CCASMAG N° 36

NB - le comité de rédaction n'est en rien responsable de la publication très tardive de ce numéro 36, indépendante de sa volonté, numéro rédigé depuis le 18 septembre 2006 : le webmestre a été indisponible et vous prie de bien excuser cet important retard.

QUI L'EUT CRU ?

Une bombe aurait eu moins d'effet. Frédéric IMBRECHT en personne membre de CCASMAG !?

A la lecture de sa déclaration du 28 juin 2006, certains de ses propos pourraient le supposer. Certains seulement (faut quand même pas déconner). Tout de même, comprendre d'un coup d'un seul que la politique culturelle de l'organisme n'a de sens que pour ceux qui sont affectés, que les énormes frais de fonctionnement réduisent l'action des élus à la hauteur de 20 % seulement, qu'il y a beaucoup à faire en direction des jeunes et des retraités et qu'il y a urgence avant que certains appelés « détracteurs » ne leur tombent dessus.
On se demande bien pourquoi d'ailleurs le numéro 1 de la fédération CGT considère comme des détracteurs, tous ceux qui, avant lui, ont fait le constat que pour sauver la CCAS, il était urgent d'agir ? A n'en pas douter, il s'agit là d'un discours d'homme politique. Toujours en retard d'une guerre mais avec l'intime conviction d'un précurseur.

Quoi qu'il en soit, nous ne voudrions pas être à la place de tous ceux qui ont défendu bec et ongles tous les discours précédents et qui à la lecture de cette déclaration devraient normalement se sentir mal à l'aise. Nous disons normalement parce que l'être humain a ceci de particulier qu'il est capable de tout argumenter et de continuer à soutenir ceux là même qui les ont trahis, simplement pour éviter ce sentiment humiliant d'avoir, à un moment ou à un autre, été pris pour des imbéciles. N'ayez crainte mes frères, nous y sommes tous passés.

Tout de même, ça ressemble fort à des aveux et c'est tant mieux parce qu'il a raison, il est urgent d'agir.

Dans notre numéro précèdent, nous parlions du personnel, de cette partie de salariés qui ayant le sentiment d'avoir toujours fait correctement leur travail s'inquiétaient de leur avenir quand d'autres continuaient à se gaver en période de crise.

Démonstration :
Le 27 juillet, le bureau du conseil d'Administration de la CCAS validait la nomination à la convention de deux postes cadres GF17 et GF19. Les organisations syndicales minoritaires s'y étaient opposées deux jours plus tôt en CMPP et avaient demandé d'une part la publication du poste GF19 (Directeur Financier) qui figure au TH statutaire et une demande d'appel à compétences d'autre part dans les IEG pour le poste GF17. Comme chaque fois quand la situation n'est pas claire, la CGT prend seule la responsabilité de ces grosses combines, tellement grosses que ça va finir par énerver.
Le poste GF17 est présenté comme « expert en système d'information » Comme d'autres, nous comprenons Directeur du service informatique.
Le poste GF 19 est destiné à pourvoir au départ en retraite de l'ex Directrice Financière et est dévolu à un des dirigeants de VVF notre « partenaire privilégié ». Notre pognon va donc être géré par un gars de VVF dans le cadre du par ?
La CGT s'en est expliquée. Elle rencontrerait des difficultés de la part d'EDF qui ferait le blocus auprès des cadres (c'est toujours la faute d'EDF). Nous avons observé de notre côté que la tendance était plutôt à y renvoyer certains cadres.
Au final, une seule règle est acceptable. Celle que nous reconnaissons aux autres. Si la maison mère utilisait ce genre de pratiques, la CGT serait la première à haranguer les foules et à crier à la magouille.
Comme cela ne suffisait pas, il se dit dans les milieux autorisés, qu'un poste en U3 (c'est pas vous, vous n'y êtes pas) serait bientôt vacant avec bureau confortable et avantages multiples. D'aucuns se demandent si ce poste ne pourrait pas concerner un personnel saisonnier fidélisé ? Nous ne savons évidemment rien mais avons tout de même ce sentiment que pour Olivier FRACHON : ça sent le sapin !

Frédéric Imbrecht le 26/06/2006, 1/6

Frédéric Imbrecht le 26/06/2006, 2/6

Frédéric Imbrecht le 26/06/2006, 3/6

Frédéric Imbrecht le 26/06/2006, 4/6

Frédéric Imbrecht le 26/06/2006, 5/6

Frédéric Imbrecht le 26/06/2006, 6/6


Le Mot Du Président

Quelqu'un a dit : ce qui est important, c'est ce qui reste, une fois qu'on a fini de parler.
Alors j'ai voulu vérifier. Il faut renouer le dialogue dit F. IMBRECHT. Je me suis donc permis de renouer le dialogue indiquant notamment que c'est justement de cette absence (je parle d'un vrai dialogue) qu'est né CCASMAG.
Après lui avoir exposé nos espoirs partagés, je lui ai laissé mes coordonnées restant à sa disposition pour nourrir sa réflexion si besoin était. Ma missive m'est revenue enregistrée et déchirée en tous petits morceaux ! Ahurissant ! Mais, au-delà de ce comportement post adolescent, ce qu'il faut retenir c'est que le dialogue est effectivement ouvert seulement à toutes celles et tous ceux qui sont entièrement d'accord avec le N° 1 de la CGT. Comme quoi, il ne suffit pas de faire des phrases pour comprendre ce que l'on dit.



CMCAS du LOIRET (ŕ l'honneur)

Pas facile pour un syndicat de gérer et d'être « un bon patron ».
Une salariée en CDD à la CMCAS du LOIRET a cumulé 15 CDD en 4 ans ; pour faire face à des surcharges ponctuelles de travail. Après plusieurs tentatives d'arrangement amiable (ça, on ne sait pas faire), intervention de l'Inspection du Travail, le salarié se voit contraint de saisir le Tribunal des Prud'hommes pour demander le respect du code du travail.
Au-delà du fait qu'il est permis de penser que cela n'entre pas dans le cadre du développement des droits des saisonniers dont la CCAS se gargarise, la victime, à coup sûre, sera encore une fois le fonds du 1 %.
Ce qui nous désole dans ces histoires, c'est qu'elles sont répétitives et que chaque fois, personne ne voit le coup venir, personne n'en assume la responsabilité et la vie continue comme si de rien n'était.
Juste un petit bémol toutefois. Les salariés en question sont des êtres humains. Montrés du doigt qui plus est pour avoir osé demander dédommagement à un organisme qui se targue de répandre le bien. Alors, ils sont déboussolés, perdent leurs illusions et, le plus souvent, mettent beaucoup de temps à se remettre de cette aventure sociale à laquelle ils avaient tant cru.

Bon courage mademoiselle et rassurez vous, vous n'êtes malheureusement pas seule.


Assurances, le feuilleton continue

Un sympathisant nous écrit pour nous remercier.
Désireux de quitter AXA qu'il considère comme non compétitif, il s'adresse à un concurrent qui lui propose un tarif nettement avantageux. Peu après sa demande de résiliation, il reçoit un coup de téléphone de son ancienne compagnie. L'employée lui confère avoir reçu des instructions pour enrayer l'hémorragie des contrats des agents des IEG. Après négociation, notre collègue obtient 50 % de réduction ; soit près de 500 € ?
Moralité, si vous voulez gagner de l'argent, il est urgent de vous rapprocher de la SATEC. Ce qui est moins moral, c'est que la CCAS, avec ses 440 millions d'euros de budget annuel, faisait, jusqu'à présent, ses choux gras sur le dos des Agents et ce, sans les avoir informés.
Quoi qu'il en soit, nous sommes sensibles aux remerciements pour avoir dénoncé, avec d'autres, ces anomalies, même si nous considérons que le futur rapport de la cour des comptes doit y être également pour quelque chose.


Prenez le relais ?

Le sujet fait débat chez les retraités qui encadrent à la CCAS. Comment admettre en effet devoir payer des impôts supplémentaires pour cause d'avantages en nature (hébergement nourriture). Comment admettre que les frais de stage soient réservés uniquement aux Agents actifs ? Ces sujets qui fâchent ne sont pas abordés en formation et c'est dommage parce que déjà, certains de nos collègues annoncent la fin de leur engagement.
Ce qui est certain, c'est que si la tendance se confirme, cela risque de coûter bien plus cher à notre Organisme.
Pierre RUMEAU (ex-Président) dans son intervention du CAP D'AGDE dans les années 80 avait déclaré que la politique d'encadrement à destination des inactifs n'avait pas d'objectif économique et qu'il s'agissait simplement de les socialiser. Les temps changent, maintenant pour être socialisé, il faut payer.


Conclusion :

Un ami s'est demandé un jour si nous pourrions écrire encore longtemps sur le sujet. Nous aurions aimé lui donner raison et que la matière finisse par manquer. Hélas, mille fois hélas, c'est loin d'être le cas et l'avenir sombre qui se profile à l'horizon risque fort de nous donner beaucoup de boulot. Rien de réjouissant donc alors qu'il suffisait de regarder la nécessaire évolution de l'Organisme avec tellement plus de simplicité, d'humilité, au-delà de toutes ces certitudes qui à terme rendent les individus aveugles, sourds et parfois dangereux.
A la prochaine,




Le comité de rédaction






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