Elections CMCAS J-68
CCASMAG N° 3
Les élections se rapprochent, l'effervescence aussi. Nous avons reçu
beaucoup de messages et vous comprendrez qu'il ne nous est pas possible de
répondre individuellement à toutes vos interrogations. Certaines
questions reviennent sans cesse. "Comment faire pour adhérer, à
qui envoyer le chèque, et à quel ordre? Trouvez-vous normal
de ne pas travailler et en plus, de cracher dans la soupe? La DG a-t-elle
réagi, les élus ? Quelles suites comptez-vous donner......
Pour adhérer, rien de plus simple. Un coupon manuscrit avec vos
coordonnées (voir ccasmag N° 1) et un chèque de 20 F à
l'ordre de ccasmag, le tout à envoyer au trésorier François
Vicherat dont les coordonnées figurent également dans le premier
N°. Pour ce qui est de la seconde question, c'est vrai qu'au premier
degré, on peut s'interroger. Surtout si on a du boulot ! Nous avons
demandé leur sentiment à des agents EGF qui se trouvent
actuellement en étoffement extinction, sans proposition. Aucun d'entre-eux
ne trouvait leur situation amusante et cela variait de la déprime
à l'agressivité. Nous avons conclu que nous étions normaux.
La Direction Générale n'a pas réagi. Le Directeur l'a
dit, "il faut professionnaliser la gestion". Financière certes,
mais également celle du personnel; et ça prend du temps !
Jusqu'à maintenant, on utilisait des "techniques" apprises dans les
écoles. La soumission librement consentie, pour faire accepter un
changement de cap. Les Directeurs d'Institutions ont eu longtemps à
subir ce genre de manoeuvre. C'est le tour des agents des deux industries
et l'abattage fait autour du thème : "vous avez la parole", en est
la démonstration. Nombre d'entre vous savent que les décisions
sont prises depuis longtemps. Il est, à ce propos, amusant de constater
la réaction de l'organisme confronté à la désaffection
des réunions (Marinca par exemple), et d'expliquer : "il y avait
trop de soleil ce jour-là". C'est vrai que l'intérêt
suscité par les enjeux ne pouvait en aucune façon se comparer
avec l'attraît exercé par la plage ! La technique de l'ajustement
mutuel est une théorie qui préconise... de ne rien faire. A
cela, plusieurs avantages : obliger les salariés à se caler,
à s'ajuster pour assurer le fonctionnement ; et ce, même si
cela engendre des tensions, des rancoeurs et autres amertumes, et ne pas
avoir à vérifier les compétences de notre encadrement
en matière de gestion du personnel. D'autres organismes ont pu
vérifier récemment l'efficacité de ce type de gestion.
La MNEF (mutuelle des étudiants), avec le scandale que l'on connaît,
le CREF (mutuelle pour les retraites des instituteurs), la MOCEN (mutuelle
des associations), et à chaque fois, la même mayonnaise
appelée mécontentement et remise en question de la gestion
par les adhérents eux-mêmes qui constatent les mêmes types
d'abus (imbrications politiques, mépris pour l'argent des affiliés,
administrateurs permanents bénéficiant d'avantages importants....)
et qui se constituent en comité d'information et de défense,
avant de se porter partie civile. Comme à chaque fois, se pose, dans
un premier temps, la question de savoir s'il s'agit de calomnie vengeresse
ou découverte pure et simple de la partie immergée d'un iceberg
? De la qualité de l'investigation, et de la précision des
faits dénoncés découle la solution à cette
épineuse question. Le secteur privé n'est pas en reste et la
société Bouygues, pour avoir licencié un comptable en
sous-estimant la portée des disquettes en sa possession, en garde
un très mauvais souvenir. Nous tenons à clore ce chapître
en paraphrasant notre Président qui déclarait il y a peu (CCASINFO
mai 2001) "Nous sommes bien dans la confrontation argent travail, qui
pour ne pas être récente, se découvre sous un autre jour
et déclenche de nouvelles formes d'action". Et d'ajouter à
cela, que tout système qui ne crée pas réellement la
possibilité de l'alternance, engendre des "républiques
bananières", et est à terme condamné à l'implosion.
Dans 68 jours, chaque agent devra se prononcer et prendre ses
responsabilités. Loin de nous l'envie d'influencer votre jugement
et si certains pensent que le fait de dénoncer un certain nombre de
pratiques y contribue largement, nous pouvons considérer que les bilans
faits par l'organisme (tous globalement positifs), y contribuent également.
La différence entre les deux méthodes existe cependant. NOUS
n'hésitons pas à vous communiquer l'adresse du site de la CCAS
et vous invitons à vous y rendre pour y confronter l'information.
Toutes les CMCAS ont été informées de l'existence de
ccasmag et nous serions curieux de savoir combien d'élus ont pris
la décision de diffuser l'information, dans la cadre de la transparence.
N'hésitez pas à nous le faire savoir !
A ce propos, nous avons appris qu'un de nos adhérents était
intervenu en indiquant notre adresse dans "asmeg.net". Depuis, un bandeau
annonce le filtrage des échanges ; et de citer Woody Allen à
propos de la démocratie et de la différence entre les deux
blocs : "à l' Est, c'est ferme ta gue..., à l' Ouest, c'est
cause toujours !"
LE SAVIEZ VOUS :
Un ami, à qui un élu tentait de justifier l'embauche du fils
d'un militant, posa cette question. "à combien estimes-tu la dose
de militantisme pour l'embauche de deux enfants ?". L'élu en question
n'a pas apprécié. Quand à nous, rigolons rigolons......
Le Syndicat des centraux a demandé la démission de notre
Secrétaire Général. Force est de constater qu'il y a
de plus en plus de remous à la FD. Au moment des Européennes,
des militants, frustrés de ne pas avoir été informés
au congrés de sa présentation sur la liste du PC, n'avaient
pas apprécié. D'autant que ces élections faisaient suite
au vote abstentionniste de ce même parti, sur la loi d'ouverture du
marché de l'électricité. Loi qui, cela dit en passant,
fût votée grâce à cette abstention.
Sans transition, si vous êtes agent des industries électriques
et gazières, si vous portez des lunettes, alors on ne peut rien pour
vous (en tous les cas si peu). Par contre, si vous êtes le fils d'un
camarade syndiqué roumain, proche d'un élu fédéral,
et si le malheur s'abat sur vous par le biais d'une maladie grave, alors
on peut. La CCAS a participé au traitement chimio à hauteur
de plusieurs dizaines de milliers de francs. On ne saurait être
choqué si ce n'était le caractère sélectif de
cette décision. D'autant que le pauvre garçon nous a quitté
et que dans tous les cas, cela nous rend bien tristes. Reste que sur le fond,
on se doit de s'interroger sur le pouvoir décisionnel de nos élus
dès lors que les décisions prises s'écartent du cadre
strict de l'objet qui justifie l'existence de notre organisme, à savoir
: par les agents, pour les agents. Si nous ne remettons pas en question
certaines actions à caractère humanitaire, nous pensons que
si demain les agents décident de venir en aide au peuple roumain,
alors, pas de problème.
Les 7 défis appartiennent désormais à la catégorie
des rencontres sportives. Du coup, il faudra attendre juin 2002 pour participer
aux prochaines épreuves ( ccasinfo mai 2001). Ca commence ! C'est
déjà moins bien, et en plus ça va coûter plus
cher. Normal, il y a les officiels. Pour le boulot, fort à parier
qu'on va demander à la CMCAS de Gap ou à la SLV de Barcelonnette.
VRAI ou FAUX ?
Il y aurait similitude de programmation artistique entre la fête des
jeunes agents (et des moins jeunes) de Soulac, et la fête de l'huma.
Nous nous en inquiétions quand un ami nous susurra un élément
de réponse. "Ca permettrait à la CCAS d'avoir des prix". Alors
là, excusez-nous mais Rigolons....
LES CHIFFRES DU MOIS :
Dans ce 3ème épisode des chiffres du mois, nous analysons le
coût des vacances jeunes de la saison 96-97. Celle du cinquantenaire!
Cette année-là, 55 708 (sur environ 132 000) de vos enfants
ont souhaité partir en vacances avec la CCAS.
49 727 d'entre eux furent accueillis. Soit environ 90% des demandeurs. Pour
mémoire : votre "salaire social différé" était
de 8 143 F par ouvrant droit.
Les dépenses directes (principalement frais de personnel, de restauration,
d'activités et immobiliers), pour les vacances jeunes de 5 1/2 à
20 ans, s'élevaient à 295 529 kF, soit 15,88 % des dépenses
directes totales (qui comprennent les autres séjours, la restauration
et quelques autres prestations).
Nota : les 2 postes de dépenses non-affectées
(dépenses diverses et frais de siège) s'élevaient à
911 362 kF.
On peut extraire de cette somme le ratio précédent de 15,88
% (frais à imputer puisque dépensés sur le fonds du
1 %), soit 144 724 kF.
On peut en déduire que le coût total des vacances jeunes
s'élevait à 295 529 + 144 724 = 440 253 kF.
Si l'on divise cette somme par les 49 727 participants, le coût moyen
d'un séjour (15 et 22 jours confondus), revient à 8 853 F,
frais de voyage compris. Vos participations financières sont comprises
dans cette somme.
Tous les éléments de calcul sont tirés du rapport
d'activités 96/97. Mais page 20, la CCAS précise que pour les
tranches 5 1/2-15 ans, les coûts sont respectivement de 4 320 F et
5 870 F, voyage compris et pour des séjours de 15 et 22 jours. Quid
du prix des séjours des 16-20 ans ?
Toute la différence avec notre calcul de prix de revient moyen ne
peut pas se trouver dans les plus-values pour cette tranche d'âge,
alors où est-elle ? Peut-être dans la gestion des dépenses
diverses et des frais de sièges ? Qui sait!
Vos élus se feront certainement un plaisir d'interroger la CCAS pour
vous répondre.
Pour information, à cette époque, la CCAS achetait environ
220 F des journées de pension en centres conventionnés, pour
compléter sa capacité d'accueil et indemnisait 24 heures de
présence d'un animateur, moins de 200 F.
La CCAS, dans son site www.asmeg.net, donne des chiffres. Vous saurez tout
sur le nombre d'artistes employés, le nombre de tournées
culturelles, le nombre de bouquins....
Sur le montant des contrats, c'est une autre histoire, des fois qu'il vous
prendrait l'envie de comparer avec celui du fonctionnement de nos institutions
?
APPELS à TEMOINS
Merci à tous ceux qui nous aident tout d'abord. Pour ceux qui nous
interrogent sur ces différents dossiers nous ne pouvons que leur dire
qu'il est encore trop tôt.
Toutefois, concernant les affaires de moeurs, il semble que de gros "incidents",
se multiplient à la CCAS et que l'organisme, non content de se
préoccuper d'activités, d'assurances et de mutuelle, se laisserait
également tenter de se substituer à la justice.
Le fait d'enquêter sur ces problèmes pourrait paraître
démagogique, si nous n'avions l'intime conviction que la
prolifération de ce type de problèmes, n'est en fait que la
résultante d'une politique de gestion du personnel, tout à
fait désastreuse.
Pour ce qui est des bungalows de la Grière, nos investigations nous
ont apporté quelques éléments de réponse. Il
s'agirait, semble-t-il, d'un glissement de terrain. Lequel glissement aurait
emporté deux de nos bungalows à une vingtaine de kilomètres
de là. Comble de chance, ceux-ci auraient atterri sur le terrain d'un
organisme ami. L'enquête continue, et en attendant, rigolons, rigolons
mais.......
Dans la rubrique, Institutions mises en vente ou déjà vendues,
nous avons répertorié :
- Les Charmettes, Vals-les-Bains, Embrun, Bois le Roi, Sermez, Nonette,
Sainte-Tulle, Manzac, Trélevern, Razay. Et certainement d'autres qui
viendront compléter cette liste.
Rendez-vous le 20 Septembre ?
Le comité de rédaction