CCASMAG N° 9

Dans cette édition, nous allons délaisser un peu nos réflexions d'ordre général pour nous recentrer sur les petits potins et les aléas de la vie des organismes sociaux des IEG.

Déjà le neuvième Numéro !

Si certains s'en félicitent, d'autres, ont pris la peine et ont eu le courage de nous écrire leur désapprobation. Nous tenons à rappeler que l'existence de CCASMAG et de tout ce qui s'ensuit n'est que le résultat de nos réactions. La responsabilité échoit à ceux qui nous ont poussés dans nos retranchements civiques et moraux. Ils ont choisi la voix du dialogue de sourd. Nous leur rappelons qu'en 2002, il n'est plus possible d'aborder les problèmes de gestion d'une entreprise comme avaient pu le faire jadis nos arrières grands-parents.

Heureusement, les messages de soutien n'ont jamais été si nombreux. Nous recevons de plus en plus d'informations et nous avons rendu le site CCASMAG plus lisible.

Mille excuses pour notre léger retard.

Le mensuel CAPITAL, dans son numéro de mars 2002 publie, dans sa rubrique "révélations", un dossier intitulé "L'argent secret des syndicats".

Ce dossier mentionne, sur deux pages de ses 18 pages, la CCAS et l'IFOREP.

Nous ignorons si le communiqué de la Direction Générale du lundi 11 mars 2002 avait pour objectif d'informer les agents de la CCAS de l'existence de ce dossier. Toujours est-il que beaucoup se sont précipités dans les kiosques et que le numéro, pour le coup, s'est très bien vendu au sein de l'organisme.

Il reste que sur le fond, ce communiqué nous a laissés sur notre faim. Ou les dires de CAPITAL sont inexacts et la CCAS devrait porter plainte ou il s'agit de la vérité, et il y a fort à parier que l'affaire n'en restera pas là. C'est vrai que la Direction Générale s'en remet aux organisations syndicales mises en causes.

Nous ne savons pas pourquoi, mais cela nous a rappelé l'affaire "Guy Mary"  ; en réponse à une lettre anonyme très accusatrice, notre protagoniste répondit ceci : " Deux solutions s'offrent à moi. La réplique point par point, la réplique par le silence. J'ai choisi la deuxième solution ". Pouf pouf pouf !!!!!

Heureusement, la Direction Générale renouvelle sa confiance à l'ensemble de son personnel. Nous, nous avions compris que c'était le personnel qui ne faisait plus confiance. Décidément, on n'y comprend plus rien.

LE SAVIEZ VOUS ?

- Un contrôle sanitaire sur l'Institution de MESQUER ayant soulevé quelques anomalies, la CCAS a été convoquée au Tribunal en la personne du Chef d'Etablissement, à savoir : le Directeur du Secteur Opérationnel de Nantes.

Cela confirme deux choses : le responsable de cette Institution qui croyait être le Chef d'Etablissement ne l'était pas, et le Directeur du Secteur Opérationnel qui croyait ne pas l'être, l'était. Nous en connaissons qui vont faire la gu… quand ils vont apprendre quelle responsabilité on leur a collée et de trouver pour le coup, leur classement fonctionnel un peu léger.

- Ca bouge dans la restauration ! Des stages sont organisés autour du thème: "QUALITRAS CE". A la sortie, les discussions vont bon train, et chacun de s'interroger et d'interroger son voisin pour vérifier si l'on a bien tout compris.

Il s'agit d'une entreprise qui regroupe dans ses clients plusieurs comités d'entreprises, avec comme objectif, l'abaissement des coûts par la massification. Il n'y aurait pas eu d'appel d'offres, le statut particulier des CE leur permettant de ne pas avoir à se justifier par rapport à la loi sur la concurrence.

Ce que l'on a expliqué aux stagiaires : pour résoudre quelques petits problèmes juridiques, en novembre 1999, est crée une société anonyme simplifiée (SAS) ALIANCE, au capital de 90 000 F, le tout en filiale du groupe NUTRI, lui même apparenté au groupe ELIOR, et là on ne sait plus, notre correspondant a décroché.

Il s'est réveillé au moment où l'on expliquait que QUALITRA CE intervenait au niveau de NUTRIDATA, le programme informatique des gérants de nos restaurants méridiens, dans la mise à jour des produits. Et aussitôt, de se demander, si la politique d'achat n'allait pas influencer les menus et si pour cause de commandes à prix plus ou moins canons, l'agent EGF n'allait pas à terme manger la même chose le même jour à Strasbourg comme à Marseille ?

De la première expérience, il ressort que la massification n'étant pas constituée, les prix n'étaient pas compétitifs. Cela va beaucoup mieux depuis, mais nous nous posons la question de savoir qui a payé la différence de coûts en attendant que le système soit opérationnel ?

En conclusion, tout cela sent le CAPITALISME à plein nez, l'uniformisation du goût et l'abandon progressif des valeurs qui justifiaient à elles seules, l'existence de la CCAS.

- EDF se désengage de son patrimoine immobilier.

Plus de gestion de l'entretien, de dotation aux amortissements, et le renouvellement du matériel des restaurants méridiens ?

Nous avons remarqué qu'à chaque fois qu'EDF mettait en place une politique, la CCAS lui emboîtait aussitôt le pas et ce, bien souvent sans prendre en compte les spécificités. Comme à EDF, on a supprimé certaines astreintes. Les responsables continuent cependant de les monter sans que pour autant cela soit inscrit dans leur contrat de travail. A t-on fait de réelles économies ? Est-ce que le travail est plus efficace ? Nous pensons qu'on a surtout brassé beaucoup d'air, contrarié beaucoup de monde et ce sans vraiment savoir pourquoi.

- ALAIN DUTEIL, l'affaire.

Alain Duteil (le frère de l'autre *). Ancien Syndicaliste, Ancien Secrétaire de l'Union Locale CGT D'AVRANCHES, représentant syndicale au comité de groupe USINOR SASILOR puis Administrateur, formateur Syndical en France comme à l'étranger, membre de la commission financière de la Fédération, membre du CEF (comité Exécutif Fédéral) de la métallurgie, Candidat à plusieurs reprises aux cantonales d'Avranches pour le PC.

Alain est victime d'un licenciement économique en 1999. Chacun le comprendra, avec un tel pédigree, après tant d'actions menées dans sa région pour la défense du monde du travail, Alain est "grillé", et pour lui, impossible de retrouver un emploi.

Alain se retourne alors vers ses "camarades" du syndicat qui d'abord va voir, du parti ensuite qui ne voit pas d'avantage. Bref que des clients d'Alain Afflelou. Au final et après trois années de galère, Alain Duteil est SDF et touche 2400 F/mois.

Maintenant que nous l'avons retrouvé, vous pouvez nous faire confiance, nous n'allons pas le lâcher et une chose est sûre : nous allons en reparler !

* François Duteil son frère, ancien Secrétaire général CGT de la Fédération Nationale de l'Energie, ancien n°2 de la Confédération, Membre du Comité National du Parti Communiste, actuellement Président de L'Institut d'histoire sociale pour les mines et l'énergie.

CNCMPP du 7 mars 2002

Suite à une première réflexion menée sur les locaux de la région parisienne, il a été décidé de vendre le site de l'ARGONNE afin de pouvoir rénover les sites de la tour PLEYEL et de CHEVILLY LARUE. Quelle drôle d'idée de vendre une partie de son patrimoine pour en entretenir une autre ? D'autant qu'avec ce que l'on a déjà vendu, on devrait pouvoir rénover ? Sauf si on a bradé. Mais à quelles fins ? Que pensez-vous de ces gestionnaires qui mangent votre capital en frais de fonctionnement ?

Concernant la création de la "maison commune" (CCAS, IFOREP, COMITE DE COORDINATION), la délégation CGT interpelle la Direction sur le manque total de lisibilité de sa mise en oeuvre et de transparence des projets. Cette fois, ce n'est pas nous !

La Direction admet la nécessité d'une plus grande transparence, mais reconnaît que les choses ne sont pas simples, car elles se heurtent à de réelles difficultés liées à notre histoire. Ouf, nous voila rassurés.

PRESENTATION DE LA FILIERE ACHAT :

Cette mission a été demandée par la DG en vue d'une réelle politique d'achats, d'approvisionnements, d'acquisitions de matériels. C'est vrai qu'après cinquante ans, il est temps qu'on s'y mette.

La délégation CGT se félicite de la qualité du document et note au passage que le premier poste budgétaire n'est pas, comme on aurait pu le penser, les coûts de personnel, mais bien celui des achats. Et par la même de "tordre le cou" à ceux qui trouvaient les frais de personnel dans les coûts de fonctionnement trop élevés. Aïe !!!! ça fait mal !

Le syndicat indique par ailleurs que les expériences pour traiter à l'extérieur certaines de nos activités, démontrent combien l'art de bien acheter est difficile mais aussi combien il peut en coûter au budget de l'organisme. Et de citer deux exemples : le premier nous est "avoué" dans le rapport présenté au CNCMPP. Il est fait état d'une mauvaise façon de négocier un contrat avec un prestataire extérieur.

Tel est le cas du contrat de location de véhicules avec la Société IDELIA. L'entreprise aurait elle même "ficelé" son cahier des charges et diverses autres conditions, l'interlocuteur CCAS acceptant ses dispositions !

Le deuxième exemple est tout frais vous pourriez le constater en lisant le fac-similé du contrat en annexe au rapport du CNCMPP de mars 02 (demandez-le aux membres siégeant mais nous pouvons aussi le faxer aux collègues intéressés). Il s'agit d'un contrat d'entretien passé entre la Direction Générale de l'organisme et la société AVISO où il apparaît qu'au prétexte de dégager deux postes de personnel de service conventionné de l'institution de la HAYE-BEROU, cette société interviendrait pour un coût mensuel de plus de 200 000F !!. Il faut dire que le contrat négocié porte sur un montant total annuel de 2 349 999,04 F (deux millions trois cent quarante neuf mille cent quatre vingt dix neuf francs et quatre centimes !!!)

Cerise sur le gâteau, il peut être prévu une extension au contrat. Ce n'est pas nous qui l'affirmons, mais bien le syndicat CGT de la CCAS.

Le syndicat majoritaire soulève également des problèmes dans la construction du réseau. Il considère qu'il 'est inadmissible de devoir fermer des institutions CCAS, et dans le même temps laisser au réseau des conventions extérieures, offrant bien souvent des prestations de moins bonne qualité.

Des coquilles, il y en a d'autres, nous ne voudrions pas cependant laisser croire que nous nous acharnons sur l'organisme. Nous nous battons seulement pour la professionnalisation, pas pour la suppression.

PIGISTES CCAS INFOS :

Nous vous avons informé dans un numéro précédent du différend qui oppose la CCAS et les Pigistes photographes qui collaboraient régulièrement à l'élaboration du CCAS INFO. Malgré l'intervention de l'inspection du travail, nos amis pigistes, soutenus par le Syndicat National des Journalistes CGT, ont pris la décision d'assigner la CCAS devant le conseil des Prud'hommes. Notre interlocuteur constate, dépité, "qu'il n'y a pas de débat possible avec la CCAS hors de l'enceinte des tribunaux".

La multiplication des dossiers instruits à l'encontre de l'organisme devant cette instance nous avait conforté dans cette analyse, en opposition même avec le discours humaniste, basé sur le dialogue et la justice sociale.

A CCASMAG, on se demande quand même si les gens qui nous dirigent ont pris suffisamment de recul, avant de se mettre à dos une telle corporation. C'est vrai qu'il se trouvera toujours des individus pour "s'aventurer", sans jamais se poser la question des conséquences.

Ce dossier "pigistes", nous fait aussi observer que ce sont toujours ceux qui gagnent le plus qui s'offusquent du salaire des autres.

35 HEURES ?

A ce sujet, des salariés conventionnés, travaillant en Institution, nous ont demandé de développer leur point de vue.

La mise en place des 35 h, la nouvelle organisation du travail, la gestion des congés, autant de sujets qui génèrent l'incompréhension.

Le désaccord de ces agents s'appuie sur le principe du non respect de l'équité pour tous dans un même métier. Certes chaque site génère son particularisme dans le travail. On comprend bien qu'une Institution doit fonctionner 24 h / 24, 7 jours / 7, les jours fériés et plus particulièrement pendant les vacances scolaires.

Ce qui n'est pas accepté en fait c'est que l'on demande à une partie du personnel de "respirer la poussière", alors que c'est l'autre partie qui touche la prime d'insalubrité. Vous l'aurez compris, ce que ne supporte plus le personnel, c'est une hiérarchie qui demande de prendre les vacances l'hiver, alors qu'elle-même les prend l'été en s'octroyant de surcroît les avancements de fin d'année.

Ce sont aussi des classements disparates au sein d'une même profession avec un classement inférieur là où la contrainte est la plus forte comme dans le secteur de la restauration par exemple où le "méridien" qui travaille à un rythme "classique", gagne en moyenne bien plus que son homologue en Institution.

Notre propos n'est pas de montrer du doigt, mais simplement de devoir expliquer, ce qui est quand même dommage, que l'on ne peut pas gérer du personnel en dehors d'une justice sociale. Sur les bases de l'injustice, on peut toujours s'époumoner, on n'a aucune chance d'être entendu.

PROTECTION SANTE DANS LES IEG :

Vous avez peut être, vous aussi, reçu le fascicule émis par la Mutuelle Européenne de Santé.

Nous ne sommes pas des spécialistes et c'est peut-être pour cela que nous avons du mal à comprendre. On nous explique à la page 7 notre intérêt pour une démocratie participative (on a déjà donné). On nous rappelle qu'aujourd'hui nous disposons d'un régime spécial défini par le statut et que demain, si le changement s'avère inéluctable, nous pourrons disposer d'un régime également maison, mais tout simplement meilleur.

Tout le monde l'aura compris, "on" est en train de modifier notre statut, c'est curieusement une Mutuelle "extérieure" qui nous l'annonce et qui nous dit en substance que nos dirigeants auraient peut-être eu, par le passé, la possibilité de nous doter d'un régime meilleur ?

Page 8, nous notons : la "plate forme commune des entreprises et des organisations syndicales" sur l'évolution de la gestion des prestations d'assurance maladie vise à remettre à flot le régime actuel qui est fragilisé par le poids des charges de gestion. L'aide financière apportée par les entreprises sera conditionnée par des économies symétriques de gestion.

Nous vous en avions parlé en citant le discours du Président Roussely, cela met encore en exergue notre capacité de gestion. Amis salariés des CMCAS, va falloir s'organiser !

CONSULT'ACTION

C'est fait, nous avons un nouvel os à ronger. Il paraît que maintenant nous allons décider nous-mêmes comme des grands.

Alors allons-y. Nous voulons que vous arrêtiez de bouffer notre patrimoine. Nous voulons une véritable évaluation du personnel sur des bases plus "académiques". Nous voulons la justice sociale dans l'entreprise et les moyens là où sont les bénéficiaires. Nous voulons l'arrêt des opérations de prestige qui ne servent qu'à certains pour se faire mousser, nous voulons une analyse objective de "la production" et que chacun à chaque poste justifie son action auprès d'un réel contrepouvoir. Nous demandons que s'arrête cette politique de management dévalorisante qui fait, en dehors des cadres dirigeants, que l'ensemble de l'encadrement navigue à la corne de brume, etc …. Tout le contraire quoi !

S.O.S.

Nous avons reçu un S.O.S. intitulé Scandale à l'IDCP "michelzann"

Ce courrier nous indique qu'à la suite d'un accident sur le trajet du travail, cette personne aurait suivi les indications d'un conseiller IDCP pour l'indemnisation d'une cheville cassée. Des complications à la colonne certifiées par le chirurgien rendent impossible la reprise de l'activité professionnelle de la victime. Malgré l'intervention du Président de sa CMCAS, rien n'y a fait et l'intéressé, excusez la terminologie, se retrouve dans la merde.

Nous n'avons pas la connaissance exhaustive de ce dossier, mais si les dires de notre correspondant s'avèrent exacts, alors nous demandons à nos élus de nous faire une démonstration d'efficacité. Et si cela se fait, nous ne manquerons pas de les féliciter.

VRAI OU FAUX ?

L'Institution de la RAGOTTERIE (près du MANS) a été vendue. Rien d'extraordinaire en soi, puisque la CCAS se sépare de son patrimoine. En revanche, il semblerait, selon notre informateur, que l'institution vendue au prix des murs, ait été "livrée", matériel inclus. Aux dernières nouvelles, l'acheteur n'aurait pas porté plainte.

L'Institution de RAZAY (près de MONTRICHARD) a été vendue. Rien d'extraordinaire encore…

Il semblerait, selon un autre informateur, que des travaux lourds venaient d'être réalisés dans cette institution. On parle de 25 millions de francs (3 811 225 euros), dans la réalisation d'une station d'épuration à ciel ouvert, ainsi que la remise à neuf du camp d'Ados situé juste en face. A combien la vente de RAZAY ? Certainement très cher ? Quant au camp d'Ados, des mauvaises langues disent que d'aucuns se seraient servis avant la cession.

A CHINON, en l'an 2000, un projet vol à voile n'ayant pu se réaliser pour défaut d'agrément, un de nos décideur patenté a eu l'excellente idée de faire voler nos ados en virtuel ! Et ce pour 6000 F / pers. Malheureusement, notre informateur ne nous dit pas si ces jeunes ont eu, en prime, le temps de visiter la région.

TREFFIAGAT

Le plancher s'écroule à LION / MER. Où affecter les jeunes ? Dans un centre qu'on ne connaissait pas. Activités, Bâtiments hors normes, état de la cuisine discutable ( ex : 1 seul frigo froid positif et 1 seul frigo froid négatif pour 60 enfants). On a reçu les gamins…

PEGASE

C'est un outil informatique chargé de gérer les paies du personnel conventionné. Impossible de savoir où l'on en est depuis 4 ans.

DISCRIMINATION SYNDICALE

Une nouvelle victoire (de la CGT).

Page 25 d'ENERGIES SYNDICALES de mars 2002, on apprenait qu' EDF-GDF venait d'être condamnée pour discrimination. Aussitôt nous avons pensé à notre camarade Michel RIO dont le dossier aux prud'hommes attenté contre la CCAS passe le mois prochain. Souhaitons que cette fois ce soit l'arroseur qui se fasse arroser !

STRESS AU TRAVAIL

Dans son numéro de février 2002, CCASINFOS traite du stress au travail. A EDF bien sûr ! Organisation du travail, pressions morales, etc. Exactement comme à la CCAS, quoi !

LE "REPAIRE" SOCIAL :

Pour régler sa part de production en self des restaurants méridiens (catégories de tickets A,B,C et D), EDF participe à hauteur de 10,75 F. Dans le cadre de l'année de la restauration, la CCAS avait décidée de multiplier les expériences. Buffets, cocktails, restauration rapide, repas régionaux, gastro… Rien en somme qui ne corresponde au repère social. Il semble pourtant que l'on ait facturé le prix coûtant + 10,75 F + 2,10 F de frais d'administration générale. On nous dit qu'un rappel à l'ordre de 300 000 F environ avait été demandé à FESSENHEIM.

Difficile de vérifier tous ces dires, néanmoins nous constatons que des informations de ce type nous arrivent chaque jour un peu plus nombreuses et que cela nous emmène vers une certitude : il y a vraiment quelque chose qui ne va plus dans cet organisme et il se pourrait que dans un avenir proche nous découvrions un joli pot….. Tout rose !

"PRENEZ LE RELAIS"

Cette antienne bien connue à la CCAS, que nous faisons nôtre aujourd'hui, nous l'adressons aux collègues et anonymes, de plus en plus nombreux à nous apporter leur soutien moral ainsi que leurs précieux témoignages.

Nous vous remercions tous et vous invitons par ailleurs à interpeller vos élus CMCAS et syndicaux sur les dérives dénoncées dans nos rubriques, reprises par la presse écrite et qui seront prochainement relatées par les médias de l'audiovisuel.

Nous pensons que la casuistique n'est pas la tasse de thé de nos chers Elus, car si c'était le cas ils ne manqueraient pas de faire leur examen de conscience devant le bilan désastreux de la CCAS ainsi que sur l'insuffisance de certaines prestations mutualistes en CMCAS.

Comme CCASMAG, vous ne pouvez plus accepter passivement que la situation de nos œuvres sociales continue de se dégrader. Alors PRENEZ LE RELAIS pour :

Ce que nous divulguons n'est que "secret de polichinelle" pour bon nombre d'entre nous, mais qu'attendre d'autre dans les conditions actuelles ?

Un grand nombre des agents des organismes sociaux des IEG portent une part de la responsabilité de l'évolution pernicieuse du système par leur soumission implicite à l'omerta politico-syndicale qui y sévit.

En effet, 70 % desagents Statutaires de la CCAS n'ont jamais œuvré dans les IEG. Ils relèvent du statut par assimilation. Ils ignorent quasiment tout de la culture professionnelle des collègues qu'ils "servent" par leur travail. Ils ignorent encore plus les conséquences de l'évolution de la maison mère. Ils ne connaissent que le credo maison qui exclut de fait tout esprit de réaction et de réactivité. La spoliation du salaire social des collègues des IEG profite ainsi grassement à certains activistes du sérail en toute permissivité.

Népotisme et brevet syndical supplantant tout autre critère d'embauche à la CCAS, la compromission n'est en définitive qu'un légitime renvoi d'ascenseur de la part des débiteurs du système.

Ajoutons que sur les 30 % des agents issus des IEG, 20 % sont des dogmatisés, corvéables à souhait, mais réalisant des plans de carrière vertigineux (nous avons donné des exemples).

In fine 10 % seulement des agents peuvent ou arrivent à s'octroyer le droit de faire rimer VERITE et LIBERTE. Vive la démocratie !

A tous ceux qui refusent de voir le marasme perdurer ; PRENEZ LE RELAIS !

Nous terminerons par une note d'optimisme en souhaitant la bienvenue à M. LAROCHE, nouveau Directeur Général de la CCAS.

A lui aussi de "PRENDRE LE RELAIS" efficacement pour sauver ce qui peut encore l'être.

Nous l'exhortons à transformer certaines chaînes d'inconséquence et d'incompétence actuelles en une réelle chaîne de responsabilités.

Gageons sur sa clairvoyance pour conduire nos Activités sociales dans la bonne direction.

Pensant qu'être optimiste c'est savoir infléchir son destin, agissez, Monsieur le Directeur Général, si vous avez la chance que l'on vous en donne les moyens.

Merci encore à notre informaticien pour la clarté et l'efficacité de son travail et rendez vous le 31 mai 2002

le comité de rédaction



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