! ! ! Numéro Spécial CCASMAG ! ! !



EDITO



Comme nous l'avions subodoré, l'Actualité "galopante" nous force de porter à la connaissance de Tous l'Information dans le cadre des Orientations pluralistes (sic) du Conseil d'Administration.

L'évincement de Monsieur Jean-Claude LAROCHE, Directeur Général de la CCAS, fait en dehors de tout arbitrage structurel (Commission Supérieure Nationale du Personnel EDF) et l'accumulation des réactions que cet acte suscite de la part :

Nous émaillons cette "fresque ubuesque" de quelques informations et commentaires complémentaires.

Bonne lecture, à vous de juger et méfiez-vous des ? Manipulations.



Note du webmestre : ce Numéro Spécial a été transformé en page web pour une lecture en direct, avec le souci autant que faire se peut de conserver la mise en page du Comité de rédaction, qui a "collé" bout à bout dans un traitement de texte les documents qui lui ont été transmis et a ajouté ses commentaires.
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Compte rendu du Président de la CCAS




N° 2003/07



REUNION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION EXTRAORDINAIRE

DU VENDREDI 4 AVRIL 2003




Confronté aux difficultés récurrentes de mise en œuvre de ses orientations, le Conseil d'Administration, réuni en séance extraordinaire, réaffirme sa souveraineté et sa volonté de poursuivre, avec les cadres et le personnel de la CCAS, la refondation des activités sociales à partir de l'expression démocratique des agents.

Le Conseil d'Administration, à la majorité, décide de la suspension du Directeur Général à titre conservatoire et du retrait de ses prérogatives.

Par ailleurs, unanimement il désigne une délégation de ses mandants pour auditionner le Directeur Général le Jeudi 10 Avril prochain.

Enfin, les représentants de la Fédération CGT font part de leur total soutien au Président et à ses méthodes de travail fondées sur la transparence et le pluralisme qui doivent être poursuivies.

Pour sa part, la délégation CGT-FO acte que le Président a toujours œuvré dans la transparence et la pluralité dans l'intérêt des bénéficiaires des activités sociales et qu'il s'emploie à aplanir les difficultés.

En ce qui concerne la délégation CFDT, elle mesure les évolutions positives en terme de travail en commun et d'écoute du Président au sein du Conseil d'Administration mais souligne que des dysfonctionnements importants demeurent.

La délégation CFE/CGC rappelle que le Président a été élu à l'unanimité et ne doute pas de sa capacité à surmonter les difficultés et à mener la CCAS dans la bonne voie. En outre, il manifeste son désaccord quant à la non convocation du Directeur Général à cette séance en la quittant.

Montreuil, le 4 Avril 2003

SpdtCCAS





Position CFDT :

Compte-Rendu du CA de CCAS extraordinaire du 4 avril 2003


Du rififi à la CCAS



Un Conseil d'Administration extraordinaire était convoqué ce jour à la demande du Président de la CCAS afin d'examiner la situation provoquée par l'adresse du directeur général de la CCAS aux syndicats de la CCAS (voir annexe 1).
Situation inédite que celle d'un Directeur de la CCAS qui, au travers d'un courrier aux organisations syndicales, les alerte sur les pratiques qui ont prévalu à son "débarquement" sur demande de la Fédération CGT et dénonce les dérives du gestionnaire majoritaire au sein de l'organisme.

Au cours de ce Conseil d'Administration, les représentants de la CGT ont axé leurs propos autour du refus du directeur général à reconnaître les prérogatives du Conseil d'Administration et les difficultés qui en découlaient au quotidien quant au traitement des dossiers et affaires courantes. A l'issue d'un tour de table (voir déclaration CFDT en annexe 2), le Président de la CCAS a proposé aux membres du Conseil d'Administration d'adopter un communiqué dénonçant un procédé inqualifiable portant atteinte à la légitimité du conseil d'administration. Ce communiqué conclu par la décision de suspendre de ses fonctions le directeur général.

Les administrateurs CFDT ont alors fait remarquer que, visiblement dans cette affaire, les désaccords entre l'organisation syndicale en charge de la gestion et le directeur général ne portaient pas que sur la reconnaissance ou non de la souveraineté du conseil d'administration. Ils sont révélateurs de tensions importantes portant sur l'évolution de nos organismes sociaux et leur mode de gestion. Pour la CFDT, la principale difficulté réside dans la confusion qui existe entre les structures fédérales et syndicales de la CGT et les structures fonctionnelles de l'ensemble des organismes sociaux des IEG.

Au-delà de ce que nous pourrions qualifier d'une affaire interne à la CGT, le courrier du directeur général fait état de disfonctionnements graves auxquels il convient de mettre fin rapidement. Ces disfonctionnements, dénoncés à plusieurs reprises en Conseil d'Administration, sont le fait d'un certain nombre de responsables de la CCAS. De tels comportements la fragilisent et ternissent l'image du syndicalisme.

Après une suspension de séance, il nous a été proposé de rédiger une motion de soutient au président de la CCAS et d'adopter le communiqué pour suspendre le Directeur général et de convenir d'une date pour une audition de celui-ci.

Nous avons alors indiqué :
  • l'inutilité d'une motion de soutien au Président, puisque qu'elle figure dans notre déclaration (voir deuxième paragraphe), ;
  • notre opposition au communiqué commun dans la mesure où, n'étant pas associés à la gestion quotidienne de la CCAS, nous n'étions pas qualifiés pour porter un jugement sur le comportement du Directeur général ;
  • notre accord pour une rencontre avec le Directeur général le 10 avril avant la tenue du Conseil d'Administration.

Le communiqué a été adopté par les seules voix des administrateurs CGT (voir annexe 3).


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Fédération Chimie-énergie CFDT affiliée ICEM-EMCEF



Annexe 2


Conseil d'administration extraordinaire du 4 avril 2003

Déclaration des administrateurs mandatés par la FCE-CFDT

Si la fédération FCE-CFDT ne soutient pas la forme employée par le directeur de la CCAS pour dénoncer les dérives de gestion de notre organisme, nous relevons malheureusement sur le fond, dans le courrier adressé par ses soins aux organisations syndicales, des faits que notre propre délégation au sein du CA dénonce et condamne depuis de très nombreuses années.

Nous pensions, au regard d'un certain nombre d'orientations impulsées par notre délégation et reprise par le CA et son Président que, depuis quelques années, des réformes de fond devenaient possibles. Or, depuis ces derniers mois les vielles pratiques reprennent et n'ont semble t-il jamais cessé.

Le dernier exemple en date remonte au bureau du 27 février et concerne l'aide à la création et la diffusion d'un CD du Sergent Garcia qui s'est avéré une véritable manipulation puisqu' après accord de principe, au vue des valeurs humanistes portées par cet artiste, ce CD s'est trouvé encarté à 77 000 exemplaires dans "l'Huma hebdo" ce qu'ignoraient les membres du bureau préalablement consulté, en toute clarté et pluralisme bien sur !

Non seulement cette adresse aux syndicats confirme notre propre analyse, mais les atteintes personnelles dont fait l'objet le directeur de la CCAS sont du même ordre que celles dont sont victime tout agent qui dans les organismes sociaux n'est pas dans la ligne.

Oui il en coûte de s'afficher comme tel à la CCAS. Oui la transparence n'est pas de mise et le pluralisme n'est qu'un slogan qui dans les faits, en terme de responsabilité politique ou de gestion n'a aucune véritable traduction.

Aujourd'hui, c'est le plus haut responsable des salariés de la CCAS qui dénonce et fait les frais du sectarisme et de l'immobilisme ambiant qui à terme, nous confirmons, mettent en danger nos organismes sociaux.

Nous écrivons dans notre dernière publication à propos de la situation du régime particulier de sécurité sociale : "Sur ces questions de fond, (les réformes du régime) il n'est pas encore possible d'avoir un débat serein, c'est regrettable ! L'handicap majeur tient au fait que les structures sociales des IEG sont intimement liées aux structures syndicales de l'organisation majoritaire. Réformer nos structures sociales prend alors une toute autre dimension que celle de répondre aux attentes et besoins du personnel.
Les années passent, rien ne bouge et en fin de compte notre protection sociale innovante en 1946 devient obsolète en 2003. Qui sera près demain à la défendre ?".

Ces propos valent aussi pour la CCAS et un grand nombre de CMCAS.

La CFDT à son tour tire la sonnette d'alarme et souhaite que l'organisation majoritaire et le CA de la CCAS tire rapidement les enseignements de cette affaire.

Pour conclure je citerai un extrait de la déclaration d'Anne-Marie François (administratrice CFDT) qui en janvier 2003 ouvrait la nouvelle mandature du CA : "Mesdames et Messieurs, vous l'aurez bien compris, le courage, c'est savoir reconnaître que l'avenir ne sera pas la simple réplique du passé, c'est aujourd'hui plus encore mettre l'audace et l'innovation au cœur de nos réflexions et de nos décisions pour que ce passé auquel tant se réfère, ait un avenir.
Sous l'entière responsabilité du Conseil d'Administration, 2003 devra être marquante dans notre capacité à innover et à entreprendre les réformes nécessaires"
.


Position FO :



logo FO

NE PAS LAISSER DERIVER
LES ACTIVITES SOCIALES



Le 2 avril dernier, le Directeur Général de la CCAS fait parvenir une adresse aux organisations syndicales de l'organisme par laquelle il exprime les difficultés auxquelles il est confronté avec des membres de la délégation CGT du Conseil d'Administration pour mettre en œuvre les principes de gestion inérants à sa qualité de Directeur Général.
Deux jours plus tard, la délégation CGT du C.A décide de la suspension à titre conservatoire du Directeur, et du retrait de ses prérogatives.

Pour le Syndicat FORCE OUVRIERE de la CCAS et de l'IFOREP, la situation est inédite et grave.

Inédite car, lorsque le Directeur Général s'adresse aux organisations syndicales de l'organisme, nous pensons qu'il est totalement dans son rôle et cohérent avec ses déclarations, notamment en CN/CMPP, sur le respect des rôles de chacun ; ce qui ne nous paraît pas être le cas pour les diverses lettres ouvertes de la part conseil d'administration ou de ses représentants CGT ;
Grave, car la volonté d'éviction du directeur général semble fondée sur le refus de certains administrateurs CGT de mettre un terme à des errements dangereux pour l'organisme, pour ses salariés et, plus largement, pour les électriciens et gaziers.


OUI, le personnel de la CCAS en a ras le bol des dérives auxquelles se laissent aller certains décideurs de notre organisme

OUI, le personnel de la CCAS soutient, dans sa grande majorité, la volonté de transparence et de pluralisme

OUI, le personnel de la CCAS entend ne pas laisser brader son professionnalisme et son attachement aux activités sociales


Le syndicat FO de la CCAS s'inquiète, par ailleurs, du non respect des textes statutaires qui nous régissent, en particulier les dispositions de la Pers. 408 qui, en matière disciplinaire pour les cadres, donne compétence exclusive à la CSNP.

La suspension à titre conservatoire du directeur général laisse la CCAS à la dérive.

Dans l'attente d'une Direction reconnue de tous, le syndicat FORCE OUVRIERE considère l'impérieuse nécessité de suspendre sa participation aux organismes statutaires et paritaires locaux et nationaux.

La Commission Exécutive Nationale du syndicat FO, instance dirigeante convoquée sans délai, aura à décider des suites à donner pour que les activités sociales restent la propriété des électriciens et gaziers.

Montreuil, le 7 mars 2003


SYNDICAT NATIONAL FORCE OUVRIERE DU PERSONNEL DE LA CCAS ET DE L'IFOREP
8 rue de Rosny – BP 629 – 93104 MONTREUIL CEDEX –Tél : 01 48 18 61 63/ 63 73/ 61 87 – Fax : 01 48 18 66 53



logo FO

Monsieur le Président du C.N. C.M.P.P, Le 11 février dernier, en intersyndicale, vous nous avez informés :

  • D'une part de l' absence de renouvellement des délégations de la part du Président de la CCAS vers le directeur général pour l'exercice en cours

  • D'autre part, qu'une délégation d'élus CGT a demandé au Président d' E.D.F. de procéder à la réintégration de Monsieur Jean Claude LAROCHE.

En précisant qu'en l'état actuel des choses vous ne pouviez pas indiquer à quelle échéance la CCAS serait dans une situation clarifiée, vous avez proposé de poursuivre les discussions telles que prévu lors des intersyndicales précédentes sur des sujets comme la réorganisation de la filière direction, les équipes communes (santé) ou l'inventaire des négociations à venir (accord sur les saisonniers, droit syndical, suivi des 35 heures…)

Pour le syndicat F.O. de la CCAS, il y a urgence à mettre un terme à cette situation de non-droit, dans laquelle le personnel de l'organisme et les bénéficiaires des activités sociales ont tout à perdre.

A l'heure où tous les appétits financiers lorgnent sur nos entreprises, il est impérieux de mettre l'organisme en situation de pouvoir combattre efficacement les raisons dont certains pourraient se prévaloir pour le liquider.

C'est en cela que le projet de réorganisation de la direction générale recueille, sur le fond, l'unanimité des représentants du personnel.

Alors il faudra bien choisir entre deux conceptions :

  • Vouloir à tout prix- à n'importe quel prix- maintenir des pratiques occultes de détournement du fonds du 1%

  • Ou opter pour une gestion optimisée du 1% conformément à son objet.


Le blocage imposé par une partie de la délégation CGT du conseil d'administration et par le président de l'organisme, s'il perdure, est de nature à provoquer des remises en causes dont nul aujourd'hui n'est en capacité de mesurer tous les effets, mais dont chacun sent bien que c'est d'abord le personnel dans son ensemble qui en fera les frais.

C'est pour cela que le syndicat FO de la CCAS exige du Président du conseil d'administration :
  • Qu'il honore les obligations qui lui sont faites en définissant sans délais la nature et la portée des délégations auxquelles il entend procéder envers le directeur général.
  • Que dans l'attente, il assume ses responsabilités en traitant les doléances qui pourraient lui être portées par les délégations syndicales ou les représentants du personnel.


  • Oui à une gestion pluraliste et transparente
  • Oui à un véritable dialogue social

Il est inacceptable qu'une minorité d'administrateurs œuvrent contre les intérêts du personnel et contre ceux de l'organisme.

Montreuil, le 12 février 2003


SYNDICAT NATIONAL FORCE OUVRIERE DU PERSONNEL DE LA CCAS ET DE L'IFOREP
8 rue de Rosny – BP 629 – 93104 MONTREUIL CEDEX –Tél : 01 48 18 61 63/ 63 73/ 61 87 – Fax : 01 48 18 66 53
Email : cgt-fo.sn@asmeg.org


COMMUNIQUE DE LA FNEM FO


Depuis quelques semaines, le torchon brûle à la CCAS. En effet, des échanges de courriers, divers et variés, circulent dans l'organisme au sujet de relations conflictuelles entre le Directeur Général et la délégation CGT.

Le 2 avril 2003, le Directeur Général, Jean-Claude LAROCHE, par une adresse aux organisations syndicales de la CCAS, a fait éclater le conflit au grand jour.

FO, qui n'a eu de cesse depuis des années de dénoncer les dysfonctionnements, quels qu'ils soient, de l'utilisation du fonds du 1 %, ne peut que prendre acte d'une réalité aujourd'hui développée.

Cette situation exceptionnelle a amené la convocation d'un Conseil d'Administration extraordinaire le 4 avril 2003.

Au cours des débats, notre délégation, sans avoir entendu le Directeur Général, a pris des positions claires :

  •  La CCAS, organisme des activités sociales des Electriciens et Gaziers dont la gestion, conférée par le statut, appartient aux organisations syndicales, nous a permis de réaffirmer que son Conseil d'Administration est souverain, et que les orientations décidées par ce dernier doivent être mises en œuvre par la direction et ses services, sous la responsabilité du Président, mandaté par le Conseil d'Administration ;

  •  La Direction Générale et tous les services de la CCAS doivent œuvrer dans le sens des orientations du Conseil d'Administration sous la responsabilité des élus mandatés par les Fédérations à la CCAS.

FORCE OUVRIERE a rappelé que sa participation à la gestion des activités sociales implique :

  •  La transparence dans tous les actes de gestion et de management ;

  •  Le pluralisme dans sa participation à son fonctionnement et sur les décisions à tous les niveaux.

La délégation FORCE OUVRIERE a donné acte au Président actuel qu'il oeuvrait dans ce sens là et qu'il s'employait à gommer les dysfonctionnements.

Dans l'attente de la rencontre avec le Directeur Général, notre délégation a refusé de se prononcer sur le retrait de ses prérogatives et sa suspension à titre conservatoire car il est clair, à la lecture des correspondances de ce dernier, que le seul reproche qui peut lui être fait est celui d'avoir voulu " alléger " la CCAS des contraintes et des sollicitations non liées à sa mission statutaire.

La délégation FORCE OUVRIERE a également rappelé qu'elle continuera à lutter contre tous ceux, à quelque niveau qu'ils soient, qui ne respecteraient pas ces principes.

PROCHAIN EPISODE AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 10 AVRIL 2003


Position UFICT :



fac-simile UFICT

Position CFE-CGC :



Syndicat CFE – CGC
De la CCAS des Industries
Electrique et Gazière





A Monsieur Jean–Claude LAROCHE
Directeur Général de la CCAS
Le 09 – 04 – 2003




Objet : réponse à votre lettre du 2 IV 03


Monsieur le Directeur Général,

Voici ma position, suite à votre récent courrier adressé aux Représentants des Personnels de l'Organisme dans lequel vous nous faisiez part de faits graves et de l'état très critique du fonctionnement de la CCAS, ainsi que de pressions à votre encontre.

Bien que je sois Représentant des Personnels, mais aussi Cadre en exercice au sein de nos Activités Sociales, considérant l'importance du contenu de votre courrier il me semblait logique qu'une réponse vous soit apportée en priorité par les Administrateurs. J'ai aussitôt transmis votre missive au représentant de ma Fédération Syndicale qui siège au CA afin que les initiatives relevant de ses prérogatives puissent être pleinement assumées. Ce qu'il fit lors du CA extraordinaire le 04 Avril, où – apparemment -vous n'avez pas eu la possibilité de vous exprimer en raison de la position des Administrateurs majoritaires.


Mais à l'heure ou je vous écris, alors que vous n'êtes pas encore auditionné par les membres du Conseil d'Administration, vous êtes déjà " lynché " en règle dans l'entreprise au travers d'un courrier : " Appel de Cadres de la CCAS à leurs Collègues " qui se propage sur la messagerie LOTUS dans tout l'Organisme.

Si cette action consisterait simplement – certes en pure démagogie - à vouloir vous désigner comme LE VRAI responsable qui jetterait l'opprobre sur le fonctionnement de la CCAS, sauf votre respect Monsieur le Directeur Général, il y aurait véritablement de quoi éclater de rire… Voici quelques signataires se prenant pour feu Robespierre, prônant la révolution sociale dans la " vertu " mais en lâchant le tranchant verbal de leur " terreur " sur le cou d'un coupable tout désigné sans doute pour mieux en sauver d'autres…. Quelle pitié ! On n'est jamais trahi que par les siens ! Vous êtes déjà condamné avant d'être jugé

Je désapprouve ces démarches, à l'identique des traditions d'apparatchiks d'un vieux Parti politique dépassé et moribond et qui semblerait diriger en arrière plan notre Organisme. L'acte est indigne ne correspondant pas l'idée que l'on peut se faire de dirigeants dans un pays démocratique. A mon sens, il rabaisse l'image de la CCAS et les valeurs qu'elle prône, voire celles exprimées si souvent par le syndicat majoritaire qui nous dirige et qui se veut respectueux du Droit et de la justice, libre de tout emprise partisane.

Alors, Je dis NON à cet appel, Non, en tant que Cadre, Non aussi en tant que responsable et salarié syndiqué, Non, en tant que copropriétaire des Activités Sociales, Non en tant qu'homme libre et citoyen de ce pays. Assez de lâcheté ! Ces méthodes sont dignes des périodes pétainistes, ou staliniennes, qui seraient sans doute ici plus appropriées. On se croirait en ce moment même au cours d'un mauvais procès qui se déroule chez Fidel Castro !

Sous couvert d'un " Appel de Cadres corporatistes " et " solidaires " en exprimant entre autre la " satisfaction " des agents EGF durant les séjours que nous leur proposons, nous nous affranchissons de tout. Ce texte laisse entendre que ces mêmes Agents des IEG connaissent tout sur le microcosme CCAS par l'intermédiaire de leurs structures syndicales et sociales et que nous serions la panacée en matière de transparence, entourés d'un monde hostile tel un château fort assiégé depuis 57 ans ?! Soit ! mais, heureusement pour les rédacteurs que le ridicule ne tue pas !
Soyons sérieux et lucides, aujourd'hui nos collègues des IEG ont déjà fort à faire pour se repérer dans les multiples réformes des Entreprises, avant de comprendre un temps soit peu à la CCAS, le qui fait quoi, le comment et le combien ça coûte réellement et le combien on à payé et qui à donné l'autorisation… D'ou la nécessité exigée depuis longtemps par les Représentants des Personnels CCAS de revoir le fonctionnement de nos structures ou le mélange des genres laisse apparaître des dysfonctionnements. Et nous étions nombreux à croire à cette éventualité lors de votre arrivée il y a un an.

Que craignent nos Collègues Cadres pour réagir juste la veille de votre rencontre avec les élus du CA ? On pourrait y croire aussi des intérêts personnels qui conforteraient la rumeur de votre succession et celle des mouvements annoncés… De quoi faut il avoir véritablement peur ? Serait- ce d'une inspection en règle d'un organisme habilité et indépendant ? serait – ce de celle de la Justice de notre République ? Que cache - t – on au personnel pour nous inciter à regarder seulement droit devant et surtout ne pas regarder plus en profondeur ce qui nous concerne ?

Il va de soit Monsieur le Directeur Général, que si le Conseil d'Administration de la CCAS mandaté par les fédérations syndicales est souverain, vous lui devez, compte tenu de votre position à la tête des Dirigeants, des explications les plus fondées, car il est aussi redevable – non pas devant telle ou telle Fédération Syndicale, mais - devant tous les Agents statutaires des IEG seuls copropriétaires des Activités Sociales qu'ils soient syndiqués ou non.

Il va de soit aussi Monsieur le Directeur Général, que si vous maintenez votre position, des Elus ou peut être même des Cadres Dirigeants professionnels auront sans aucun doute des comptes à rendre si nous voulons que les Activités Sociales soient conduites dans le bon sens.


Nous ne pouvons qu'espérer que la situation évolue très rapidement dans l'intérêt des personnels de la CCAS, des copropriétaires et des bénéficiaires. Que bon ordre soit enfin rétabli conformément à l'étique indispensable d'un Organisme Social moderne aussi important que le notre.

En vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie d'agréer Monsieur le Directeur Général, l'expression de mes salutations distinguées.


Serge POLATO, Représentant des Personnels en Commission Secondaire Des
Directions Mixtes au titre de la CFE CGC





D'où vient le mal !

Qui pourrait dire encore qu'il n'y a pas de problèmes ? Sans doute les signataires de cet " appel des cadres ", commissaires politiques du régime infiltrés dans le fonctionnel CCAS, qui appellent à la mise à l'écart du Directeur Général et donc à la poursuite des magouilles, et auxquels il vous appartient de demander des comptes (avant que d'autres s'en chargent).

Name: appel cadres.doc
    appel cadres.doc      Type: WINWORD Fichier (application/msword)
        Encoding: base64 Objet: appel des cadres

Objet : appel des cadres

Bonjour,
Après différentes expressions sur la situation dans l'organisme.
Veuillez trouver, ci-joint, un appel des cadres.
Si vous voulez vous associer à cet appel, veuillez envoyer un message simple du type "accord" à la boîte aux lettres "Appel Des Cadres Des Organismes".
Bonne réception



appcad1
appcad2


Sans vouloir mettre tout le monde dans le même sac, on en connaît, parmi ces signataires, de ces coquins qui n'ont pas les cuisses propres.


Analyse ccasmag :



En vous mettant in extenso les positions des uns et des autres notre volonté est de souligner les contradictions troublantes entre la position officielle du Conseil d'administration et les positions des diverses Organisations Syndicales (désaccord au sein même de la CGT).
Dans le compte rendu de la réunion du CA du 4 avril 2003, vous noterez la désapprobation sur la forme et peu ou prou de commentaires sur le fond. Les accusations portées sont pourtant suffisamment conséquentes pour que le Conseil porte l'affaire sur le terrain judiciaire. Eh bien non ! Rien de tout cela bien qu'il s'en réserve, comme "dab", certainement le droit. Nous vous reportons aux déclarations suite enquêtes de CAPITAL ou de "Lundi Investigations" de CANAL+.
Lorsque le CA à la majorité décide de la suspension du Directeur Général, il faut lire "les administrateurs CGT". L'audition du Directeur a été réalisée dans quel but ? Si comme on nous le dit : "plusieurs rencontres CGT/Direction se sont déjà révélées infructueuses", que reste t-il alors à négocier ?
Rien là encore si ce n'est rendre le verdict fomenté en huis clos !
La Délégation FO acte que le Président a toujours œuvré dans la transparence, mais ses communiqués font état de dysfonctionnements et d'opacité ???
Les autres Fédérations semblent également jouer le "je t'aime moi non plus".
Il est dur de concilier le discours politique et la protection de son fonds de commerce!
Question : Quel le montant alloué par la CCAS (sur le fonds du 1%) à chaque Organisation Syndicale ? A CCASMAG nous avons des chiffres, là encore notre salaire différé est mis à mal !
Comment voulez-vous avoir une complémentaire performante sur les remboursements SS ?. Et certains appellent à relever les niveaux de cotisations ? De grâce commencez à faire des économies de fonctionnement ! Nous retiendrons de toutes ces passe d'armes que la CGT se fait l'épigone de l'ex-ministre de la communication Irakien pour nous dire que "tout va bien".
De notre coté nous affirmons : qu'aux Agents des Industries électrique et gazière la CGT leur doit un peu plus que la lumière !
Déjà les bruits de couloirs véhiculent le nom du futur remplaçant issu tout droit des rangs du syndicalisme (info ou intox ?).
Une fois de plus on abandonne l'idée de Marcel Paul de constituer un binôme ouvrier/polytechnicien au profit d'une gestion à la Polonaise (Valesa) en son temps. Vive l'ouvriérisme !
Et si, à l'instar de M. Le GUEN, le Président LAVIELLE se proclamait PDG de la CCAS les dissonances DG/CA seraient réglées !. A méditer.

Afin de détendre l'atmosphère, nous ne résistons pas à cette petite citation :

"La vitesse de la lumière étant supérieure à celle du son, il n'est pas anormal que beaucoup de gens paraissent brillants jusqu'à ce qu'ils ouvrent leur gu… !!"

Nous avons reçu beaucoup de copies de lettres de soutien au Directeur Général ; Nous avons choisi de publier celle de notre ami Jean Noél (que les autres veuillent bien nous excuser).



Jean - Noël Delpérier                      Pont du Casse le 06/04/2003.
" Béoulaygue "
47480 Pont du Casse

(Ancien Adjoint au Directeur du S.O Vendée.
Pensionné depuis. Février 2001 ….
& très longtemps syndiqué à la CGT ! )

Tel : 05 53 67 98 31
06 63 77 03 72
Courriel : jndelperier@voila.fr


A    Monsieur Jean-Claude LAROCHE.
Directeur Général de la CCAS




Monsieur.

Je viens de prendre connaissance de votre " adresse " aux Organisations syndicales.
Je vous félicite pour votre courage, vous témoigne mon parfait accord dans votre analyse et vous reste solidaire dans la suite de votre action.

Je fais partie de ceux qui dénoncent depuis bien longtemps tous les dysfonctionnements de la CCAS : le manque de transparence, l'attitude et le choix de certains Elus, les discours " langue de bois " qui s'apparentent trop souvent à des " moulins à prières ", la mainmise de notre salaire différé à des fins personnelles ou partisanes avec détournements avérés.
Rajoutons l'ingérence structurelle du C.A. sur le Fonctionnel, la nomination sur des postes " techniques " d'élus ou militants incompétents afin de servir de faire valoir aux errements !

Tout ceci n'est rendu possible que par le jeu de "tu me tiens, je te tiens" de toutes les organisations syndicales confondues. Changer les hommes n'améliorerait rien si cela n'était précédé par un changement des règles et leur respect, bref plus de droiture de la part de chacun.
La gestion financière est aberrante, le train de vie dispendieux des Elus n'a jamais été soumis à aucun contrôle.
Qui peut encore croire aux mots transparence et solidarité si les règles sont transgressées et que les Elus ne sont jamais sanctionnés (ni sur le plan électoral ni juridique).
Vous démontrez que les cadres à la CCAS , et plus particulièrement la D.G, ne sont que des " fusibles " pour protéger les magouilles du CA : ils ne peuvent que " couvrir " les élus ou démissionner !
Vos prédécesseurs n'ont jamais pu mettre en place une stratégie objective pertinente sans rencontrer l'opposition politique qui régente tout dans cette maison. Certains, pour ne citer que les D.G., se sont fâchés et sont partis comme M.M. KLEIN et CARNET d'autres se sont résignés mais démissionnés in fine élégamment comme M.M. CHAMBA et NEPVEU, les livres d'histoire n'en parleront pas….

Les Agents et les militants de base ignorent en général toutes ces turpitudes et ne connaissent qu'une version syndicale du fonctionnement de la CCAS, ce qui laisse les mains libres aux profiteurs.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous trouvons sensiblement les mêmes problèmes dans les CMCAS et tous les syndicats se sont accommodés de ces " errements ". D'où l'union sacrée contre vous et accusation de crime de lèse-majesté !

Les véritables fossoyeurs de nos œuvres sociales sont à la tête des syndicats. Ils bradent notre patrimoine foncier et culturel, salissent nos valeurs.
Ils n'ont jamais su ni voulu mettre en accord leurs discours et leurs actes.

Ce sont de piètres gestionnaires qui devront partir et rendre des comptes .

La CCAS se doit de rester une belle page de l'Histoire ouvrière de notre entreprise, une référence. Pour toutes ces raisons, nous sommes nombreux à vouloir vous soutenir et nous exigeons un fonctionnement démocratique, transparent, qui respecte les Hommes qui travaillent à la CCAS.


Nous savons qu'il est vain de pouvoir réformer ce système à ce stade du pourrissement. De plus : "Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre", alors la bêtise, la suffisance, la croyance dogmatique de ces gens rendent la mission impossible.

Tout ce balayage récurrent que je vous fais n'est que le reflet du sentiment de nombreux Agents CCAS.
Vous souhaitant mes meilleurs vœux de réussite pour la suite de votre carrière, je vous remercie une fois de plus pour votre courage.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en mes sentiments dévoués et fraternels.

Jean - Noël Delpérier.



Rigolons rigolons , mais………………………………… !


Emplois fictifs :


Nous avons cherché l'emploi fictif dont parlait le Directeur Général. Nous savons qu'il s'agit d'un symbole significatif et qu'il en existe bien d'autres.

Nous vous livrons tel quel le fruit de nos recherches.


fac-simile



A la lumière de cet exemple, nous préconisons ce réseau à tous ceux qui voudraient faire embaucher leurs connaissances à EDF. Faites les adouber par le PC et la CGT ; Ils deviendront, eux aussi, agents EDF à part entière via la CCAS ; avec en prime, s'ils sont bons militants, le sésame pour ne jamais côtoyer la pointeuse de l'entreprise !


Rencontre du 10 avril 2003 :



crr10042003


Déclaration de Jean-Claude LAROCHE, Directeur Général de la CCAS, à une délégation du Conseil d'Administration de la CCAS ; le 10 avril 2003



Le Conseil d'Administration de la CCAS a souhaité m'entendre ce jour, suite à mon expression du 2 avril 2003 auprès des Organisations Syndicales de la CCAS, expression diffusée simultanément au Président de l'Organisme.

Je dois tout de suite dire qu'en diffusant mon adresse du 2 avril aux Organisations Syndicales de la CCAS, j'ai eu conscience d'effectuer un acte inhabituel, voire critiquable sur la forme, mais je m'y suis senti contraint par une circonstance exceptionnelle.

Je dois donc faire ici mon " autocritique " !

Arrivé à la CCAS pour faire du neuf, et contribuer à un renouveau, à une " refondation " des Activités Sociales, j'ai sincèrement cru que le plan d'actions de la Direction Générale que je mettais en œuvre, et que j'avais eu l'occasion de présenter au Conseil d'Administration, recueillait l'assentiment du Conseil.

Dans ce projet de Direction, sur lequel je reviendrai, il était question de mieux maîtriser la gestion du fonds du 1% ; cela suppose évidemment de prendre un certain nombre de mesures pour éviter des dysfonctionnements ou irrégularités et ce, ne serait-ce que pour n'avoir pas éventuellement à supporter personnellement les conséquences civiles ou pénales que pourraient engendrer le constat de ces irrégularités.

Or, l'insistance avec laquelle il est fait état par certains administrateurs de l'impossibilité de travailler avec moi me conduit à penser que je me suis peut-être trompé.

Est-il possible de mettre en œuvre le projet de direction que la Direction Générale vous a proposé pour répondre aux orientations du CA, est-il possible de clarifier la situation sur la gestion du fonds du 1% : telle est sans doute la question à laquelle vous répondrez aujourd'hui par votre positionnement.

Cela étant, je tiens au préalable à souligner que cette audition fait suite à plusieurs jours de suspension de fonctions, que je conteste vigoureusement. En effet, je considère que la suspension de mes fonctions à titre conservatoire est une procédure vexatoire, qui vise à m'humilier et à me discréditer auprès des services de la CCAS. Elle est de plus à la limite des pouvoirs dont dispose le Conseil d'Administration, limite qui serait à mes yeux franchie si elle devait perdurer.

Par ailleurs, je tiens également à souligner que si l'objet est de me reprocher une faute professionnelle, ou une inadaptation manifeste à ma fonction reposant sur des faits précis, je suis prêt à en répondre, mais devant une instance disciplinaire, ce qui n'est pas le statut de la Commission qui m'auditionne aujourd'hui.

J'en viens donc maintenant au fond : le mode de Direction imprimé par l'actuelle Direction Générale.

1. Tout d'abord le cadre dans lequel s'inscrit son action

Depuis mon arrivée, et je l'ai écrit au Président pour que nous calions notre mode de fonctionnement, j'ai considéré que ce n'était pas la CGT qui dirigeait la CCAS. Cela n'a rien d'infamant pour la CGT, mais cela mérite aussi quelques précisions : je considère en effet que c'est à la Direction de la CCAS qu'il revient de diriger l'organisme, mais qu'elle doit le faire en conformité avec les orientations du Conseil d'Administration de la CCAS, à majorité CGT. Pour moi, les orientations du Conseil d'Administration sont formalisées dans les orientations budgétaires, dans les comptes rendus de Conseil d'Administration, de Bureau et de Commissions, et dans quelques textes complémentaires comme le projet éducatif des électriciens et gaziers que la CCAS a élaboré.

Je considère que je dois exercer ma fonction sur des bases professionnelles, mais mon propre engagement syndical me donne ce petit privilège, pour un Directeur, d'être totalement en accord avec les orientations du Conseil d'Administration, et de n'avoir aucune réserve d'aucune sorte à les mettre en œuvre.

Venons-en au contexte syndical au sein de la CGT : vous le savez, j'ai été membre de la Commission Exécutive de la Confédération CGT jusqu'au dernier Congrès, et je suis encore membre du Bureau Exécutif de l'UFICT-CGT des Mines et de l'Energie. Pour autant, jusqu'au 13 décembre dernier, date à laquelle Mrs. Lavielle, Giraud et Daguerre m'ont indiqué pour la première fois que je devais quitter mon poste, je n'ai pas siégé dans les instances syndicales auxquelles j'appartenais. En effet, j'avais choisi de privilégier de manière lisible mon activité professionnelle à la CCAS. Il existe certes un débat politique au sein de la Fédération CGT des Mines et de l'Energie, mais il me semble que la situation de la CCAS doit être le plus possible déconnectée de ce contexte. Mon audition d'aujourd'hui n'est donc pas, à mes yeux, une affaire interne à la CGT. Compte tenu de la crise que traversent les Activités Sociales, et quelles que soient les raisons de cette crise, mon audition concerne d'abord et avant tout le Conseil d'Administration de la CCAS.

C'est pourquoi je n'ai pas accepté que ma situation, ainsi que les choix portant sur la future Direction de la CCAS soient traités le 1er avril dans un Bureau Fédéral de la Fédération CGT, auquel je n'étais pas convié, et au cours duquel mon mode de Direction a été mis en cause, d'après les informations dont je dispose. D'autant que ce Bureau Fédéral apparaissait comme la seule réponse de la Fédération CGT aux difficultés que rencontre la Direction Générale, sur lesquelles elle a alerté le Président, et que ce Bureau ne prenait pas en compte les multiples propositions de la Direction.

Ce Bureau Fédéral faisait suite à une note que m'avait adressée le Président le 24 mars, dans laquelle il me demandait de lancer la publication d'un poste en GF 19 pour accueillir le futur Directeur Général de la CCAS et engager la période de passation de relais. Cette note devait être le début d'un processus conduisant, selon le Président, à la mise en place d'un nouveau Directeur Général puis d'une nouvelle Direction Générale.

Ce sont ces circonstances exceptionnelles tant sur le fond que sur la forme, compte tenu des enjeux, qui ont conduit à mon adresse du 2 avril aux Organisations Syndicales.

2. Quelles ont été les priorités de la Direction Générale

Comme il vous appartiendra aujourd'hui d'apprécier la pertinence de l'action de la Direction Générale, Mme Josette Collombat, Directrice Générale adjointe, m'a demandé de l'associer à ce qui suit.

Je voudrais donc rappeler en deux mots quelles ont été les priorités de Direction depuis que je suis en fonction.

Elle ont été au nombre de 4 :

Les deux premières transposent étroitement les attentes du Conseil d'Administration, les deux suivantes s'apparentent davantage à des actes de Direction.

La première priorité a été de modifier et d'améliorer l'offre de la CCAS, compte tenu de la baisse de notre production en matière de vacances jeunes, de restauration, d'assurances, et même probablement de vacances adultes si l'on tient compte du nombre de nuités réalisées. La Direction Générale a beaucoup œuvré pour la mise en place des nouvelles tranches d'âge des séjours jeunes et leur construction dans la proximité, pour la mise en place expérimentale des séjours de courte durée, pour lancer la réflexion sur les chèques vacances, pour un état des lieux général dans la restauration, pour lancer une réflexion sur la qualité des prestations du courtier, etc…

La deuxième priorité portait sur le contenu de nos activités : j'ai la conviction que ce qui peut amener les électriciens et gaziers à accepter les contraintes dues au fait que nous disposons d'un réseau et que nous construisons nous-mêmes nos séjours, contraintes matérialisées par un système d'affectation, c'est le contenu de nos prestations, qui doit être supérieur à celui des autres organismes. D'où mon insistance sur les questions de contenu.

La troisième priorité résidait dans la mise en œuvre d'une démarche qualité, par la définition d'une dizaine de processus clés pour l'organisme, pour lesquels ils s'agissait de définir qui fait quoi, quand, comment et à agir ensuite conformément à ces règles. C'est cette démarche qualité, aujourd'hui à approfondir, qui nous a permis de mieux maîtriser l'ouverture et la fermeture des centres l'été dernier, ce qui a été sensible dans les fiches d'appréciation des bénéficiaires.

La quatrième priorité portait sur la gestion du fonds du 1% ; sur ce point, vous le savez, j'ai poursuivi plusieurs objectifs ; rendre cette gestion transparente et opposable à des tiers était une volonté de base, sous-tendant tous les autres gestes : il s'agissait de rendre aux électriciens et gaziers, et pas à des tiers, le bénéfice de ce fonds qui leur appartient. Mais mon objectif ne s'arrêtait pas là : il visait également à construire des tableaux de bord qui nous permettent de mieux connaître nos dépenses, par exemple avec des prévisions de fin d'exercice, et surtout à les mettre en regard de données de production, que nous avons du mal à consolider. Enfin, j'ai été très sourcilleux sur les questions de délégation de pouvoir, et j'ai lutté pour que cessent les engagements pris à l'externe par des personnes qui ne sont pas détenteurs de ces délégations. Je n'aime pas recevoir une facture à signer, lorsque la commande a été passée par exemple par un Directeur Coordonnateur, surtout si l'objet de cette facture ne concerne pas les Activités Sociales, et je me bats contre toute pression visant à me faire signer ce type de document. La Direction Générale a de même porté une attention particulière à la gestion des effectifs, avec l'objectif d'affecter chaque emploi à une fonction utile aux activités sociales des électriciens et gaziers.

3. Les règles de fonctionnement que la Direction Générale a tenté de mettre en place

Très simplement, je voudrais aussi rappeler quelques règles de fonctionnement que j'ai tenté d'imprimer à l'organisme depuis ma prise de fonctions :

  • En matière d'organisation : il m'a semblé que ceux qui étaient dans la ligne hiérarchique directe : Direction Générale, Direction Régionale, Direction de Secteur Opérationnel, devaient libérer du temps pour se consacrer aux deux enjeux clés que sont d'une part le contenu de nos activités, d'autre part la construction de la Maison Commune. C'est pourquoi il m'a semblé qu'ils devaient se dégager des préoccupations liées aux fonctions support : la comptabilité, l'informatique, la gestion du contrat de travail, etc… Le projet de réorganisation de la filière de direction, qui a donné lieu à une crise à mes yeux encore incompréhensible, reposait sur ce principe,
  • En matière de personnel, il m'apparaissait comme primordial de privilégier le professionnalisme dans les propositions de nomination faites au Bureau du Conseil d'Administration.
  • En matière de relations sociales, la Direction Générale actuelle a décidé de jouer la transparence à l'égard des représentants du personnel et de donner aux organismes statutaires un rôle clé. C'est une position de Direction, qui parie sur l'intelligence et la motivation du personnel, et qui appelle en permanence ses remarques et ses propositions.


    ________________________


En conclusion, je voudrais redire que nous sommes aujourd'hui en situation de crise ; je pense que l'intérêt des Activités Sociales des Electriciens et Gaziers est de dépasser les blessures des uns ou des autres et d'en sortir d'une manière convenable pour tous.

C'est pourquoi la Direction Générale a fait au Président les propositions suivantes, pour lesquelles je veux laisser ici une trace écrite :

  • Sur le projet de réorganisation de la filière de Direction, bloqué à l'issue du Conseil d'Administration du 13 décembre, la Direction Générale a suspendu toute action depuis cette date. Je propose que se crée un groupe de travail mixte composé d'administrateurs et de membres de la DG pour reprendre ce projet et l'amender d'une manière convenable pour tous.

  • Sur les dysfonctionnements que j'ai été amené à dénoncer, je propose qu'ils soient abordés un par un par la Direction générale et la Présidence, et que pour chacun d'entre eux, une issue et des actions soient définies. De plus, j'attends que nous sortions de cette situation en créant les conditions pour ne pas générer de nouvelles irrégularités. Rien ne sert de remuer les éventuels errements passés, ce qui importe maintenant, c'est l'avenir.

  • Pour ce qui est de mon positionnement personnel, j'ai indiqué qu'il me semblait absurde de changer de Directeur Général avant de changer de Président ; le Président m'a indiqué que le relais serait passé à Mme Valentin en décembre prochain. Il me semble donc qu'il appartient à la future Présidente de définir la manière dont elle entend fonctionner avec les différentes délégations, le champ des responsabilités qu'elle entend assumer, la manière dont elle souhaite travailler avec la Direction Générale, dans le cadre de la réflexion proposée sur l'organisation. Puis, une fois la nouvelle Présidente en place, il lui appartiendrait de lancer le processus de choix d'un nouveau Directeur Général et d'un nouveau Directeur Général Adjoint. Je propose donc que la publication du poste en GF 19 destiné à mon successeur se fasse en janvier 2004, et je suis prêt à partir dans ces conditions constructives pour l'organisme.

J'espère donc que l'ensemble de ces éléments pourra servir à votre réflexion de ce jour.

Je vous remercie pour votre attention.


A la lecture de tous ces éléments, nous pensons, sans doute, que Monsieur Laroche a raison.
Enfin, lorsque nous prenons connaissance de certains noms qui composent le Directoire provisoire de la ccas ? Là, on en a l'absolue certitude.
A +,

Le comité de rédaction




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