CCASMAG N° 10
EDITO
Chronique de l'incompréhension
Nous ne pouvons évidemment pas, à l'heure ou nous écrivons ce numéro, occulter ce qui s'est passé en mai et les réactions qui s'en sont suivies.
Avec la catastrophe du premier tour des élections présidentielles, la CCAS se déclare perturbée, ébranlée par ce qui s'est passé le 21 avril. Et elle réaffirme son rôle émancipateur qui, c'est le moins que l'on puisse dire, n'a pas vraiment donné le résultat escompté, pour finalement faire appel à tous les Electriciens et Gaziers et leur susurrer, soit par le biais du CN-CMPP avec l'accord du Président, soit par le canal des organisations syndicales qu'il fallait utiliser le bulletin Jacques Chirac au second tour.
Mais revenons un peu sur ce qui a caractérisé ce premier tour. Un affaiblissement des grands courants politiques voire un effondrement et l'émergence des partis catalogués par le bien pensant comme extrêmes. Nombre d'observateurs y ont vu une radicalisation de l'électorat due, si on les croît, à un mécontentement généralisé. Dans son édito d'Energies syndicales (mensuel des mines et de l'énergie), Eric Cachin nous dit que : "c'est avant tout la non-réponse aux aspirations sociales portées par les salariés dans leurs luttes qui est à la source du résultat du premier tour...".
Nous on veut bien ; n'empêche qu'il nous a semblé que si certains assumaient ce qu'ils considéraient comme un cuisant échec en se retirant purement et simplement de la vie politique, d'autres se sont contentés de faire appel financièrement à ceux qui attendaient plutôt que l'action de leurs élus leur amène un peu de pognon. Ceux-là même qui se sont indignés de l'ampleur de l'abstention, responsable en partie de leur échec, oubliant un peu rapidement que c'est leur politique de l'abstention qui en est peut être en partie responsable.
Nous citerons deux exemples représentatifs :
La loi sur l'ouverture du marché de l'électricité qui sans l'abstention ne serait pas passée et ensuite la loi chasse qui tout en étant secondaire pour certains, a quand même mobilisé 4,4 % des électeurs, un score que d'aucuns n'ont certainement pas manqué d'envier. Enfin, l'absence de projet de la plupart des candidats a sans aucun doute pesé dans la balance ; l'électorat rappelant avec force qu'il ne se satisfaisait plus des petites phrases et que seul désormais comptait le concret. Là encore il semble, et particulièrement à la CCAS, qu'il n'est pas prêt d'être entendu.
Et puis, il y eut ce deuxième tour qui sauva la République. Loin de nous l'idée de défendre un parti qui devrait être réprouvé par tous, mais de rappeler simplement qu'au nom de la démocratie, ( un rappel des origines des activités sociales et du mouvement mutualiste, et de notre sombre histoire toute proche, ne peut faire de mal à personne) s'autoriser à dire aux électeurs pour qui voter est à la fois antidémocratique et irrespectueux. Un peu plus et on nous demandait de fournir des procurations pour Chirac.
Dans la foultitude des réactions "citoyennes" nous avons relevé la réflexion de Philippe Méchet (Directeur Département politique et opinion de la Sofres) : "C'est aujourd'hui un acte civique des entreprises que de favoriser la fonction syndicale pour préserver un encadrement social". Eh bien là, "Cher Monsieur", nous vous arrêtons car c'est justement ce que nous ne voulons plus ! Nous ne voulons pas que les entreprises favorisent la fonction syndicale (voir Le mensuel CAPITAL de mars 2002 sur les financements occultes), comme nous ne voulons plus être "encadrés" par des élus qui n'ont pas montré d'une part leur supériorité d'analyse et à qui nous nous devons d'autre part de rappeler chaque jour qu'ils sont élus pour faire, et non pas pour nous dire ce qu'il faut faire.
A CCASMAG, nous pensons que les Electriciens et Gaziers, comme l'ensemble des Français, ne sont pas des idiots et que leur vote du premier tour correspond à un message qui n'aurait pas eu lieu d'être si chacun avait fait correctement son boulot. CCASMAG est né de ce postulat et le simple fait que nous en soyons à notre dixième numéro montre bien que tout le monde ne fait pas bien son boulot !
Pour conclure ce chapitre nous dirons simplement que nous ne voulons plus écouter mais simplement nous faire entendre.
UFCV, centres de vacances en grève :
Dans la Nouvelle Vie Ouvrière (mai 2002), nous lisons : "Le manque de considération, le mépris de la Direction et le discours humaniste qui n'est qu'une vitrine et un outil de marketing, jamais appliquée à ses salariés
". Vu ce qui se passe à la CCAS, c'est de l'auto flagellation !
Dans les faits, nous avons là une explication au premier tour des élections. Nous citerons encore, dans ce même numéro, Jean Claude Valette, conseiller de la CGT : "Il peut être une réaction à l'organisation du travail qui brise les solidarités collectives et veut obtenir du travailleur le consentement à sa propre soumission en dépit même de ses réticences
La situation interpelle le syndicalisme sur les processus défensifs qu'utilisent les travailleurs." Là encore, dans un précédent numéro, nous vous avions parlé de cette technique appelée soumission librement consentie. Moralité, écouter n'est pas entendre, et entendre n'est pas comprendre !
CCAS vend catamaran, acheté très cher, vendu pas cher. Rappelons-nous que cette affaire avait fait couler beaucoup d'encre à son époque ! A suivre !
Le cabinet d'expertise SOGEX-ACTE présente son rapport sur les produits informatiques à la CCAS.
RESAF et IDCP sont les deux produits pour lesquels la transformation s'est bien passée.
PEGASE, chacun à son niveau a constaté les difficultés de sa mise en place. Difficultés, toujours existantes qui obligent la Direction à "externaliser" la gestion des payes du personnel en CDD chez AXIS. Cela ne fait qu'augmenter les coûts de gestion :
Estimation en 1999 : 18,6 millions de francs. Situation en 2002 : 41 millions de francs, en y incluant les coûts d'AXIS. Bonjour la productivité CCAS ; et les effectifs restent constants mais
Déployés ?
GABY ne donne pas satisfaction aux utilisateurs, d'où l'obligation pour la CCAS de mettre en place le logiciel SOLUTION pour le suivi des engagements. C'est peut-être la "solution" mais aux derniers échos ce n'est pas gagné.
CLAIRE, ce produit n'a pas encore répondu aux objectifs fixés.
Le fournisseur de CLAIRE, APPLICAM, n'a pas assuré correctement le passage à l'Euro.
AXIA, logiciel pour les Centres de santé, son utilisation demande beaucoup de compétence et de formation.
L'expert pense que le moment est venu de faire un réel bilan sur la valeur ajoutée apportée par l'investissement en informatique. Il regrette que la CCAS n'instaure pas de suivi budgétaire par projet.
Enfin, pour la CGT, il ressort que PEGASE est une somme d'erreurs.
Pour nous, pas d'erreur, on n'est pas chez LESIEUR !
Les catastrophes se multiplient. Naturelles pour certaines, beaucoup moins pour d'autres.
La CCAS participe humainement et financièrement. Nous citerons parmi d'autres : Toulouse et la tragédie AZF, inondations dans la Somme, pluies torrentielles en Algérie, aide à Cuba
..)
C'est après tout le rôle des organismes sociaux. Cependant, au delà de l'argent distribué, nous aimerions un peu plus d'actions diversifiées notamment dans la bataille à engager pour l'établissement du principe "pollueur/payeur".
Nous ne voudrions pas que nos propos soient mal interprétés, mais nous sommes choqués lorsqu'en parallèle de ces actions et donc à cet investissement des Electriciens et Gaziers, nous découvrons dans la NVO de mai, une page entière de publicité pour le Groupe TOTAL FINA ELF dont il n'est pas besoin de rappeler les responsabilités en matière de catastrophes récentes.
Tant que l'argent n'aura pas d'odeur !!!!!!!!
Vous le savez, sur ce sujet aussi, nous sommes en désaccord. En feuilletant le bulletin trimestriel d'informations de nos amis de la CMCAS de Bayonne, notre attention s'est portée sur une interview de Patrick Layan, Président de la CAR (commission d'activités régionales) CCAS du Sud Ouest. Dans la rubrique info ou intox ?, Patrick Layan nous explique, concernant la rumeur de vente de l'Institution de Luz Saint-Sauveur, qu'il n'en est rien et que le problème consiste à satisfaire le plus d'Electriciens et Gaziers avec la même somme d'argent. Pour ce faire, l'idée est d'augmenter notre capacité d'accueil l'été en diminuant notre accueil hors saisons touristiques (séjours verts). C'est impeccable, et en plus, on peut se contenter d'un personnel saisonnier (sur le terrain seulement !). Une rencontre a eu lieu avec Monsieur le Maire de Luz, le Président de la CMCAS de Pau et le Directeur Régional, sur le thème : pouvons-nous utiliser l'Institution quand elle est non occupée par les agents des deux industries ? Malheureusement, la réponse est non !
Il faut rappeler qu'il fût un temps où des Institutions , comme Luz Saint-Sauveur, se portaient bien, malgré les Délégations Régionales de l'époque, en effectifs réduits, et que c'est la seule volonté de nos élus qui a contribué à rendre le caractère saisonnier de nos Institutions.
Alors on a porté la rumeur de la vente de Mimizan. Décidément ?
Alors, on a eu l'idée de monter une SCI (société civile immobilière), un peu comme à La Napoule, et bientôt comme partout. Si, si, vous verrez !
Le Journaliste : "Qu'en pensent les électriciens et gaziers ?"
Reprenons. Les agents de la SLV de Morcenx, qui sont certainement les moins intéressés par des séjours verts (hors saison) dans une institution située à moins de 50 kms et les élus Locaux, Régionaux et Nationaux qui se sont auto-interrogés à l'unanimité. Comme le dit le Président de la CAR, c'est une nouveauté, c'est tout le monde.
Nous sommes obligés d'apporter à ce stade deux commentaires. La dénonciation en son temps des opérations de prestiges menées pratiquement exclusivement par les cabinets d'architectes Faye-Tournaire et Manolokakis ; et ce sans jamais se préoccuper des coûts d'entretien et d'exploitation ; avec la bénédiction des Elus d'alors. Ce qui se confirme par la fermeture, cet été, d'une assez récente institution de montagne pour réfection de toiture ; coût estimé plus de 1 million d'euros, qui dit mieux ? Merci Monsieur l'architecte pour ces quelques petits m2 de shingle.
Dans son numéro d'avril 2002, CCASinfos nous livre la position de la CFDT : "La gestion financière des centres de vacances, malgré la bonne volonté des uns et des autres, n'est certainement pas optimale." C'est gentil, mais ça démontre quand même qu'en matière de gestion, la bonne volonté ne suffit pas.
Page 32, on nous explique le pourquoi du comment. M. Guy Breton indique que la nouvelle orientation concernant le patrimoine date de quelques années. Tiens !
Parlant de la consultation des agents : "l'intérêt de ces réunions est également d'examiner la pertinence de nos décisions, de nous assurer qu'elles correspondent aux souhaits formulés par les agents
.. il faut expliquer. Les choix que nous avons faits correspondaient aux désirs des agents". On a quand même de la chance d'avoir des copains pour nous expliquer nos désirs. Si seulement ils savaient être plus sympas, ils nous expliqueraient nos phantasmes !!!!!!
Page 35, vous apprenez tout ce qu'il faut savoir sur les SCI, les conventions et autres locations. Maintenant, faut bien annoncer la couleur.
Il y a quelques années, la gestion des activités sociales étaient confiées aux organisations syndicales et plus particulièrement à la plus représentative, la CGT.
Il fallait tout faire, et l'on a bien fait. Seulement on a pris un peu la grosse tête et on s'est calqué sur les entreprises mères (EDF GDF). Alors on a investi (correctement dans un premier temps), puis on a embauché et mis en place une convention collective qui, au lieu de s'inspirer de l'hôtellerie, a été calquée sur le Statut des Electriciens et Gaziers. Ensuite, on a construit et comme nous l'avons dit plus haut, sans jamais se préoccuper des coûts de gestion et d'entretien. Des agents s'en sont émus. Ils n'ont rencontré que du mépris.
Et puis sous la pression des agents qui réclamaient la Décentralisation, on a commencé la Déconcentration. Le pouvoir ne se distribue pas comme ça et ses détenteurs ont toujours le bon argument pour vous expliquer que c'est compliqué. Bref, on a déconcentré, puis "reconcentré" en partie, puis "redéconcentré" encore. On a fini par créer un mastodonte administratif qui s'auto alimente. Rassurez vous, on en connaît qui s'y sont retrouvés ! Il n'empêche que la DIGEC, chargée entre autre de veiller à la constance de la masse salariale, a fait heureusement son travail. Alors pour pouvoir créer tous ces postes, on a supprimé tout ce qu'il était possible et notamment dans les maisons familiales. Fallait bien récupérer les GF (groupes fonctionnels), quelque part. Restait le problème des conventionnés et de leur régime de retraites. Pas question évidemment de leur dire qu'on avait fait une connerie et qu'on allait les "reverser" dans le régime général ! Alors on a fait comme pour les Statutaires de terrain. On a tout d'abord créé les conditions du discours, en diminuant volontairement les activités des maisons permanentes, puis on s'est attaché à expliquer dans un deuxième temps qu'on ne pouvait pas continuer à entretenir des maisons qui fonctionnent à mi-temps avec un personnel permanent. Enfin, la cerise sur le gâteau pourri, ce serait les Agents qui l'auraient voulu comme ça !
Le discours peut vous paraître un peu dur, mais "pensionnaires" de nos activités sociales nous vivons ce cheminement de l'intérieur. Et comme s'il en était encore besoin, nous étayerons nos propos par un morceau choisi du compte rendu du CN/CMPP du 26 mars 2002 relatif à la déclaration de la CGT : LE CHIFFRE DU MOIS
Ou la chronique d'une gestion en dépenses incontrôlées.
Le chiffre du mois de CCASMAG n° 10 est un dossier volumineux (1,6 Mo), mais sa lecture en ligne ne vous posera pas de problème (temps de chargement, moins de 30 secondes en ADSL et jusqu'à environ 8 minutes par modem RTC), puisque vous pouvez commencer à le lire dès le début du chargement de la page.
Consulter le chiffre du mois de CCASMAG n° 10
Le Président ROUSSELY et Bernard THIBAULT (CGT) négocieraient la cession de l'activité mutualiste des CMCAS au groupe AXA.
Passe que le Président d'EDF conseille à l'organisation syndicale majoritaire d'améliorer son "rendement", voire de "glisser" les prestations maladie à la Mutualité Française. Mais de là à passer la main à un groupe d'assurances privées... Quoique, dans la nature, il n'y a pas de fumée sans feu. Et puis, certaines assurances proposées par la CCAS sont bien couvertes par ce groupe.
Nous serions heureux de recevoir, de la part des intéressés, les informations qui nous permettraient de dénoncer cette rumeur dans nos pages ou alors
Dans cette 10e édition, hormis un clin d'il à l'actualité, par nos chroniques "de l'incompréhension" et "d'une gestion en dépenses incontrôlées", nous sollicitons à nouveau la vigilance de nos collègues des IEG pour la gestion de la CCAS.
Nous tirons à nouveau le signal d'alarme. Il est de plus en plus urgent d'arrêter ce train (de vie) totalement fou et de le réaiguiller sur une bonne voie.
Pas sur une voie de garage comme ce serait le cas avec la privatisation des IEG, non sur la bonne voie
Bonne lecture en attendant notre prochain rendez-vous, après les élections législatives, fin juin pour préparer les vacances
LE SAVIEZ VOUS ?
CONCLUSIONS D'EXPERTISE !
HUMANISME :
NOTRE PATRIMOINE ?
Là, on apprend que les agents préfèrent les gîtes. Encore un peu moins de personnel (toujours sur le terrain s'entend). Et puis l'entretien coûte très cher pour deux mois d'ouverture seulement !
Mais revenons à Mimizan. Au lieu d'acheter le droit d'occuper des lits, nous apporterions dans la société le capital que nous possédons à travers l'institution. La gestion étant confiée à un mandataire (dans le cadre du par et de la culture d'entreprise ?) qui pourrait commercialiser les semaines qui ne nous intéressent pas et qui dégagerait ainsi des excédents nous servant à entretenir, améliorer ce patrimoine.
Le Président de la CAR : "Voilà une nouveauté ! En effet nous avons demandé l'avis à tout le monde. A la SLV de Morcenx, 70 participants, quasi unanimité (deux abstentions et deux contre), à la CMCAS de Bayonne dont le conseil d'administration s'est prononcé à l'unanimité, à la Commission d'Activités Régionales dont l'avis favorable a recueilli l'unanimité, enfin le Conseil d'Administration de la CCAS qui est allé dans le même sens."
Démocratie pour les uns, "Démocratouille" pour les autres, c'est comme on le sent nous on pense à la "consult'action" et nous disons : rigolons, rigolons, mais ne nous prenez pas pour des
!
Notre "vérité".
Tout pourrait aller dans le meilleur des mondes, mais il y a fort à parier que l'évolution de l'organisme en "Tour-Opérateur", soit plus complexe que prévu car là, le secteur privé risque de nous le rappeler : gérer ne s'improvise pas et on ne voit pas comment les mauvais gestionnaires d'hier deviendraient les champions de demain.
CONCLUSION :
" Vous nous informiez, Monsieur le Président, au CNCMPP du 8 février 2002 de l'augmentation de la dotation du 1 % de 27 millions d'euros et de votre volonté de les affecter au maintien du patrimoine. Nous constatons déjà, que dès que le porte-monnaie s'ouvre, vite, vite, dépensons !".
Le syndicat indique qu'il ne faut pas se précipiter, qu'il faut penser lorsque l'on projette la fermeture d'une institution qu'un personnel saisonnier fidélisé est concerné, et qu'il faut le respecter, qu'il ne s'agit pas de promouvoir des chantiers pharaoniques et de poser ensuite la question de "l'externalisation" de l'entretien du patrimoine ?
Le Président répond qu'il faudrait 100 millions de francs ou d'euros ? Et qu'il faudra trancher sur les priorités.
Comme vous le constatez, quand on entretient, on n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Et de plus au vu de la vitesse où sont bouclés les anémiques appels d'offres, ce n'est pas médisant de dire que l'on ne va pas chercher le mieux disant.
Le rapport d'activités de la CCAS 1996-1997 commenté. Nous vous proposons notre lecture de quelques graphiques illustrant ce rapport d'activités et de gestion, que vous pouvez demander à vos Présidents de CAS pour une consultation détaillée.
Dernière minute : VRAI ou FAUX ?
Une rumeur persistante enfle et hante les rangs de certaines unités de la DEGS.
le comité de rédaction