CCASMAG N° 37
Le mot du Président
Un ex-Président de la CCAS, Jean LAVIELLE, mis en examen !
Surprenant pour certains, dans la logique des choses pour d'autres ; mais dans tous les cas rien de réjouissant. Silence radio assourdissant des autorités de la CCAS et de la Centrale syndicale majoritaire, campés dans leur mutisme et leur croyance, considérant qu'ils assistent une fois de plus à un acharnement judiciaire. Leur seule défense consiste à se claquemurer en rappelant les bienfaits des activités sociales, en fustigeant la logique libérale et la pensée unique, en omettant de dire qu'il ne s'agit pas dans ce cas d'un modèle de société qui est en étude mais bien de la légalité des comportements dans un Etat qui jusqu'à preuve du contraire est un Etat de droit.
Alors dans tout cela, Jean LAVIELLE bouc émissaire ? Certainement eu égard à son ancienne fonction, mais pas seulement. Certes les coupables et les culpabilités sont multiformes. Il n'empêche que chacun doit en assumer ses responsabilités.
Sachez que personnellement cela ne me donne pas le sourire, comme j'imagine, il ne l'avait pas non plus à l'annonce de ma mise en retraite d'office avec, et pour la deuxième fois, la suspension de mon salaire.
La vie est ainsi faite, quoi qu'il arrive il nous faut affronter les évènements avec philosophie et sérénité. Dans cette affaire je n'ai en définitive qu'une certitude, c'est qu'une fois de plus, les seuls gagnants resteront l'imbécilité et la vanité humaine.
Et pendant ce temps là
Le feuilleton continue. Les organisations syndicales quittent la pré commission secondaire CCAS du 13 mars 2007. Elles considèrent comme provocatrice l'attitude de la Direction Générale qui, au mépris des règles statutaires et sans informations préalables, désigne en tant que membre de sa délégation le Directeur exécutif embauché contre l'avis de l'ensemble des syndicats, hors statut, et avec la bénédiction d'EDF qui, comme chacun le sait, ne s'occupe des affaires de la CCAS que lorsque cela l'arrange.
Pour la CGT, la décision unilatérale de la DG de ne pas inscrire au bordereau le poste de responsable principal de MATEMALE, amplifie le ras le bol général face à l'incohérence de la politique RH et celle de la ligne hiérarchique de la Direction de la CCAS.
De son côté, la CFE-CGC chahute le conseil d'administration de la CMCAS des Services Centraux du 15 février 2007. Elle trouve inadmissible que des remboursements santé soient à géométrie variable, liés au coefficient social des Agents. Selon elle, la solution proposée n'aurait jamais été appliquée, ni même proposée, par quelque mutuelle que ce soit. Au passage, nous notons que le coût de gestion demandé par la MES (Mutuelle Européenne de Santé) est cinq fois inférieur au coût actuel ?
Là, difficile de dire que c'est la faute à SARKOZY ou aux membres de CCASMAG. Et nous réaffirmons par cet exemple que la CCAS n'a besoin ni d'échéance ni de personne pour activer son autodestruction. AUTORITARISME et INCOMPETENCE générale en interne y suffisent amplement.
TOUT AZIMUT :
Motion du CA de la CCAS du 19 octobre 2006
Un employé CCAS, Monsieur Gandega SIDY d'origine Malienne, a été arrêté et emprisonné. La CCAS s'insurge. Monsieur SIDY est en situation régulière (permis de séjour, travail...) Alors pourquoi ? Personne ne le sait, apparemment pas même la CCAS ; mais on nous en parle quand même. Nous n'avons évidemment pas d'avis et attendons d'en être informés plus sérieusement. C'est là que ça déconne !
AREPOS :
Filiale de TRIGANO. Des amis de quarante ans quoi !
AREPOS a des difficultés financières et la CCAS s'apprêterait à racheter les cinq Centres de vacances de l'enseigne pour 22 millions d'euros ? Logique lorsqu'on connaît les difficultés structurelles que nous avons à entretenir nos propres Centres et la propension du Conseil d'Administration CCAS à réduire (nous on dit dilapider) notre patrimoine évanescent au profit de nébuleuses SCI ; selon divers montages financiers que nous aimerions connaître, mais que nous neconnaîtrons malheureusement jamais.
On ne manquera pas de nous dire qu'il s'agit là d'une opportunité voire d'une affaire à saisir !
Nous dirons, nous, que c'est encore une grosse « bourde », un n'importe quoi de plus contre tout bon sens et nous énonçons la question que de plus en plus d'agents se posent :
Quand va-t-on les virer ?
Parfois, lorsque l'on dit les choses, elles ne se réalisent pas. Espérons que cette fois encore le scandale fasse réfléchir celles et ceux qui, au milieu de ce tumulte, ont su garder encore un minimum de bon sens.
Syndicalistes indélicats ?
Epinglés (voyages, grands restaurants, vins millésimés) les syndicalistes CGT et CFDT de l'usine Téfal de Rumilly (2 500 salariés) ont été condamnés à rembourser leurs frasques (Ouest France 11/01/2007).
Les sommes étaient prélevées sur le budget des oeuvres sociales du comité d'entreprise et Force Ouvrière a porté l'affaire devant la justice. Le Tribunal de grande instance d'Annecy a tranché, ils devront rembourser 212 819 € pour les Cégétistes et 147 819 € pour les représentants CFDT.
Ce ne sont quand même pas des broutilles. Pas de contrôle au niveau du CE ? Mais qui et comment faire pour rembourser ?
A moins que ce ne soit un coup bas du gouvernement et des forces ultralibérales pour faciliter la délocalisation de l'usine (va falloir s'entraîner à prononcer TEFAL en chinois).
L'on peut sourire et pourtant ce n'est pas drôle. Pas assez de travailler pour des salaires de misère, les salariés de l'usine se font tondre par leurs représentants syndicaux !
Partons tout de même défiler sans oublier de cotiser pour aider ces pauvres victimes à s'extirper de cette cabale patronale.
Cour des Comptes : La réponse de nos Elus
La Cour considère qu'il n'y a de bonne gouvernance que sous la tutelle des employeurs alors que l'enjeu serait au contraire de renforcer la participation des salariés ? Nous qui croyions que la CCAS l'était déjà, gérée par les salariés, nous en sommes pour nos frais. Madame VALENTIN veut faire évoluer les activités sociales. Parfait, mais si cela avait été fait comme on nous le serine depuis vingt ans, elle n'y serait pas obligée.
La Cour imposerait une rentabilité financière ; qui profiterait à qui ? Aux actionnaires Agents des IEG ?
S'en suivent tout un tas de phrases fourre tout sur le caractère d'exemplarité où le mieux disant doit triompher du moins disant. L'oubli de la COUR sur le peu d'efficacité sociale des chèques vacances et son couplet habituel sur le particularisme bidon, pédagogique et culturel tombé en poussière avec la désintégration de l'encadrement actif et le passage des institutions en SCI. Rien de sérieux donc.
Malgré cela, les coûts de gestion seraient tout à fait dans la norme. Là, elle doit se moquer. Ce n'est pas possible autrement. Et les 150 hors TH ajoutés à la décision qui semble prise d'intégrer l'ensemble du personnel des CMCAS affecté aux activités mutualistes ne devraient rien arranger.
Comme on a de l'estomac, sur le thème des assurances, on n'hésite pas à fustiger la COUR qui omet d'intégrer les dispositions déjà prises par la CCAS pour remédier à une certaine désaffection des adhérents.
Notamment celle de s'appuyer sur des contrats de marché et le retrait de la gestion du courtier. Y a pas à dire, notre Présidente, elle en a. Parce qu'il faut en avoir quand on sait que c'est notre association qui la première est montée au créneau, au point d'intéresser les Agents d'abord, les enquêteurs ensuite.
Peut-être penserez-vous que notre Présidente est de mauvaise foi. A moins qu'il y ait panique dans le sérail ? Dans tous les cas, l'histoire retiendra que notre CCAS était peut-être arrivée à son terme et qu'il n'était plus possible de gérer sans partage sans rendre réellement de comptes et de se comporter en véritables Talibans du syndicalisme à deux euros, au point de mettre une camisole à toutes celles et ceux qui, à un moment ou à un autre, sous une forme ou une autre, ont osé avancer leur argumentaire. Le Directeur Général et son adjointe de l'époque de Jean LAVIELLE en ont fait les frais, certains d'entre-nous aussi, et peut-être même vous, amis lecteurs, avez-vous rejoins un jour la cohorte des indésirables !
CMCAS D'ORLEANS : suite et fin ?
Dans un de nos précédent numéro nous vous parlions de cette jeune fille qui après avoir cumulé moults contrats saisonniers s'était vue remerciée sans autre forme de procès.
Et bien justement, son procès, elle l'a gagné. Un joli chèque, si tant est que ce genre de chèque puisse être joli, au libellé des activités sociales de la CMCAS !
Au-delà de l'aspect financier, restera pour elle l'amertume à n'en pas douter et pour nos élus la fierté d'une bonne gouvernance et de l'exemplarité de leur gestion.
Sur ce, rendez vous au très prochain numéro de CCASMAG, le magazine de tous les Electriciens Gaziers et conventionnés CCAS qui défendent leurs activités sociales et professionnelles.
Le Comité de rédaction
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