CCASMAG N° 28
LE MOT DU PRESIDENT :
La vocation de CCASMAG se veut de défendre les intérêts collectifs des Electriciens et Gaziers et non nos intérêts particuliers. Toutes nos parutions sont le reflet de cette éthique collégiale, et c'est ainsi que vous avez pu constater que nous ne parlions jamais de problèmes qui affectent l'une ou l'un d'entre-nous.
Cette attitude s'explique principalement par respect du lecteur et également parce que les différends qui nous opposent à la CCAS sont complexes et justifieraient à eux seuls un débat qu'à notre connaissance la CCAS ne souhaite pas. Et puis enfin parce que les avatars des uns et des autres risqueraient de vous ennuyer rapidement et ce n'est pas l'objectif recherché.
Cependant ils s'en trouvent certains pour débattre de nos vicissitudes dans le forum « ccas.fr », qui il est vrai peut servir aussi à cet effet.
Si CCASMAG n'a jamais participé officiellement à ce genre de discussion, il lui arrive cependant d'en prendre connaissance et de constater qu'au-delà de ce qui se dit, on y retrouve les schémas classiques des « partisans » pro-CCAS qui cherchent à défendre coûte que coûte l'Institution et des « opposants » qui la fustigent par des justifications qui leurs sont propres. Chaque camp y va de sa connaissance du dossier, assénant des certitudes, pour la plupart extraites des médias, affirmant des positions émanant de Directions ou de syndicats locaux eux mêmes mal informés et qui cherchent à sauver la face...
Par extrapolation, nous nous demandons si nous sommes nous-mêmes bien informés dans le bras de fer que nous menons face aux gestionnaires de notre Organisme ? La réponse est « non » bien entendu.
De ces situations émerge la nécessité absolue d'un arbitrage extérieur subissant un minimum d'influence pour un maximum d'objectivité. C'est dans ce sens que nous attendons avec impatience, le rapport de la Cour des Comptes 2005, les décisions du juge J-M DHUY et le passage devant la Commission Secondaire du Personnel des IEG du Président de CCASMAG.
Sur ce point précis je tiens à remercier ceux qui me soutiennent et je leur dis qu'ils se rassurent, il n'y a pas de licenciement en vue (il n'y en a jamais eu) pour la simple raison que je n'ai pas de crainte à être sanctionné sur des bases factuelles qui n'ont jamais existées.
Penser le contraire ne serait que littérature fiction...
Et pendant ce temps
. L'AMNESIE collective du SECRET continue
Eh oui ! Déjà soixante ans que furent crées les premiers comités d'entreprises.
Cet anniversaire nous donne donc à penser à ce dicton : « les secrets de famille ont de longues ombres » et ainsi nous rappeler la difficulté à admettre les fautes de nos aïeux.
La CCAS ne transgresse pas cette citation, d'autant qu'au pays des communistes il a toujours été dur d'écrire contre les dérives du système. Nous parions donc que prochainement devant la justice, les Elus d'aujourd'hui plaideront sûrement le « je ne savais pas » l'existence des erreurs du passé.
Cependant si nous nous le savons comment pourraient-ils l'ignorer ? La Cour des comptes et la justice lèveront sans nul doute le voile sur l'opacité du système ; et alors là en tant que copropriétaires CCAS nous demanderons, avec d'autres, que les responsables d'irrégularités, s'ils sont démasqués, nous remboursent l'argent détourné. Car détourner des millions est plus grave que détourner un sac à main.
Ces quarante années de gestion unilatérale, émaillées de faits de corruption, ont induit de la prostitution de la part des Agents serviles. Les « kapos » du système se sont endormis, et la présence feutrée d'un commissaire aux comptes à la CCAS aux CR annuels consolants et compatissants, restent pour certains encore énigmatiques, sans que pour autant sa probité et sa loyauté soient mise en cause.
Ces secrets (abus de fonctionnement, financements douteux etc
), additionnés à la carence des principaux acteurs (Elus et Fonctionnels) sont les principales causes du flou persistant et expliquent le chaos auquel nous assistons.
Les élus de l'époque étaient bien les seuls pilotes de ce système tronqué. Dans les années fastes où le BTP (Bâtiment Travaux Publics) CCAS battait son plein, la concurrence et la prime au « mieux-disant » n'existait pas. Les marchés étaient gagnés toujours par les mêmes trusts du BTP adossés à leurs filiales de sous-traitances au travers d'appels d'offres bidons. Les architectes indéboulonnables, assistants de la maîtrise d'ouvrage, imprimaient de facto un délit d'entente et donc un pacte de corruption pour les financements douteux, qu'ils soient politiques ou syndicaux.
Nous rajouterons que de notre point de vue la majorité des emprunts CCAS des années 80 furent certainement plus contractés pour financer des dépenses de fonctionnement dispendieuses que pour les seuls investissements immobiliers comme l'on a voulu nous le laisser croire à l'époque.
D'ailleurs que reste-t-il de notre patrimoine immobilier en francs constants ?
Aujourd'hui la CCAS ne construit quasiment plus, elle préfère créer des « Fondations » et des SCI.
Là encore, espérons que l'on n'est pas en train de nous bluffer une fois de plus !
Ainsi nous exhortons les décideurs actuels, à chaque niveau de responsabilité, de ne pas emboîter le pas de leurs aînés et pour cela ne pas perdre de vue que les objectifs fondamentaux pour une bonne gestion de l'entreprise CCAS doivent et auraient toujours dû être :
Merci d'avance d'essayer d'y penser au quotidien.
Déboutés !
C'est un fait, l'association CCASMAG, Jean Claude LAROCHE, Josette COLOMBAT et Fernand COULON (à titre personnel) ont été déboutés partie civile dans « l'affaire CCAS ».
Le tribunal a considéré que seule la personne morale CCAS subissait un préjudice direct et que les demandeurs ne pouvaient prétendre à un salaire différé mais seulement à des prestations fournies par la CCAS et financées sur les fonds provenant du 1 %.
En clair, le 1 % n'est pas un salaire différé et là, on s'est fait b
.. et on nous a raconté des fariboles pendant un demi-siècle.
Sur le fond, cela pose un bon nombre de questions. Si la personne morale CCAS est seule considérée comme ayant subi un préjudice direct, cela signifie que seuls ses représentants ont accès au dossier.
Cela signifie également que si l'on vous autorise à porter plainte, ce n'est pas pour autant que l'on vous attribue une quelconque reconnaissance et là se pose la question du « comportement citoyen ».
Tout le monde se souvient d'une agression dans le RER ou ailleurs et du déchaînement médiatique qui s'en suivit du fait que parmi les témoins il s'en trouvait d'avantage à tourner la tête plutôt qu'à porter secours à la personne agressée. Spectacle affligeant de couardise généralisée lisait-on dans toute la presse...
Il y a tout de même encore celui, qui n'écoutant que son courage, s'en est allé porter secours à la veuve et à l'orphelin, au point de ramasser un mauvais coup et de se trouver dans l'obligation de saisir la justice.
Notre Don quichotte des temps modernes, confiant et fier de son comportement apprend qu'il lui faut se trouver un avocat (et que ça coûte du fric), que seul le ou les agresseurs ont droit à un avocat commis d'office et que de toute façon, il aura toutes les peines du monde à se faire indemniser puisque les délinquants ne sont pas solvables. Notre homme est dépité. Tout le monde l'a oublié, à lui de se débrouiller.
La société a ce qu'elle mérite. C'est ce que nous disons souvent. Il est étonnant d'affirmer que l'on puisse s'attaquer à un organisme qui « gère » un budget annuel de 420 M sans qu'il y ait de représailles et sans qu'il y ait de préjudices directs ? Qui veut-on protéger ? L'accuseur ou l'accusé ? Le bourreau ou la victime ? Le préjudice considéré est-il exclusivement financier ?
Veut-on un « comportement citoyen », favorise-t-on le je-m'en-foutisme ? Quel crédit apporter à un jugement ou aucun des plaignants n'aura eu accès au dossier ?
La question reste posée.
De notre point de vue, ce n'est pas une bonne chose. Tout ce qui contribue à entretenir le doute favorise l'individualisme et il y a fort à parier, malheureusement, qu'à la prochaine agression, ils s'en trouvent encore beaucoup plus pour tourner la tête et rejoindre nos copains de l'île de beauté où, comme chacun le sait, au pays des témoins, les aveugles sont les rois.
Démocratie ?
Il est des faits qui, analysés individuellement, peuvent être considérés comme des accidents.
Quand ces mêmes faits sont répétitifs, dans des espaces géographiques différents, il en est tout autrement.
Ainsi, les élections de toutes les SLV (sections locales de votes) de la CMCAS de POITIERS du 21 octobre 2004, ont été annulées, à la demande du syndicat SAEC-UNSA, par le Tribunal d'Instance de POITIERS.
Les motifs entre autres sont : augmentation irrégulière du volume des électeurs de l'ordre de 12 % environ, non respect des délais stipulés par l'accord national ; ce qui a eu pour effet de ne pas permettre aux syndicats de s'organiser
En défense, la CMCAS formule des réserves sur la qualité à agir de l'UNSA, ce syndicat n'étant pas représentatif, mais reconnaît, sur le fond, que les élections contestées n'ont pas été régulièrement organisées.
Il est choquant de constater qu'à l'intérieur de nos organismes il s'en trouve qui considèrent que la démocratie ne s'applique qu'aux organisations représentatives ? Heureusement, le Tribunal en a décidé autrement.
A la CMCAS de BOULOGNE, on est plus expéditif encore. Trois administrateurs de la CFE-CGC ont été purement et simplement exclus du bureau de la CMCAS au motif qu'ils avaient adressé différents courriers au Président ; lesquels courriers sont à ce jour toujours restés sans réponse.
La Présidente de la CCAS, Evelyne VALENTIN, interrogée par la CGC sur cette situation a tenu à rappeler que la diversité des opinions et des points de vue était salutaire pour la CCAS et a envoyé un courrier au Président de la CMCAS de BOULOGNE sur MER. Merci Madame la Présidente.
L'exercice de la démocratie est difficile. Nous en convenons volontiers. Il nécessite une vigilance constante de tous les acteurs et chaque manquement se doit d'être dénoncé. C'est ce que nous faisons et c'est ce que nous continuerons à faire dans l'intérêt général.
Bémol !
L'accord relatif au personnel CDD de la CCAS vient d'être signé. Cet accord donne de nouvelles garanties sociales et démocratiques et la CCAS considère que, fidèle à son histoire d'innovation et de progrès social, elle contribue à réduire la précarité d'une catégorie de salariés qui est particulièrement exposée.
Nous serions presque d'accord mais notre vécu au sein de cet organisme nous a appris que la CCAS est une entreprise comme les autres. Qu'un de ses objectifs ces dernières années a été de réduire volontairement la fréquentation des institutions (permanentes notamment) et de justifier ainsi la suppression de bon nombre de postes avec pour effet de multiplier le nombre de saisonniers. Nous savons que certaines de ces institutions ont perdu, en un temps très court, jusqu'à 40 % de taux de fréquentation sans que jamais personne ne s'en étonne. Que d'autres institutions ont été fermées et vendues sans qu'aucun effort n'ait jamais été fait pour les rendrent « plus compétitives » et que cette politique a conduit à la précarisation des emplois.
Cet accord reste cependant une bonne chose. Il fallait simplement y mettre un bémol et ne pas perdre de vue que les deux phases de déconcentration de la CCAS et la politique de gestion du personnel qui s'en est suivie ont également largement contribué à cette situation. Alors, bonne conscience ?
LES CAMERLINGUES SONT-ILS AU POUVOIR ?
Le syndicat FORCE OUVRIERE, dans un tract du 14 avril 2005, nous apprend que le Camerlingue est le cardinal désigné par le pape de son vivant pour assurer l'intérim, après son décès, jusqu'à l'élection de son successeur.
S'en suit une attaque en règle contre le Directeur Général de la CCAS et FO de se demander si quelqu'un dirige le bateau ?
Toujours selon FO, à la CCAS, tout le monde s'en fout et chacun continue, bon an mal an, à mener ses petites affaires, cautionnant les aberrations budgétaires, petites embauches de complaisances, promotions rapides pour le p'tit copain...
Et bien ! mon cousin, le moins que l'on puisse dire est que le syndicat est fâché !
Ce n'est pas la première fois que Force Ouvrière dénonce et puis les choses étaient rentrées dans l'ordre, comme si de rien n'était. Un soutien inconditionnel avait été apporté à l'ancien Président qui oeuvrait à la transparence et apportait toutes les garanties à la mise sur rails (les bons) de notre organisme.
La question que nous nous posons est de savoir si FO va continuer à dénoncer ce que nous dénonçons et ce que les autres minoritaires dénoncent ? Ou le syndicat va-t-il obtenir de nouvelles garanties ?
Quoi qu'il en soit, rien que pour le « Camerlingue », ça valait le coup.
CN/CMPP du 31/03/2005 (compte rendu UFICT CGT mines-énergie)
Politique Ressources Humaines de la CCAS.
La délégation CGT se félicite de la mise en uvre d'une politique de ressources humaines à la CCAS. Elle n'a pas attendu que des voix mal intentionnées se propagent sur les ondes et dans les journaux pour demander une politique de personnel à la hauteur des enjeux pour la CCAS. A chaque présentation du bilan social dans le CN-CMPP, elle a exprimé cette volonté.
C'est donc le ou la secrétaire qui fait mal les comptes rendus. Reste que le syndicat a manifestement mis longtemps avant d'être entendu et de s'interroger s'il est normal d'avoir attendu aussi longtemps pour mettre en place une politique à la hauteur des enjeux.
Un peu plus loin nous lisons : « cependant quelques remarques ayant donné lieu à de vifs échanges lors du dernier CN-CMPP n'apparaissent toujours pas ». Toujours le secrétaire !
« Par ailleurs la délégation CGT, au-delà que le calendrier affiché est déjà caduc pense qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir entre les intentions affichées dans ce document et les pratiques managériales mises en uvre sur le terrain » « la concertation de façade ne satisfera pas longtemps les salariés »
Au final, peu importe que ce soit l'ancien Directeur de la CCAS qui se soit ému de l'absence d'une politique de ressources humaines, CCASMAG ou la CGT, l'important c'est que nous y voyons un peu plus clair (peut être ?).
Stratégie en matière comptable et financière.
Il s'agit de s'appuyer sur les exigences et les demandes de la cour des comptes (ça commence).
La délégation CGT, à la lecture du document, constate que la réflexion qu'elle avait engagée, sous la précédente Direction, avec les salariés de cette filière, est reprise en grande partie dans ce document.
Comptabilité, gestion du personnel, ça sent l'anticipation au rapport final de la cour. Reste à savoir si celle-ci ne va pas se retrouver au placard pour atteinte suprême à la souveraineté du Conseil ?
LE SAVIEZ VOUS ?
Postes d'adjoints en Direction Régionale ?
On nous en parle et nous nous demandons quand va s'arrêter le bal ?
La deuxième phase de la déconcentration et la mise en place de Secteurs Opérationnels auraient dû positionner le Décisionnel au plus près des bénéficiaires et diminuer sensiblement le nombre d'agents au sein du siège et des DR. A cela on a préféré supprimer le niveau décisionnel de terrain et maintenir le mastodonte en état de mauvais fonctionnement.
Pour mémoire rappelons une fois encore que le budget de la CCAS sert à 25 % des ouvrants-droit affectés l'été en centre de vacances, à un petit 20 % des agents qui déjeunent régulièrement dans un restaurant géré par la CCAS, que sur les 420 M destinés aux activités (290 M correspondant à 71 % du budget réservé aux activités et 130 M provenant de la participation des Agents), seulement 99 M y sont effectivement affectés ; les frais de personnel, les frais de gestion et autres dépenses directes engloutissent 320 M dont 8 M s'évaporent pour la formation.
EPARGNE SALARIALE : Gestion des fonds (CGT ENERGIES syndicales mars 2005)
La CGT rappelle que les fonds appartiennent aux salariés et non à l'entreprise (un peu comme la CCAS) et sont confiés à un gestionnaire. Le contrôle en est assuré par le conseil de surveillance composé de représentants des fédérations syndicales représentatives et des Directions.
La CGT souhaite l'élaboration de listes syndicales avec le principe : un épargnant, une voix. L'importance des fonds impose que les salariés soient plus impliqués sur les choix et les décisions et notamment sur les propositions de placement. Vu leur démonstration de gestion du moment, ça laisse sceptique.
Il convient en conséquence de réfléchir à des dispositifs novateurs (on craint le pire) pour que le montant de l'épargne contribue au développement économique et de l'emploi plutôt qu'alimenter la spéculation.
La spéculation boursière au service du social ? Soyez sympas les copains, laissez tomber.
RETRAITE : mise en place de la Caisse nationale des IEG
Jean Claude DOUGNAC, administrateur rappelle les fondements de la création de la CNIEG.
Après un bref rappel historique, l'administrateur indique que le financement n'est plus prélevé sur le compte d'exploitation mais que ce sont les entreprises de la branche qui paient pour la part qui les concerne. Il n'y a plus de garantie de l'état, la CGT ne dispose que de deux sièges, comme les autres fédérations, et la première présidence est confiée à la CGC.
Un mauvais accord en quelque sorte, qu'en leur temps, Jean LAVIELLE et Denis COHEN avaient demandé de voter.
C'est pas tout ça, mais en attendant que les choses bougent vraiment, nous, on va s'occuper de nos vies.
D'ici la prochaine à vous de juger et par la même de suggérer ; dans l'attente nous remercions nos lecteurs de leur exceptionnelle attention.
Le comité de rédaction
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