ELECTIONS CMCAS J + 36

CCASMAG N° 6

Le 25 octobre 2001, les agents des deux industries se sont exprimés. A chacun d'en souligner l'importance et d'y aller de son commentaire. Nous avons eu la satisfaction de constater tout d'abord que tout le monde était content. Que ceux qui avaient perdu, n'avaient pas perdu beaucoup et que ceux qui avaient gagné, avaient gagné pas mal. Que le taux de participation était plus faible mais tellement mieux que n'importe quelle autre consultation et que ce qu'il fallait retenir au final, c'était la légitimisation des organismes sociaux. Heureusement, le mot gestion n'a pas été employé !

A ccasmag, nous avons constaté un léger recul des deux centrales syndicales les plus importantes et ce, en pleine consultation démocratique ? Nous observons également que la troisième force représentative (non représentée d'ailleurs), c'est l'absentéisme et que 6 CMCAS n'ont pas été prises en compte ce qui est, pour le moins, très curieux. Notre avis, c'est qu'il ne faut pas tout mélanger. Si la consultation est un acte démocratique incontestable, il n'empêche qu'il s'agit là d'un vote un peu "fourre tout" et que de toute évidence, c'est sur l'attachement au statut national que se situent les enjeux. Une fois votre bulletin validé, on s'occupe du reste et que vous travailliez en CMCAS, à EDF, au comité, à l' IFOREP, c'est bon pour tout et si vous votez d'accord pour le statut, vous votez d'accord pour tout.

Nous ne pensons pas non plus qu'il soit bon de comparer avec d'autres élections. Rappelons que le vote de représentativité s'effectue sur le lieu et le temps de travail et qu'il concerne directement le salaire et les conditions de travail des agents. Sur ces bases là, 83 % de votants ne nous paraît pas un bon chiffre. Un début d'analyse par branche a été esquissé. Nous aurions aimé y voir figurer la branche du personnel travaillant à la CCAS. Nous aurions pu avoir une idée plus précise de la manière dont étaient perçues les différentes réformes et la nouvelle politique qui se précise.

Cela dit, il n'empêche que l'expression a bien eu lieu et que chacun se doit d'en respecter le sens qu'il lui donne et les conclusions qu'il en tire.

Nous terminerons ce chapitre en vous renvoyant au numéro 1 du ccasmag. Nous écrivions avant tout le monde: "on vous l'a dit vous avez la parole et ce, bien que les décisions soient déjà prises. L'Europe est à l'ordre du jour et la nécessité d'un comité d'entreprise Européen tellement évidente."

CCAS OU MULTINATIONALE ?

Bien qu'un peu provocateur dans le titre, il n'empêche que de nombreuses questions se posent au sujet de "notre" patrimoine. Si ce n'est pas la vente pure et simple, c'est le passage en SCI. Alors qu'il y a deux ans les plus hautes instances de la CCAS déclaraient au sujet de l'institution de la Robéyère qu'elle avait de l'avenir, celle-ci est fermée. La restructuration des bungalows de Savines était prévue au budget. Pourquoi alors céder aujourd'hui un site aussi privilégié qui correspond à la demande d'hébergement favorite des collègues des IEG ? Il en est de même pour Veynes, si chère aux élus locaux. Les gosses y passaient des vacances heureuses, mais il fallait changer la cuisine "roulante". Risoul en SCI, idem bientôt pour Mimizan dont la Direction Générale explicite une proposition à l'étude de création d'une SCI entre la CCAS et un partenaire dont l'apport financier permettrait la restauration de ce site. Au passage, il nous faut vous rappeller que cette institution n'a que 14 ans et que lors de sa construction, il était évident pour le professionnel que le volet entretien n'avait pas été manifestement la préoccupation de nos décideurs de l'époque. Cette remarque en son temps avait également été faite pour St Cyprien, Morillon et bien d'autres encore.

La SCI en question qui confierait la gestion à un organisme de tourisme social (dans le cadre du par ?), déciderait de la politique d'investissement, d'ouverture a minima 6 mois par an et d'animation. Là encore, il se peut que le professionnel pense que 6 mois par an ça n'a rien d'un objectif, tellement c'est facile, quand à la gestion donnée à Touristra, voire à un organisme similaire, c'est déjà vrai à La Napoule et ailleurs, et chacun d'y avoir compris la logique.

MAISON COMMUNE.

Selon les orientations du CA, le bureau réaffirme que le regroupement, sur un seul site, des trois organismes sociaux (CCAS, comité de coordination, IFOREP) marque bien la caractéristique "une et indivisible" des activités et protections sociales du personnel des deux industries. Ainsi la "maison commune" symbolise, au niveau national, le rapprochement, souhaité par les agents (voyez que ça sert de s'exprimer), des différentes structures des activités sociales centralisées et décentralisées avec l'objectif d'accentuer la complémentarité et la proximité dans la réponse aux attentes et de rationaliser le fonds du 1 % centré d'avantage sur les activités sociales  - sic -.

Nous on n'a rien pompé. On dirait un discours politique. On a quand même compris qu'on achetait un nouvel étage au bâtiment C de l'immeuble René Le Guen et que ces évolutions se feraient dans le respect des textes en vigueur. En clair, ça va coûter du pognon mais dans le cadre des orientations fédérales, à savoir : "mettre les moyens là où sont les bénéficiaires."

VALS LES BAINS, chronique d'une mort annoncée...

Pendant des années, une rumeur a circulé concernant la fermeture de la maison de retraite. Une lettre signée du Directeur Régional Adjoint de l'époque avait démenti cette rumeur.

Décembre 1997 : réunion avec la Direction Régionale, la CAR, la CMCAS, le personnel de l'institution, les représentants syndicaux et les représentants des pensionnaires pour annoncer la fermeture de l'activité retraite.

Octobre 1998 : fermeture de l'activité et fin 1998, fermeture de la maison de retraite avec, pour le personnel, l'espoir entretenu de conserver une activité aux alentours afin d'éviter les déménagements, la perturbation de la vie de famille, etc.... Il est envisagé la création d'une activité touristique et le personnel est sollicité pour la recherche de sites. Malgré les recherches, ce projet n'a jamais abouti.

Début 1999 : détachement du personnel sur les restaurants Tricastin Cruas et au centre de vacances de Monastier sur Gazeille pendant 18 mois.

Janvier 2000 : Le Directeur Régional informe le personnel du projet de plate-forme de saisie comptable à l'essai, avec promesse de continuité si les résultats étaient satisfaisants (ce qui est le cas). Les Organisations Syndicales ont tenu les mêmes propos.

Avril 2000 : formation des 8 personnels pour la saisie comptable. Au bilan de la formation, le personnel est informé que la plate-forme n'est qu'une expérience et que celle-ci s'arrêtera fin 2001.

26 juin 2000 : début de l'activité saisie comptable. La nouvelle Direction refuse d'assurer la continuité du travail effectué par son prédécesseur. L'idée est de regrouper l'ensemble du personnel comptable dans un même lieu. Le personnel pense lui que les technologies nouvelles aidant, la distance n'est pas un obstacle.

Mai 2001 : première propositon à l' un des huit conventionnés, à environ 200 km de son domicile, sans tenir compte des contraintes personnelles de l'agent.

Juillet 2001 : rencontre, à la demande du personnel, avec la Direction Régionale. L'entretien est jugé très décevant.

Novembre 2001 : deuxième proposition à la personne déjà citée et première proposition (la même), à un autre conventionné.

Le personnel retire de cette expérience ce sentiment désagréable de mise en condition par une technique, que nous avons déja dénoncée, la soumission librement consentie, passant tour à tour de l'espoir au désespoir, quand il ne s'agit pas purement et simplement de harcèlement moral.

Pour aider psychologiquent ce personnel qui, de mensonges, contradictions et promesses non tenus, ne sait plus à quel saint se vouer, la CCAS a écrit un très joli article dans le CCAS INFO de novembre 2001, intitulé : "Vivre au pays basque".

Il est vrai qu'il est plus facile de fustiger les entreprises EGF qui bousculent les agents par la mobilité que d'anticiper la fermeture d'une institution en organisant un véritable plan de gestion de son personnel.

A un administrateur du ccasmag, la Direction de la CCAS écrit ceci : "Si nous sommes d'accord sur le fait que l'emploi des compétences vérifiées doivent être utilisées au mieux pour la CCAS et ses agents, celui-ci ne peut se faire que dans le cadre des règles statutaires qui nous régissent, à savoir que : votre évolution professionnelle ne peut être examinée sans qu'il n'y ait une mobilité sur la totalité du territoire national."

Maintenant, nous savons qui a donné l'idée à EGF de mettre la pression sur son personnel et comme nous le savons tous, la mobilité n'étant pas une obligation statutaire, alors! Carton rouge.

Sincèrement, nous ne savons pas comment aider le personnel de l'ancienne maison de retraite si ce n'est de leur conseiller de rester solidaires comme le mouvement syndical sait si bien nous l'apprendre. Sans porter quelqu'accusation que ce soit, force est de constater que la réaction syndicale est quand même nettement moins virulente lorsque le personnel d'une institution est malmené. Le tract du syndicat majoritaire sur le statut des agents de restauration nous montre s'il en était encore besoin, qu'il vaut mieux, en terme de défense, faire partie d'une "corporation", (restaurant méridien, ouvriers d'entretien), plutôt que d'être isolé, loin des CMCAS et des élus en général.

Certe le monde bouge et les entreprises ne doivent pas être statiques mais à l'instar d'autres remous sociaux, comme il en existe chez moulinex par exemple, là ce n'est pas tout le monde qui morfle et, comme par hasard, c'est toujours le petit qui en prend plein la poire.

LE SAVIEZ VOUS ?

- plates-formes personnel. La position de l'ensemble des organisations syndicales dans les instances consultatives était claire. Elles souhaitaient que la saisie des contrats saisonniers se fasse sur les secteurs opérationnels. Il y eut des débats "musclés" et la Direction Générale a tranché lors du cn-cmpp du 29/01/2001. La saisie des contrats se ferait sur la plate forme perso, suivant en cela les cadres, soupçonnés par certaines personnes, évidemment mal intentionnées, de vouloir gonfler les effectifs de la plate-forme et par là même, éventuellement de récolter... mais ceci est de la médisance.

Toujours est-il qu'aujourd'hui tout le monde mesure la difficulté de saisir des milliers de contrats en deux mois sur une seule plate forme (besoin de moyens techniques et humains énormes en mai et juin) et certains en viennent à se demander s'il n'était pas plus judicieux de laisser cette saisie effectivement sur les SO.

La DG aurait-elle été mal conseillée ? En attendant les SO ont beau jeu et se délectent en attendant tout ce joli petit monde au tournant.

Si à cela on ajoute les erreurs de choix type PEGASE, ça commence à faire beaucoup pour une seule filière.

- NET@TOUS, c'est parti :

Enfin les agents vont pouvoir consulter notre site. Reste plus qu'à leur communiquer notre adresse. Nous avons confiance. La CCAS, dans sa grande démocratie n'a pas hésité à communiquer dans son dernier CCASINFO l'ensemble des sites des différentes organisations syndicales; alors pourquoi pas le nôtre, nous qui travaillons, comme nos collègues, sous statut loi 1901.

- 50 élus de la région Rhône Alpes se sont mobilisés pour la reconnaissance des droits des encadrants à EDF GDF. Nous sommes solidaires et rappelons au passage qu'il serait bien également de défendre ces mêmes agents lorsqu'ils travaillent à la CCAS car là aussi, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas le top.

- Le nouveau guide des centres est en vente au prix de 4 euros

On nous explique qu'il est mieux, plus complet et qu'il faut payer un peu. Un peu comme pour les autoroutes ou les places de parkings en quelque sorte. Nous sommes allés dans une agence de voyages et nous y avons trouvé le catalogue du club med. Gratuit !

- Du rififi à la mutualité :

Si l'on en croit le numéro spécial de VIVA du mois de novembre, ça balance pas mal dans le mouvement mutualiste. On y parle d'union du mouvement mutualiste français et d'expliquer qu'avec l'ensemble du mouvement social, avec le mouvement syndical et le mouvement associatif cela devrait permettre à la société française de faire un bond prodigieux en matière de démocratie et de protection sociale. Je ne sais pas pourquoi, mais nous sommes inquiets. Va t-on aller vers plus de compétitivité ? Pourquoi tous ces regroupements, ces ruptures et ces retrouvailles ? Et dire que ce qui inquiète les gens c'est le passage à l'Euro !

- Les gendarmes ont désormais leur site :

"les gendarmes en colère" tel est le nom du site. Comme nous, les gendarmes ont considéré qu'Internet était l'outil approprié pour se faire entendre. Certainement que chez eux la liberté d'expression existe aussi !

LE CHIFFRE DU MOIS :

Les chiffres présentés dans les derniers rapports annuels d'activités publiés ne permettent pas d'analyser clairement les comptes, ni de connaître la réalité des coûts.

Seul le rapport un peu plus détaillé de 96/97, nous avait permis de vous donner quelques ratios des prix de revient des prestations de la CCAS. Nous avions entre autres chiffré l'unité d'oeuvre, 24 h pour une personne en centre de vacances, à environ 395 F, tous types d'hébergements confondus. Cela ne vous permettait pas de connaître la réalité des prix de revient détaillés.

Dans le catalogue 2001/2002 page 305, la CCAS annonce un prix de revient moyen de 240 F en maison familiale. C'est normalement le coût le plus élevé pour des vacances en famille. Entre ce chiffre et le nôtre, qui n'est qu'une moyenne, la différence est déjà plus que notable. Elle appelle à interrogations.

Notre résultat vient que, dans nos calculs, nous avons naturellement intégré les frais de fonctionnement des sièges et les dépenses communes. Pourquoi la CCAS occulte-t-elle ces frais, les trouve t-elle trop importants ? Il est vrai que les coûts de fonctionnement des services non liés à la production directe, soit environ 30 % du budget total et 47 % du montant du fonds du 1 % pour l'exercice 1999/2000, ça laisse rêveur.

Analysons pour ce dernier exercice, dans la plaquette encartée dans CCASINFO, le bilan des dépenses en déduisant les frais de la production directe ( les frais de vos centres de vacances, de vos centres et activités de santé et de vos restaurants méridiens que la CCAS ne nous a pas communiqués, mais que nous avons relevé dans le rapport annuel).

On constate que les dépenses non publiées pour les sièges et autres services s'élèvent à environ :

6 % des dépenses d'activités

33 % des frais de personnel

24 % des frais d'usage des locaux

48 % des frais généraux de fonctionnement

Il est évident que cela se répercute aussi sur les autres prestations. Nous prendrons comme exemple la restauration méridienne. Pour cet exercice 1999/2000, le prix de revient moyen d'un repas est de 100  F, en ajoutant le ratio budgétaire correspondant des charges non comptabilisées au montant des dépenses publiées par la CCAS.

Pour vous permettre et nous permettre de connaître la réalité des coûts, nous vous invitons à réclamer avec nous, en plus des chiffres généraux déjà publiés, l'ensemble des paramètres comptables utiles tels que :

- le nombre de nuitées (d'unités d'oeuvre) par formules de vacances : familles, jeunes, jeunes agents, ou thématiques, par types d'hébergement: maisons-familiales, gîtes, villages de toiles.

- les coûts de fonctionnement de la Direction générale et des Directions régionales avec leurs secteurs dans l'organisation actuelle. Même si une grande réforme est à nouveau annoncée.

- le coût des organismes institutionnels tels que Comité de coordination, commissions d'activités régionales, etc.

- la composition moyenne d'une famille

- la durée moyenne des séjours

- et tous les autres chiffres qui devraient être normalement publiés si la CCAS voulait relever le défi.

Il ne suffit pas de prétendre éclairer, encore faut-il se mettre d'accord sur la puissance de l'ampoule et de ne jamais perdre de vue que plus les Hommes seront éclairés, plus ils seront libres.

QUAND LA CCAS VOUS FAIT LA PIGE ?

Dans le but louable de mieux gérer les finances de l'organisme, la Direction de la CCAS prend de grandes décisions. C'est ainsi qu'elle déploie une grande énergie créatrice pour régler le sort d'une catégorie de salariés non-statutaires. La minuscule (moins de 10 personnes) population des journalistes reporters-photographes rencontre ainsi les pires difficultés. Cette poignée de précaires est accusée de tous les maux, et si l'on en croit les aboyeurs, certains percevraient des rémunérations de 300 000 F par an.

La réalité est beaucoup moins joyeuse pour ces collaborateurs réguliers de CCASInfos (de 8 à 14 ans d'ancienneté) qui, exaspérés, rompent aujourd'hui le silence par un texte que nous rendons public.

Madame, Monsieur,

Nous sommes collaborateurs pigistes* réguliers de la CCAS depuis de nombreuses années. Aujourd'hui privés de parole, nous nous adressons à vous par la présente.

Depuis deux ans, nos salaires sont en baisse (de plus de 30 % en 2000 par rapport à 1999) et nous constatons en 2001 que la poursuite de la diminution de nos piges résulte d'une gestion qui réduit délibérément nos revenus.

En outre, des rumeurs courent à notre égard à la ccas et au-delà. Rumeurs selon lesquelles certains d'entre nous auraient gagné 40 000 F/mois, et qu'un système néfaste à l'organisme aurait été mis en place, protégeant une minorité de collaborateurs au détriment d'autres. Ces allégations ne manquent pas de nous questionner.

Nous, pigistes, avons répondu avec ponctualité aux sollicitations de la CCAS, devenues plus nombreuses depuis la création des catalogues vacances annuels et la mensualisation du ccas infos. Dans les périodes où la demande de travail a été la plus forte, la ccas ne nous a jamais proposé de contrat d'embauche en CDD, encore moins en CDI, et elle a toujours dicté les conditions financières régissant notre travail, ainsi que le taux de rémunération, resté inchangé, du reste, depuis plus de quatre ans.

Ces dernières années la qualité de notre concours au sein du secteur photo animé par André Jouanjan, a été régulièrement associée à la réussite du nouveau ccas infos.

Par ailleurs, plusieurs d'entre nous ont tenté à maintes reprises de faire valoir leurs droits élémentaires lors de maladie ou chômage, et ont interpellé la direction afin de faire respecter notre statut social. Or en dépit de ces demandes répétées et de l'intervention du SNJ-CGT (Syndicat National des Journalistes CGT) nous n'avons toujours pas pu obtenir la régularisation nécessaire. Aujourd'hui encore, un pigiste ne peut être ni malade ni au chômage, et si tel est le cas, la CCAS se décharge de ses responsabilités.

De nombreuses irrégularités ont été dûment constatées venant de la CCAS, un organisme qui, nous semblait-il, se veut pourtant un modèle en matière de protection sociale et de solidarité.

D'autres rumeurs clament aussi notre intention de saisir la juridiction des prud'hommes. Il n'en est rien, car ce serait faire l'économie du nécessaire débat sur la situation des salariés précaires de la CCAS. Et ce serait donner satisfaction à ceux qui refusent le dialogue et la concertation, et qui veulent imposer unilatéralement leurs nouvelles conditions.

En effet, la CCAS veut maintenant priver les journalistes de leur propriété intellectuelle par une convention où le chantage à l'emploi est utilisé. Un bon de commande nouvellement établi nous est dorénavant soumis avant chaque reportage. Si un pigiste refuse de signer ce bon sur lequel il est tenu de céder sa création intellectuelle (libre de droits), il est accusé de refuser de collaborer et se voit privé de travail.

Est-ce faire preuve d'arrogance que de faire valoir ses droits fondamentaux ?

Nous tenions ici à vous informer des préoccupations nous concernant, et mettre un terme aux rumeurs dont nous sommes victimes.

En vous remerciant d'avance pour toute l'attention que vous porterez à lire notre courrier.

Christian Ducasse (carte de presse n°51 487).
Laurence Fleury (carte de presse n°84 785).
Véronique Jouanjan (carte de presse n°89 729).
Claude Marsat (carte de presse n°89 380).
Contact: pigistes.ccas@voila.fr

Action soutenue par le Syndicat National des Journalistes CGT, 263 avenue de Paris, 93514 Montreuil Cedex Tel: 0148188178 E-mail: snj@cgt.fr et l'ANJRPC (Association Nationale de Journalistes Reporters-Photographes et Cinéastes) 121 rue vieille du temple 75003 Paris Tel: 0142772430 E-mail: anjrpc@free.fr

* Un pigiste est un jounaliste non permanent, qui bénéficie depuis 1974 des mêmes dispositions sociales qu'un salarié mensualisé. Dispositions regroupées dans une convention collective nationale étendue (art L761.1 et suivant du code du travail.)

Notre opinion à ccasmag, c'est que parmi nos dirigeants, se sont glissés un certain nombre de surdoués, seuls capables de générer des problèmes là où il n'y en a pas et de se mettre ainsi à dos toute une partie du personnel parmi les plus fidèles. Nous observons que ce problème est également d'actualité au journal l'Humanité et cela nous interroge encore une fois sur la crédibilité des discours.

Nos amis pigites souhaitent débattre avec l'organisme sur ce qu'ils considèrent comme une nécessité démocratique. Nous leur souhaitons bien du courage face à l'endogamie élus - fonctionnels qui développe une conception antédiluvienne de l'entreprise proche de l'autisme. Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite de ce mauvais feuilleton.

Puisque tout le monde s'attache à vous donner la parole, nous allons vous la donner.

Dans le prochain numéro, nous organisons un sondage. Pour ce faire, l'équipe de ccasmag élabore un questionnaire qui va nous permettre de connaître votre sentiment sur l'évolution de la politique de gestion de notre patrimoine, l'ouverture de nos activités sociales au marché Européen, la politique de gestion du personnel à la CCAS, le professionalisme etc...

Si vous souhaitez voir des thèmes abordés, n'hésitez pas à nous les communiquer.

Il nous semble en effet que l'ensemble des décideurs a le devoir d'informer les électriciens et gaziers et que compte tenu de l'importance du changement de cap, de la valeur de leur patrimoine (estimé il y a quelques années à 5 milliards de francs), un référendum est plus que nécessaire.

Encore une fois, il faut que les choses soient claires. Comme Pierre Drachline (ccasinfo novembre 2001), nous ne sommes pas révolutionnaires, les révolutionnaires ne cherchent qu'à prendre le pouvoir. Comme lui, nous ne sommes que des révoltés.

le comité de rédaction



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