CCASMAG N° 39
Mais que font-ils là
Tel était l'article lu dans une revue people de mai 2007. Au côté de Jean-Marie Bigard, Adeline Blondieau, Shirley Bousquet et autre M.Pokora ; Bernard Thibault , leader de la CGT, en personne sur la croisette.
Un vrai festival de personnalités à Cannes, toutes liées avec le cinéma bien sûr, convaincus que là était leur place et que point n'était nécessaire d'en expliquer les raisons, puisqu'ils n'avaient que de bonnes raisons.
En plus, l'info est publiée dans une gazette qui nous avait déjà fait le coup avec Robert Hue et puis la CCAS y a bien son stand à Cannes alors !
Nous, nous pensons à celles et ceux qui ont du mal à payer leur cotisation syndicale, qui se retrouvent en réforme de structure et qui constatent avec effroi, que finalement,...... c'est dur pour tout le monde.
Et pendant ce temps là
Le festival continue. Nous avons reproduit ce tract qui en dit long sur la lisibilité de la réforme en cours et sur l'ambiance à suivre au sein des CMCAS. Nous avions prévenu, nous sommes arrivés...
Les Directions Régionales ont absorbé, depuis quelques temps déjà, une partie du personnel des CMCAS. Une toute petite partie certes, mais composée de quelques beaux spécimen ardents défenseurs de la gestion syndicale, figures emblématiques d'un passé récent que certains qualifient de douteux et pour le moins catastrophique. Pour les autres, les vacances seront nuageuses voire orageuses
.

A la CGT pour son incommensurable mauvaise foi dans son tract "3 années auront suffit pour fermer la CMCAS" document que l'on peut déclarer monument de fabulation et d'hypocrisie venant de la part d'une organisation syndicale qui n'a comme dessein que la disparition des CMCAS qui ne sont pas de son obédience. Il nous faut à cet instant nous arrêter et disséquer quel que peu cette fiction.
"La coalition FO, CFDT, CFE CGC fait fuir le personnel de la CMCAS " nous disent-ils. L'inquiétude du personnel de la CMCAS n'est pas feinte, mais elle prend source dans l'histoire de nos activités sociales. 60 ans de gestion mauvaise, voir parfois douteuse ont amené la tutelle, sur une préconisation de la Cour des Comptes à réformer nos activités sociales en séparant la partie prestations sociales (remboursement mutualiste) de la partie activité sociale (1 %). De ce fait toute la gestion mutualiste est regroupée au sein d'une entité nommée CAMIEG laissant ainsi 400 agents des CMCAS sans poste et face à un avenir incertain quand à leur réintégration dans nos entreprises.
Il y a quatre ans, lors d'un précédent opus de réorganisation, la CGT avait laissé aux autres organisations syndicales le soin d'accompagner trois agents de la CMCAS de POITIERS qui n'avaient pour seul tort de ne pas être abonnés à leur troupe de comédiens et de ne pas partager leurs idées. A ce propos, le jury se penche sur la création d'un prix récompensant le meilleur licencieur. Cette joyeuse bande de bonimenteurs pourrait bien être la première lauréate.
Pour l'épisode Poitevin le metteur en scène CGT n'a cessé d'agiter devant le personnel le spectre de la fermeture de la CMCAS au 15 juin ceci aidé par le chef de service projectionniste de la CGT, oubliant :
1° qu'un projet de décret tel qu'il a été présenté, attribue au Comité de Coordination la responsabilité d'arrêter les listes de CMCAS, mais pas de décider en leur nom de leur disparition ou de leur regroupement et qu'il n'existe aujourd'hui aucun moyen juridique de nous obliger à disparaître.
2° la décision des administrateurs de l'entente de conserver notre CMCAS, ceci formalisée par le vote d'une motion au Conseil d'Administration sur laquelle la CGT s'est abstenue, on se demande bien pourquoi ?
Extrait: En l'état actuel, les administrateurs de la CMCAS de Poitiers se prononcent pour le maintien d'une structure territoriale telle que la structure actuelle « CMCAS de Poitiers» avec toutes les prérogatives dont-elle dispose actuellement, pérennisant ainsi un lien de proximité fort avec les bénéficiaires et le maintien des emplois fonctionnels de notre CMCAS. Pourtant cette motion n'a pas empêché le chef de service d'envoyer sans validation du président ni du Conseil d'Administration les demandes de réintégration des agents de la CMCAS.
Le 16 mai 2007 lors d'un festival du film comique organisé par ces fins humoristes (inter syndicale réunissant les administrateurs des CMCAS de la région Poitou Charentes) leur producteur délégué, le Président de la CMCAS de LA ROCHELLE nous proposait un scénario à mourir de rire si la situation n'était pas aussi grave :
Mutualisation des moyens :
- Maintien des Conseils d'Administration des 4 CMCAS sans qu'aucun personnel ne leur soit rattaché (sauf la CMCAS de LA ROCHELLE) quel humour !!!
- Rattachement des effectifs à une seule CMCAS (sous entendu à la CMCAS de LA ROCHELLE)
- Publication des postes libres où le besoin s'en fait le plus sentir (sous entendu à la CMCAS de LA ROCHELLE) hi hi !
- Amélioration de la proximité avec l'essentiel du personnel des CMCAS basé à LA ROCHELLE. non non sans rire!!
Et tout cela à boucler avant le 15 juin sans consultation de nos ouvrants droit.
Ha! Ha! Arrêtez on n'en peut plus !!!!
Il est à noter que durant cette fabuleuse comédie, aucun administrateur CGT de la CMCAS de POITIERS ou d'ailleurs, n'a mis en préalable à ces discutions la défense du personnel. Seuls les administrateurs de l'entente ont défendu la pérennisation des postes dans les CMCAS ceci afin d'organiser une véritable proximité pour nos ouvrants droits.
Seuls les administrateurs de l'entente ont exigé que de véritables moyens humains et financiers soient alloués par la CAMIEG aux CMCAS pour mener une véritable politique de santé. Sur ces sujets les acteurs de cette tartuferie sont restés muets, de vrais petits Charlie Chaplin.
Il est clair comme le souligne la critique, que le seul but de cette mise en scène est de spolier les ouvrants et ayants droits des CMCAS de POITIERS et de NIORT des mesures mises en place par les conseils d'administration élus et qui n'existent pas ailleurs :
Préférant le concret à la fiction, au Conseil d'Administration du 19 juin 2007, l'entente proposera un projet politique d'activités sociales, mais aussi une réelle action sanitaire et sociale à ces amoureux du septième art, avec en toile de fond pour le personnel un véritable organigramme et contenu des taches leur permettant d'appréhender les nouveaux enjeux de la proximité.
- Remboursement complément santé (lunettes, dentaire)
- Aides aux classes transplantées (neige, verte, mer, linguistique)
- Aides aux centres aérés
- Chèques vacances
- Carte activité
- Une plus large répartition du 1 %
- Développement des aides PSSH (prévention santé solidarité, handicap)
En conclusion de ce festival de l'arnaque, nous conseillons à ces petits "Truffaut" de l'ancienne vague, de mieux travailler leur synopsis sous peine que les ouvrants et ayants droit ne leur signifient, leur dernière séance.
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