Elections CMCAS J-5 !

CCASMAG N° 5

"Donnez un avenir à vos salariés, ils donneront un avenir à votre Entreprise"

Sous ce slogan d'actualité (pub GAN), nous exhortons une fois de plus la CCAS à affronter le présent afin de préparer l'avenir.

Pourquoi pour innover socialement faut-il se mettre hors la loi ?

Faut-il être chercheur en sciences cognitives pour connaître les causes du mal qui frappe la CCAS ? Incohérence, incapacités, entêtement, marche arrière, passéïsme, routine, amateurisme, non-démocratique, démobilisation, non-encadrement, gabegie.

Ainsi que les remèdes ? Rigueur, créativité, charisme, professionnalisme, probité, projets objectifs, bilan-sanction, démocratie, responsabilité, qualification, alternance.

Sûrement pas, il suffit de dire non au dogmatisme, oui au pragmatisme.

A ce jour ce ne sont ni les analyses ni les diagnostics qui font défaut, mais la volonté et la capacité politique d'imposer les remèdes.

A ceux qui pensent que nos propos sont le fruit d'une obstination à saboter le travail des autres, qu'ils sachent que notre démarche n'est qu'une saine réaction citoyenne à l'égard d'une politique frileuse, due à un pouvoir issu d'une cooptation floue dans une entreprise où le brevet syndical supplante la compétence professionnelle.

Pour tout cela, CCASMAG se doit de continuer à porter le fer.

Les chiffres du mois

A vous qui découvrez cette 5ème édition de CCASMAG, allez aussi vous enquérir des chiffres parus dans les précédents numéros pour comprendre cette rubrique.

Ce sera plus exactement cette fois-ci la réflexion du mois. C'est vous qui conclurez et qui ferez ce que seront les chiffres de ce mois. Vous ne les verrez donc pas dans ce numéro. Nous les trouverons dans les résultats des élections de représentativité du 25 octobre prochain.

Nous allons élire notre représentation syndicale ce qui déterminera la composition des conseils d'administration des CMCAS et de la CCAS. Ce qui va déterminer aussi la gestion de notre salaire social. Ce qui va engager l'avenir de la CCAS.

Ce que nous avons dénoncé dans nos précédents numéros :

- Des omissions dans la présentation des comptes de gestion qui ne permettent pas une évaluation précise des différents secteurs d'activités, et notamment les coûts de fonctionnement des sièges (national et régionaux).

- Des marchés aux intermédiaires dont la justification mérite interrogation pour l'intérêt de la CCAS, sans compter, parfois, les difficultés de mise en application sur le terrain.

- Une gestion "difficile" du patrimoine, de son entretien et des équipements qui justifie, selon la Direction, la fermeture et la cession de nombreux sites.

- Des méthodes de management qui ne figurent pas dans les manuels et qui tendent à marginaliser celles ou ceux qui d'aventure viennent perturber l'ordre établi.

Depuis de nombreuses années, à partir du moment où la demande a rattrapé l'offre (moins de 1 ouvrant droit sur 5 demandeurs potentiels peut être accueilli en séjour rouge), les administrateurs et les gestionnaires de la CCAS ont cherché des solutions palliatives sans remettre en cause les carences et errements à l'origine du mal. L'accroissement des demandes lié à l'extension des IEG va alourdir les contraintes.

Si nous reconduisons les mêmes "GO", comment traiteront-ils les problèmes tels que:

- L'internationalisation des IEG

- L'ouverture de la CCAS aux agents des filiales

- L'application Européenne des lois relatives aux comités d'entreprises

Pourquoi les reconduire, puisqu'ils n'ont pas su corriger des carences et des incompétences endémiques?

Les résultats des fiches d'appréciations ne reflètent pas la réalité du mécontentement des bénéficiaires. Encore moins la frustration passive des ouvrants-droit qui "abandonnent" chaque année la gestion de leur salaire social lorsqu'ils ne bénéficient pas des activités des CMCAS ou de la CCAS.

C'est aussi sans compter les agents et leurs familles satisfaits des coûts pour les "petits coefficients sociaux", qui oublient de rajouter aux paiements directs leur part de salaire social différé.

Ne pas demander de justification des comptes relève de l'abandon de ce salaire social. Ce fameux 1 % qui est malmené et gravement amputé par la gestion aléatoire qui sévit à la CCAS. C'est la moindre portion qui reste à la production directe, quel que soit le secteur d'activité.

Par notre modeste site, nous dénonçons à mots feutrés les dysfonctionnements et ce , même s'il est vrai qu'au premier degré, la CCAS a fait de grandes choses. Nous en payons le prix. Les menaces et autres sanctions se font chaque jour un peu plus précises. Nous sommes une association loi 1901, comme toute organisation syndicale. Qu'adviendrait-il demain si le législateur nous reconnaissait les mêmes droits ? (Rigolons, rigolons..).

Le meilleur moyen de contrôler une démarche, c'est de la prendre en main.

Le meilleur moyen d'optimiser un salaire, c'est de le gérer soi-même, ou de déléguer cette gestion avec des frais réduits, des directives et des contrôles draconiens.

Voilà pourquoi, chers collègues, c'est vous qui ce mois-ci, allez déterminer les chiffres du mois en élisant vos représentants syndicaux. Alors, comme le dit la pub, "soyez inspiré !"

En ces temps électoraux, nous avons étudié les brochures de nos organisations syndicales.

Pour ce qui est des "minoritaires", globalement le constat n'est pas tendre. Il s'en trouve parmi nous de s'étonner de ne pas les entendre plus souvent ou tout au moins de façon aussi vindicative. Certes, ce n'est peut-être pas toujours simple, il n'empêche que parmi nous, ceux qui se référent à ces organisations se plaignent de ne pas être correctement défendus et parlent volontiers de "consensus". Nous n'affirmons rien, mais c'est vrai que cela nous interroge et devrait en interroger d'autres.

Nous nous sommes surtout interressés à l'organisation sydicale dont la majorité est telle que l'on peut dire qu'elle porte à elle seule la responsabilité de la gestion.

Nous apprenons que l'énergie c'est nous. Que nous sommes unis, solidaires et déterminés. D'accord pour l'adjectif...déterminé.

Que les activités sociales doivent favoriser le mieux être et le mieux vivre. Décidément, encore perdu !

Que nous devons participer à la construction d'une Europe sociale et non une Europe de l'exclusion. Nous on aimerait bien ça pour le personnel de la CCAS.

Viennent ensuite les propositions. Là, on s'aperçoit que ça coûte des sous et que ça, c'est de la responsabilité des deux Industries. Certes, elles ont un rôle important à jouer qu'il convient de ne pas minimiser. Nous aurions cependant aimé un peu de remise en question; cela aurait certainement augmenté la crédibilité de l'ensemble.

Il y a aussi ce que nous ne comprenons pas. Cette insistance à vouloir multiplier les accords avec des organismes similaires qui rencontrent les mêmes problèmes que nous, aux mêmes moments (calendrier des vacances scolaires qui crée des périodes où la demande dépasse largement la capacité de l'offre).

Cette volonté de rendre notre réseau de centres de tourisme beaucoup plus réactif, flexible, adaptable aux besoins nouveaux. Là ça fait mal ! Faut dire qu'il y a dix ans que nous le disons à une hiérarchie qui a jusqu'alors traité cela avec beaucoup de mépris. Nous avons dit maintes fois qu'il n'y avait pas plus rigide que la gestion de notre réseau, faut croire que le défaut majeur des emmerdeurs, c'est d'être toujours en avance sur leur temps.

Il convient également de rendre le système d'affectations transparent, lisible, accessible à tous. Il ne l'était pas ?

Et puis pourquoi ne pas réfléchir à un système d'épargne vacances, voire d'aide au départ en vacances. C'est vrai que tant qu'on réfléchit, ça ne mange pas de pain, surtout quand on connaît le temps de réflexion de notre organisme. C'est comme pour la décentralisation, il y a tellement longtemps qu'on y réfléchit que nous n'avons pas été foutu de nous rappeler quand elle avait commencée.

Honnêtement, il y a quand même des propositions intéressantes mais nous sommes sûrs que cela ne vous a pas échappé. Et puis les choses ont été bien faites. On a utilisé le gros caractère pour les inactifs et les personnes en difficulté. Et si d'aventure il se trouvait quelqu'un pour suggérer des images subliminales, nous dirions halte là !

A ceux qui penseraient que notre objectif est de casser du majoritaire, là encore, c'est perdu. L'actualité nous démontre chaque jour qu'il y a plusieurs niveaux de lecture au bouquin et s'il s'en trouvent des gens d'obédiences différentes capables de se rassembler, c'est peut-être autour de fondamentaux. Et puis ne dit-on pas, qui aime bien chatie bien!

Nous avons pris l'habitude, d'aborder régulièrement un problème qui nous tient particulièrement à coeur : le népotisme.

Dans notre numéro 4 du ccasmag, nous avions donné une information concernant le Directeur de l'UR Corse. Pour ceux qui ne l'aurait pas lue, ne la cherchez pas, nous l'avons supprimée. La raison en est simple, l'information était fausse et nous l'avons appris en en mesurant toute la gravité. Nous n'avons pas d'excuse et ce, même s'il est vrai que nos moyens sont modestes et que nous avons la volonté de vérifier, autant que faire se peut, les informations qui nous sont communiquées. Il se trouvera toujours quelqu'un de suffisamment léger voire de mal intentionné pour jeter le discrédit sur notre honnêteté, et plus grave encore, sur celle des autres.

Personne que nous n'est mieux placé pour savoir que l'injustice est génératrice de colère, tant elle est insupportable. Pour l'avoir subie, nous mesurons combien la chose est grave et irréparable. Au mieux, nous ne pouvons que demander pardon, et nous le faisons d'autant plus volontiers que nous avons eu connaissance qu'un malheur personnel était survenu pendant cette période.

L'agressivité ambiante nous a amené à garantir l'anonymat des informateurs. Il va sans dire qu'à l'avenir, nous ne saurions cautionner celles et ceux qui ne mesureraient pas le nécessaire sérieux à apporter à l'information.

Le saviez-vous ?

- La CCAS est en pleine restructuration (eh oui déjà !). On met hors th, on crée des postes, on change les appellations. Pas facile de s'y retrouver. Des tendances s'affrontent : regroupera les secteurs, les DR, les regroupera pas ? A Bezier, le personnel a tranché et la plate-forme personnel devrait rester. Les postes validés par la DIGEC le 02/07/2001 seraient publiés. Nous notons, si tant est que ce soit encore nécessaire, qu'en dehors du rapport de force, rien ne fonctionne vraiment dans cette maison.

- La CCAS envisagerait de généraliser la privatisation des paies du personnel. Rassurez- vous, le gros du boulot (contrats de travail), reste à la charge de l'organisme.

- Sur le bilan, une idée forte de l'expert, les achats extérieurs ont augmenté de façon spectaculaire au détriment de la CAF (capacité d'auto-financement). Ceci entraîne une baisse des crédits dévolus au programme travaux et matériels.

Les institutions vont encore trinquer !

- le montant du 1 % en 2001 (2 535 400 000 F), est en progression de 7 % par rapport à 2000. Quand ça progresse, on ne nous en parle pas. C'est dommage!

Vrai ou faux ?

- La CCAS s'apprêterait à passer un accord avec la société Qualitras (paraît que les produits sont moins chers). Cet accord concernerait l'ensemble du marché de la restauration. Il en coûterait 10 % à la CCAS. Pour ce qui est des grandes idées : intégration dans le tissu local, recherche de la qualité ? Si ce n'est pas un constat d'échec ça, nous on ne sait pas ce que c'est.

- Au plus fort de nos difficultés de paiement, un courrier de la DG aurait insisté sur le paiement de la société IDELIA, en priorité ?

Vous allez bientôt voter. Vous remarquerez que dans le matériel de vote, il n'y a pas de bulletins blancs. Quelle que soit la consultation, nos dirigeants oublient que le vote blanc est une expression qui n'a rien à voir avec l'abstention ou le bulletin nul. Ceci n'est qu'une remarque et ne doit pas être considéré comme un conseil.

On va s'arrêter là, et c'est déjà pas mal.

rendez-vous le 30 novembre pour le prochain numéro; et comme aurait dit si bien un ancien du sérail : celui qui naît pour ne pas déranger n'est pas digne d'intérêt.

le comité de rédaction



   Nous écrire depuis cette page

© CCASMAG 2001-2002 - Tous droits réservés -