jour, vous atterrissez. Le prix du steak a augmenté et vous constatez que votre hiérarchie est beaucoup mieux payée, sans forcément l'avoir mérité.
Alors vous décidez de prétendre. Prétendre simplement à un poste qui viendrait régulariser un investissement mais aussi une situation qui, au fil des années, s'est dégradée. Et là, surprise. D'abord, on ne vous a rien promis ; et puis, à défaut de vous l'avoir dit, il n'empêche que votre travail laisse parfois à désirer. Trop de charisme, ou pas assez, pas suffisamment évalué ce qui nécessite une période d'immersion en espérant, que vous n'en remontiez jamais.
Bref que des emmerdes et ce sentiment d'une volonté de pourrissement de la situation avec pour seule porte de sortie, un hypothétique retour à EDF, la seule entreprise habilitée à ramasser nos m...
Alors faut-il prendre le relais ?
Bien sûr que oui ! mais en suivant l'exemple de votre hiérarchie.
Vous êtes jeune embauché. Vous faites du syndicalisme et demandez normalement que vous soient attribués les homologues. Rien de plus normal en soi ! Le tout est de réussir à évoluer au même rythme que vos collègues désignés jusqu'au GF12. Arrivé au collège cadre, il est temps d'encadrer et là, carrière TGV assurée. Pas de problème de passage de GF4 en GF8, pas d'intervention de la DIDEME ou je ne sais de quel organisme. Tout roule et en prime, vous continuez à vous la jouer grand militant ; sac en bandoulière laissant dépasser l'huma tourné du bon côté. Si tout cela ne marche pas, vous pouvez passer par une CMCAS ou par un poste de délégué. Vous pouvez éventuellement revendiquer un lien de parenté. Au pire, il vous faudra prendre votre mal en patience et attendre ce fatidique moment ou la possibilité vous sera offerte d'accéder au "temps choisi" (il faut dire comme ça maintenant). Là, pas question d'inactivité et en plus vous serez respectés. Et pour cause, à la première réflexion, vous aurez la possibilité de vous désolidariser. Rassurez vous cependant, l'organisme, au prix où vous êtes rémunérés, reste en tous points tolérant.
A tous ceux que la grande maison a laissés au bord de la route, soyez assurés que la CCAS est vraiment,…. désolée.
NB : à l'attention des futurs postulants :
Suivez nos conseils avant de vous engager si vous ne voulez pas être voué aux gémonies de la politique du " chien crevé ", la seule identifiée à ce jour à la CCAS.



LE SAVIEZ VOUS ?

Séjours outre-mer :

"Grâce au partenariat avec les CMCAS des départements d'outre-mer, la CCAS dispose, à des périodes précises, d'hébergements dans les centres de vacances dont ces CMCAS sont propriétaires, le reste du centre étant librement utilisé par la CMCAS." (catalogue vacances printemps-été 2005, ccasinfos)

Réécriture CCASMAG.
" Grâce au salaire différé des électriciens et gaziers de métropole et de l'outre-mer, la CCAS et les CMCAS se partagent la gestion des Institutions à disposition de l'ensemble des bénéficiaires propriétaires, toutes périodes confondues ".
C'est plus précis et ça respire d'avantage le bonheur !

NVO (hebdomadaire D'actualité de la CGT septembre 2004)

Page 35 le journal titre : BONJOUR PARESSE L'entreprise désenchantée.
Si la Nouvelle Vie Ouvrière se met, elle aussi a exercer son regard critique sur la CCAS, nous devrions arriver à nos fins.
Sur le fond, il s'agit d'un bon bouquin. Achetez le.

CSEG (Conseil Supérieur de l'Electricité et du Gaz) du 21 septembre 2004.

Le syndicat Force Ouvrière n'est pas content et il le fait savoir.
L'examen de l'article 9 du Statut National des personnels des IEG, article qui régit l'évolution du Salaire National de Base (SNB) et des diverses majorations résidentielles était à l'étude.
Le syndicat nous explique que cette remise en cause du Statut est de la première importance et qu'il a été le seul à s'y opposer. La CFDT et la CGC auraient voté pour, la CGT se serait abstenue. Son Secrétaire Général, Max ROYER s'en est expliqué auprès de Madame Michèle ROUSSEAU, Directrice Générale de la Demande et des Marchés Energétiques.
Dans ce même tract, il est fait référence à un deuxième projet de décret visant à entériner les hausses de cotisation CSG sur les allocations de préretraites, les pensions de retraite et d'invalidité. Contre FO et CGT, Abstention CFDT, Pour CGC.
Et les Agents dans tout cela ? Ils ne comprennent plus rien si ce n'est la division du monde syndical quel qu'en soit le sujet et ce sentiment amer que dans tous les cas, c'est pas gagné.

Décrets, arrêtés, circulaires.

Décret n° 2004-1011 du 21 septembre 2004, JO N° 226 du 28/09/2004 portant création d'une indemnité de sujétion spéciale en faveur du président et des membres de la commission de régulation de l'énergie.
Art.1er. Le montant annuel de sujétion spéciale allouée au Président est fixé à 104 225,89 €.
Art 2. Le montant de l'indemnité allouée aux membres du collège est fixé à 47 159,34 €.
On vous l'avait dit, c'est dur pour tout le monde !

En bref :


Nouvelle perquisition au siège de l'association " droit à l'énergie ", proche de la FD CGT des mines et de l'énergie. Le juge Jean Marie DHUY, accompagné de la brigade financière se sont présentés le 2 février au siège de cette dernière, hébergée dans les locaux de la fondation EDF. Le feuilleton continue, en attendant le rapport de la Cour des Comptes diffusé prochainement et le résultat de toutes ces investigations ; tout cela coûte cher aux contribuables que nous sommes et nous aurions du mal à accepter que la montagne accouchât d'une souris.

Le savez vous (encore) ?



Ceux qui le savent désormais lisent CCASMAG. Ceux qui ne le savent toujours pas sont mal informés. Pourquoi ? La question reste posée.

Enfin, pour les satisfaits, nous leur réaffirmons que le rapport qualité/prix de la CCAS est médiocre. Et pour ceux qui pensent que l'on en a trop fait (ou trop dit) pour diaboliser la CCAS, peut-être un jour, comme nous, à juste titre, ils penseront que nous n'en avons pas assez fait.

A bientôt,




Le comité de rédaction



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