CCASMAG N° 19
EDITO
TOP CREDIBILITE :
Du 13 au 17 octobre 2003 se déroulait le 2e congrès de la Fédération CGT des Mines et de l'Energie.
Nous reviendrons dans notre prochain numéro sur l'analyse de son contenu. Attachons-nous pour l'heure à sa préparation et plus particulièrement au sujet qui nous importe : les activités sociales.
Alors que l'ensemble des médias écrits et audiovisuels se déchaîne sur la gestion financière et humaine de la CCAS, nous avons cherché à mesurer l'impact accordé officiellement par la fédération majoritaire face à ces accusations.
Nous avons, par ailleurs, consulté avec attention les deux derniers numéros d'Energies Syndicales (N° 19 et 20), consacrés à l'événement et avons relevé ceci : " Nous sommes résolument engagés dans une démarche syndicale qui vise à rassembler un nombre grandissant de syndiqués ainsi que l'ensemble des salariés des champs professionnels avec lesquels ils vivent et travaillent. Le champ couvrant les activités sociales entre naturellement dans ce contexte."
" Ouf, on a eu chaud !"
Cependant aucune autre allusion sur le sujet ne sera relevée. Les biens pensants soulignent que les accusations portées n'étant pas fondées, la gestion de la CCAS ne souffre d'aucun reproche méritant d'être débattu. Rien de plus normal, l'omerta est rétablie !
Les opposants insistent sur la gravité de la situation et rappellent à la C.G.T qu'il y va de sa crédibilité et que tant qu'elle n'aura pas fait la démonstration de sa capacité à gérer autrement, c'est à dire mieux, invariablement ils répèteront : rigolons, rigolons, mais !!!!!!!!!!!!!!!
Devant la pression médiatique, le Président de la CCAS, J. LAVIELLE, s'est enfin décidé à réagir et a tenu le mercredi 22 octobre une mini conférence de presse pour essayer de " calmer le jeu ".
Il explique qu'il s'agit, selon lui, de rancurs personnelles, de complot et de tentative de déstabilisation de la CGT en liaison directe avec la politique de dénationalisation du gouvernement. Bref, la faute au grand Satan assoiffé par la récente canicule.
Pour vous, fidèles lecteurs de CCASMAG, comme pour nous, la ficelle est encore une fois trop grosse.
Le temps n'a pourtant pas manqué aux pseudo gestionnaires pour s'amender, et si les médias s'intéressent aujourd'hui aux activités sociales c'est aussi peut être que depuis plus de deux ans nous alertons l'opinion.
Mais vous l'avez compris, la réactivité et la prise d'initiative ne sont pas les qualités premières de la CCAS. Par exemple l'initiative de constituer en 2002 une équipe de Direction compétente était bonne, mais le système n'a pas supporté cet élan de glasnost voulue par le binôme mis en place, et la bonne initiative s'est soldée, en limogeant le Directeur Général et en placardisant son adjointe, par une connerie supplémentaire.
Sans transition, nous continuons la lecture du N° 19 d'Energies syndicales. Page 3, il est écrit, concernant le vécu des salariés : " Perte de sens du travail, démotivation, stress, souffrance au travail se propagent à la vitesse éclair. Des décisions d'externalisation, d'abandon et de filiation des activités par les grands groupes, des restructurations incessantes, des fusions-acquisitions, des cessions caractérisent la période. "
Page 5, au sujet de la garantie du droit à l'énergie, on y parle de la question de l'indépendance des approvisionnements.
Page 14, la souffrance trop souvent vécue par des camarades, au niveau de leur syndicat ou section, impose une écoute fédérale accrue.
Dans son communiqué du 3 octobre 2003, le " nouveau " Directeur Général de la CCAS y va, lui aussi, de son couplet. " Dans le même temps, les restructurations qui affectent les établissements bouleversent les organisations, les collectifs de travail et les rythmes de vie, dégradent les conditions de vie et de travail. "
Bref, tout le monde conseille tout le monde, mais personne ne fait rien.
Pour conclure ce chapitre, il nous fallait une cerise (nous avions déjà le gâteau). Nous l'avons trouvée page 8, toujours dans le N°19. " Néanmoins, notre indépendance syndicale vis à vis des partis politiques, directions, doit constituer le fil conducteur de notre engagement. "
Alors là CHAMPIONS DU MONDE !!!!!
LE SAVIEZ VOUS ?
TRIBUNE LIBRE ?
La CCAS s'initie à la démocratie. Sur son site (www.ccas.fr), rubrique forum vous pourrez participer (dans la CCAS finance la politique) à des échanges sur la situation actuelle. Nous pouvons affirmer que la censure y sévit, nos messages ne sont pas publiés, mais malgré tout, nous vous invitons à participer à ce genre de débat ; de là peut être, jaillira la lumière.
Nous avons noté les remarques suivantes : tentative de déstabilisation, il y a piège
Les annonces médiatiques ont suscitées, sur ce site aussi, des réactions ; en ce qui nous concerne il ne peut s'agir de problèmes conjoncturels mais simplement structurels accumulés au travers de 40 ans de gestion approximative.
Aucun piège donc, aucune tentative de déstabilisation, rien que des questions restées sans réponses de la part d'un organisme passé champion dans le domaine de la non gestion.
CHRONIQUE DES DEPARTS ANNONCES :
Exit les Denis COHEN et Jean LAVIELLE. Par les temps qui courent c'est un moindre mal. Durant leur présence aux affaires, ils n'ont cessé de promouvoir la politique des mandats de courte durée et de prôner les bienfaits de la réintégration au sein des entreprises. Alors les gars, on va se remettre au boulot !
Compte tenu de la qualité des services rendus et des médailles obtenues, on va bien leur trouver une niche au niveau de l'Europe et pourquoi pas du Monde. Là où subsistent les mouches. Allez Rigolons !!!!!!
NEPOTISME CHEZ LES DOCKS :
Des dockers de La Rochelle accusent leur syndicat C.G.T de ne pas les avoir défendus lors de leur licenciement. Selon eux, lorsque l'activité économique permettait leur réembauche, des fils de délégués leur aurait été préférés.
Ce n'est pas à la CCAS que l'on verrait cela !
LETTRE OUVERTE DU PERSONNEL DE LA HAYE BEROU AUX ADMINISTRATEURS DE LA CCAS.
Coordination de l'ensemble du personnel non syndiqué, et syndiqué (CGT et CFDT). Preuve que lorsque les intérêts personnels convergent, il est facile de créer l'unité.
Il ressort de ce document toute l'inquiétude du personnel, motivée comme d'habitude par l'opacité de l'information, par les discours contradictoires et par cette désagréable impression, que la World Compagnie, ce n'est pas qu'aux Etats Unis.
Allez courage, les syndicats sont là !
ST AMANT ROCHE SAVINE.
Lu dans le CCASINFOS de septembre 2003.
Expression d'une coopération exemplaire entre la commune et la CCAS avec la création d'une médiathèque.
Selon CCASINFOS, l'affaire germait depuis dix ans ; gestation normale à la CCAS pour une telle réalisation. Les 530 habitants de la commune devraient être contents et c'est du bonus électoraliste.
La CCAS dispose d'une convention avec la municipalité et le comité central d'entreprise de la SNCF sur une quinzaine de bungalows, pour une capacité d'accueil de 53 personnes. On ne vous délivrera pas la couleur politique du Député Maire du coin, il n'y a pas de causes à effets sur ce coup, il n'y a que du bonheur pour les Electriciens et Gaziers !
COMMUNIQUE DU CA
La CCAS vient de signer un accord de partenariat avec la mairie de Montreuil dans les domaines sportifs et culturels, et ce afin de tenir les engagements pris lors de la construction de son siège. C'est comme ça chez nous, c'est long mais c'est bon.
Nous, en province, on ne se rend pas compte du nombre d'agents EDF Parisiens touchés par cet accord. On espère que le ratio coût/utilisateur EGF sera bon. Et comme on n'est pas méchant, on ne vous refera pas le coup de l'appartenance politique comme au paragraphe précèdent. Répétons-le la CCAS ce n'est encore que du bonheur (pour Montreuil) !
RETRAITES MODE D'EMPLOI :
Nous avons bien connus les villages de toiles et le coup de main souhaité et apporté par nos collègues inactifs aux responsables Agents détachés de nos Entreprises.
Et puis nous avons assisté à la réunion du Cap D'Agde sous la présidence de Pierre RUMEAU et son fameux discours sur : " la socialisation des Inactifs "
Cet acte de resocialisation des inactifs a eu pour corollaire une désocialisation des actifs vis-à-vis des activités sociales (les inactifs c'est plus attractif sur le plan financier). Résultat, l'implication des Agents des IEG actifs n'est plus qu'une vue de l'esprit et s'il ne s'agit pas de condamner les collègues qui se découvrent des vocations sur le tard, cela nous pose tout de même quelques interrogations ne serait-ce que sur les bases contractuelles de travail. Nous espérons que l'idée ne vienne pas aux Entreprises d'en imiter le principe ! Mais ce qui est bon pour moi ne l'est pas obligatoirement pour les autres et comme on dit à la CGT : " faites ce que l'on vous dit, pas ce que l'on fait. "
DECISION :
Dans le cadre de la nouvelle organisation de la Direction générale de la CCAS nous notons la mise en place d' un Comité de Direction composé de Directeurs Coordonnateurs, du Directeur du Siège et présidé par le Directeur Général.
Il aura pour mission d'assurer la gestion de l'Organisme, la transversalité de l'information entre Directeurs, d'élaborer la stratégie et de préparer les dossiers et décisions avant qu'ils ne soient soumis à l'examen du collectif de Direction. Vous avez pigé ?
Nous, dans les Centres de vacances, c'est d'un plongeur que l'on a souvent besoin. Bon, il ne faut pas exagérer non plus.
QUE SE PASSE T-IL A LA CCAS ?
Des salariés conventionnés nous ont écrit, déboussolés par tant d'incohérence interne.
Nous leur formulons l'hypothèse qu'ils assistent à une politique de management issue des pays asiatiques.
Cette technique consiste à laisser croire au personnel que c'est le B
.l, que personne ne maîtrise plus rien (avec toute la casse que ça suppose), de donner l'illusion aux bénéficiaires qu'ils sont les acteurs de la grande réforme qui s'est décidée il y a déjà bien longtemps. L'ensemble des acteurs ainsi désorientés serait moins résistant aux changements de politique. Avouez qu'il y a de quoi rire jaune !
A moins comme le dit mon copain qu'il s'agisse plutôt du syndrome Polonais et là : fini de rigoler.
GESTION AU PIFOMETRE :
C'est nouveau, ça vient de sortir et fallait y penser. Depuis plusieurs années en effet l'Organisme a modifié le système de gestion des congés du personnel conventionné. Le système fonctionne correctement sur des données initiales qui elles étaient complètement erronées. Résultat, les jours de reliquat indiqués sur les bulletins de paye sont toujours faux.
Cela dure depuis de nombreuses années et apparemment, il a été décidé de faire ce que l'on sait faire de mieux c'est a dire
. Rien.
Imaginez la même chose à EDF et la réaction de tous nos champions ? La CCAS : rien que du bonheur !
PROPRIETE INTELLECTUELLE :
Vous ne l'avez sans doute pas remarqué mais depuis quelques temps, les photographies qui illustrent le CCAS infos sont suivies du nom du photographe et d'un /CCAS.
Cette petite chose anodine signifie en fait que la ccas s'est purement et simplement appropriée la propriété intellectuelle de ces photos. Les choses se sont évidemment faites dans les règles puisque les photographes ont été amenés à signer un contrat ; et que ceux qui n'ont pas voulu signer ont été virés. Nous en reparlerons.
VRAI OU FAUX ?
Un lecteur assidu nous a signalé que la machine à détruire les documents du Conseil d'administration fonctionnait tard le soir. Nous n'en croyons rien ; d'autant que si tel était le cas, ce serait une atteinte grave aux 35 heures et il y aurait incompatibilité avec les idées que nous sommes censés défendre.
Ami lecteur, on galèje une fois de plus comme dirait PAGNOL !
IMAGINONS...
(une ressemblance avec une certaine réalité momentanée ne serait peut-être pas fortuite)
Imaginons deux entreprises performantes. Elles appartiendraient à la nation. Elles auraient été nationalisées il y a déjà plus d'un demi siècle " pour ne pas succomber aux propensions du secteur privé à vouloir s'enrichir au lieu de privilégier l'intérêt collectif ". Leur création aurait eu comme but d'aider à relever le pays d'un marasme d'après guerre. On les aurait appelées Electricité et Gaz de France ou plus communément les Industries Electriques et Gazières
Imaginons qu' un gouvernement du moment vienne de découvrir, c'est ce qu'il prétendrait, que les " caisses " sont vides.
Imaginons que pour se faire élire ce gouvernement ait fait des promesses de Gascon et piégé par son " succès " momentané il essaierait de faire mentir la légende. Il choisirait donc de trouver des ressources. Comme un quidam lambda qui a besoin de liquidités, il en serait réduit à hypothéquer ou à vendre ses biens. Et pourquoi pas, puisque c'est lui qui fait les lois, vendre à une minorité, qui ainsi en tirera un substantiel profit, un patrimoine appartenant à tous les citoyens ?
Imaginons qu'en plus certains décideurs du moment, enclins à joindre "l'utile à l'agréable", trouvent intéressant de faire fructifier les avoirs de leurs pairs, et plus discrètement les leurs si possible, ne serait-ce d'ailleurs qu' en reprenant simplement les projets de leurs prédécesseurs.
Imaginons que le gouvernement, dans cet objectif, opte pour la cession des IEG.
Imaginons que des appétits spéculatifs qui investiraient dans ces entreprises seraient, eux aussi enclins à vouloir rentabiliser rapidement les kW produits.
Imaginons malgré tout que, à cause d'un endettement hasardeux de ces entreprises hors des frontières, ces mêmes décideurs du moment se rendent compte qu'il n'en tireront peut-être pas le capital escompté.
Imaginons alors, compte tenu de leur insistance à ouvrir le capital des IEG à des fonds privés vraisemblablement enclins à la rentabilité immédiate, qu'ils choisissent délibérément cette stratégie pour adapter au "régime ultra libéral" ambiant, dont ils seraient les zélés serviteurs, une des dernières entreprises humainement vivables tout en prétendant le contraire.
En effet le statut des électriciens et gaziers agacerait des classes dominantes qui voudraient aliéner le pays. C'est un modèle d'avancée sociale qui fonctionnerait à la fois dans l'intérêt de la nation et des agents ! Donc il dérangerait et en plus il ne permettrait pas à une minorité de privilégiés " fortunés " de récolter les fruits du travail des électriciens et gaziers. Ce serait un modèle à bannir pour une caste qui se prétendrait dominante mais qui ne serait qu'égocentriste et nombriliste. Ce serait, pour eux, tellement plus lucratif de marginaliser un maximum de citoyens pour que leur minorité nantie puisse exploiter égoïstement la nation au lieu de jouer la concurrence en élevant la conscience et le niveau social de chacun de ses membres.
Pourtant, nous sommes encore persuadés que le rôle premier des gouvernants devrait être de faire en sorte que chaque citoyen puisse s'inscrire décemment dans l'organisation sociale ! Mais alors, auraient-t-ils choisi de servir la nation ou de s'en servir ?
Imaginons encore que nos fameuses entreprises, imitant la grenouille de la fable, soient elles aussi en recherche de liquidités pour éponger leurs débordements hexagonaux. Leurs dirigeants seraient alors prêts à sacrifier l'intérêt social et national des IEG dans leur forme actuelle pour satisfaire leur mégalomanie industrielle. Ils prétendraient eux aussi le contraire en prônant de " refonder le pacte social des entreprises ".
D'ailleurs pourquoi refonder un statut exemplaire qui porte dans ses textes tous les ingrédients qui permettent de dynamiser ces entreprises ? Pourquoi rendre caduques des textes, qui tout en protégeant les agents contre des débordements patronaux, permettent de garantir l'intérêt des entreprises, donc de la nation, contre des incartades potentielles de ces mêmes agents ?
Imaginons que les " puissances " du pouvoir et les directions aient opté pour aliéner les organismes paritaires par un marché de dupes.
Imaginons, dans ces entreprises, certaines organisations syndicales, mais surtout la majoritaire, un peu coincées par les directions à cause de quelques petites et grosses turpitudes dans la gestion et l'organisation du CE qui auraient été détournées pour d'autres intérêts que ceux des agents.
Imaginons que, pour éviter une dénonciation publique de ses avatars, cette organisation majoritaire, qui thésauriserait les organismes paritaires depuis plus de cinquante ans, piégée par la direction, ait " choisi d'accompagner " la dénationalisation des entreprises plutôt que de s'y opposer frontalement.
Imaginons qu'elle doute, avec justes raisons, de la relative fragilité de sa majorité électorale. De fait, elle n'oserait pas lancer un mouvement de contestation de grande ampleur. Elle en serait réduite à faire semblant de s'opposer aux objectifs des directions.
Imaginons qu'elle soit tentée par la " grandeur " d'un organisme paritaire européen de l'énergie qui " collaborerait " sous son étiquette avec le patronat nouveau des entreprises devenues privées.
Imaginons que les décideurs pressentis pour driver ces entreprises " nouvelles " aient eu l'idée de faire d'une pierre deux coups en proposant aussi à l'organisation majoritaire, de gérer le fond de retraite prévu pour libérer de cette charge les " nouvelles entreprises " privées. Cette proposition aurait pour but de lui enlever d'éventuels derniers scrupules en " l'associant " à une prétendue refondation du pacte social.
Imaginons que cette gestion prenne la tournure de celle de la CCAS soit plus d'1/3 des frais de fonctionnement cachés (voir CCASMAG n° 10). Mieux qu'Enron aux USA !
Imaginons encore que la gestion des entreprises prenne, par exemple, la tournure de celle de France-Télécom ou de quelques autres aventures similaires outre Manche et même outre Atlantique.
N'imaginons pas la suite même si les décideurs osaient annoncer un plafond au taux du loyer de l'argent investi. Ce serait trop déplorable pour les usagers captifs et pour les agents. Alors imaginons plutôt, de la part de ces derniers, un grand mouvement de contestation contre les spéculateurs qui guettent avec avidité l'ouverture du capital des entreprises.
Imaginons plutôt que les usagers qui financent leurs entreprises depuis des lustres (la loi Européenne qui interdit à l'état de les subventionner pour ne pas fausser la concurrence) ne laissent pas les " décideurs " les spolier en vendant à quelques intérêts particuliers un bien collectif d'intérêt primordial pour tous.
Et si cette fiction était beaucoup plus proche de la réalité qu'il n'y paraît malgré l'actuelle valse hésitation orchestrée pour endormir le "pigeon" ?
Alors n'imaginons plus ! Agissons dès à présent tous ensembles, clients, usagers et salariés, pour contrer un démantèlement déjà engagé pour satisfaire les intérêts spéculatifs d'une affligeante minorité. Ne nous laissons pas détrousser par ces " bandits " costumés pour faire illusion. Ils ont décidé d'amasser encore plus à notre détriment mais nous avons, tous ensembles, le pouvoir de les " ramener " à une juste raison sociétale et sociale ! Et comme le "débat" est engagé, "enfonçons le clou" !
Exigeons qu' un référendum soit organisé pour décider de l'avenir des IEG !
COMBIEN CA COUTE ?
Les vacances terminées, la CCAS "fait ses bilans" mais il y en a un, relatif entre autres aux "pertes et profits", qui ne sera pas publié...
Aujourd'hui, ce ne sont pas les petites turpitudes habituelles de la gestion ou de l'organisation que nous évoquerons. Nous allons plutôt aborder le problème des " abus " de certains bénéficiaires ou de leurs ayants droits. Certes il s'agit d'une minorité de malveillants qui agissent ainsi mais que de dégâts ! Notre vécu au sein de l'organisme nous autorise à poser cette question du coût car pour ne pas " fâcher " l'électeur potentiel, il n'est pas de bon ton pour les " officiels " de la CCAS d'en faire état publiquement. Surtout cette année où nous sommes à la veille de. voter
Alors, à bon électeur salut !
Cette liste que nous publions en vrac dans les lignes suivantes n'est pas exhaustive mais elle représente déjà bien des déconvenues pour les organisateurs de nos vacances ! Que ce soit vu des directions ou des employés saisonniers en passant par l'encadrement des centres, l'image de leur comportement social que donnent certains vacanciers est plutôt décevante et bien souvent affligeante. Donc combien coûtent
Les assiettes trop remplies au libre service et quasiment intégralement jetées à la poubelle parce qu' " on " a les yeux plus gros que le ventre ou le goût à autre chose
La liste effective serait longue, très longue. Bref, de trop nombreux équipements individuels ou collectifs sont lamentablement galvaudés ou malmenés. Trop de matériels, de produits et autres matières premières sont gaspillés, malmenés ou volés.
Les tags " artistiquement " dessinés par des enfants ou des ados qui expriment ainsi leur " libre arbitre "
Les livres trop souvent malmenés et même définitivement empruntés dans les passionnantes bibliothèques des centres
Les chaises ou les fauteuils de camping (de préférence ceux de la tente voisine qui vient de se libérer) que l' " on " trouve bien pour agrémenter son jardin personnel sans oublier les solides et pratiques tables pliantes
Les pictogrammes et autres panonceaux d'identification des allées, des toiles, des bungalows et autres lieux divers et variés que l'on emmène en souvenir
Les couverts de la salle de restauration qui " dépanneront " à la maison
L'inconduite dans les locaux communs (et privatifs) qu'il faut nettoyer trop souvent après le passage de bénéficiaires indélicats
Les couvertures des gîtes ou des chambres et même des ½ couvertures (pour tromper un éventuel contrôle d'inventaire) que l'on trouve à son goût
Les coussins des fauteuils et autres bancs de coin malmenés et même englués par les charmantes petites mains joueuses de bambins (ou d'adultes) " royalement " éduqués
Les fours à micro-ondes et autres accessoires ou appareils ménager très pratiques que l'on adopte pour en faire bon usage à la maison
Les jeux d'enfants que les grands ados et même certains adultes " testent "
jusqu'à la rupture et qui surtout oublient de signaler leur forfait
Les arrivées vent arrière sur une plage (même de galets) pour monter le bateau le plus loin possible et ainsi éviter à "madame" de se mouiller les pieds
Les balles de, les ballons de, les raquettes de, les filets de, les boules de, les etc etc "envolés", "perdus", cassés, abîmés ou simplement "démodés" sans cesse réassortis, remplacés, renouvelés, réactualisés réapprovisionnés alors qu'un peu de soins et de bon sens auraient permis de préserver ce patrimoine collectif même si on peu le classer en "consommables" !
Certes, c'est une petite minorité d'enfants, d'ados ou d'adultes qui ont ce comportement incivique animé par la bêtise et l'ego. Mais c'est le fond du 1 %, notre salaire social collectif qui est ainsi inutilement grevé, sans parler des désagréments pour les autres utilisateurs !
Pour des raisons bassement électoralistes ces déviants très souvent identifiés ne rendent que rarement compte de leurs actes.
Mais comme il sera peut-être honteux, pour certains, de se reconnaître dans ces lignes, tout espoir d'amélioration n'est pas encore perdu pour la prochaine saison.
A CCASMAG tout comme à la CCAS nous souhaitons que " ça " ne coûte plus autant même si c'est moins conséquent que certaines autres "anomalies" déjà relatées dans nos pages
Par ces temps de suspicion, va falloir jouer serré et montrer l'exemple. Manquerait plus que les bénéficiaires soient accusés d'abus de biens sociaux !
Allez, on rigole. En attentant que l'on vous rembourse la lumière que l'on vous doit, rendez vous
Fin décembre, si l'actualité le permet.
D'ici là, selon le principe une personne une voix, les élections prochaines de représentativité seront l'occasion pour chacun de prendre ses responsabilités, en espérant que l'issue du vote puisse nous offrir encore la régulation et l'alternative salvatrice souhaitée.
Le comité de rédaction
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